Vers une république bananière

Posté le janvier 19, 2021, 8:59
3 mins

Il est de bon ton, au sommet de l’État français, de donner des leçons de démocratie à la terre entière.

Tantôt c’est la Russie qui «viole les droits de l’homme» car elle interdit la propagande LGBT à l’école.

Tantôt ce sont la Hongrie ou la Pologne qui «s’opposent à l’État de droit» pour refuser d’être envahies par des millions d’immigrés musulmans.

Tantôt tel dictateur africain qui a cessé de plaire au quai d’Orsay est dénoncé à la vindicte médiatique pour ne pas avoir «respecté le processus électoral».

Bien entendu, il y a parfois du vrai dans ces critiques.

Mais, dans le cas général, nous ne mêlons de ce qui ne nous regarde pas et nous faisons mine de prendre pour une atteinte à la dignité de la personne humaine des lois ou des actes qui relèvent simplement de la politique intérieure des pays en question.

Le B-A BA de la politique internationale réside précisément dans le respect de la souveraineté nationale et ces déclarations intempestives, non seulement ne servent à rien (si ce n’est à donner une posture avantageuse à celui qui les proclame dans les médias français), mais fragilisent considérablement le crédit, déjà bien entamé, de la France sur la scène internationale.

Et ce fait est aggravé par le deux poids, deux mesures.

Pourquoi attaquer la Hongrie et se prosterner devant la Chine communiste et ses millions de prisonniers politiques? Pourquoi critiquer la Côte d’Ivoire et détourner le regard de la scandaleuse situation des chrétiens en Arabie saoudite?

Mais, surtout, pour donner des leçons, il faut être soi-même irréprochable. Or le gouvernement actuel (comme d’ailleurs ses prédécesseurs) en est très éloigné.

Il se murmure désormais avec de plus en plus d’insistance que les régionales et les départementales, qui doivent avoir lieu en 2021, seront repoussées après les élections nationales de 2022.

Officiellement pour cause de covid. Officieusement par peur de la déroute électorale pour LREM.

«Mieux» encore, toujours en raison de la crise sanitaire (qui a décidément bon dos!), nous pourrions (ou devrions?) voter par correspondance aux prochaines élections.

Point n’est besoin d’être un complotiste échevelé pour deviner l’entourloupe: le vote par correspondance est bien plus manipulable que le vote remis physiquement dans l’urne.

Il y avait déjà beaucoup à critiquer dans le système politique actuel. Mais, si ces projets vont à leur terme, la France sera devenue une république bananière.

On ose du moins espérer que les leçons se feront alors moins arrogantes!

4 réponses à l'article : Vers une république bananière

  1. lavandin

    21/01/2021

    quand on constate qu’un groupe de magistrat se permet une procédure accélérée pour éliminer un candidat bien placé pour une élection présidentielle tout est imaginable. Certes celui ci a eu des pratiques discutables, mais communément connues dans le monde politique.
    Certains sont poursuivis , d’autres pas

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    • vozuti

      22/01/2021

      d’autant plus qu’il n’y avait pas de règles précises encadrant le travail des assistants parlementaires.
      ces « juges » ont condamné fillon sous prétexte qu’il n’a pas respecté des règles qui n’existaient pas.
      et les autres parlementaires qui ont tous profité de ce vide juridique n’ont bien sur pas été inquiétés par ces « juges » véreux.

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  2. HansImSchnoggeLoch

    19/01/2021

    La banane c’est vraiment la pêche.

    Pour le moment tout est recouvert d’une couche de neige.
    Mais cela va s’améliorer avec les prédictions des réchauffistes.
    Bientôt on pourra planter des bananiers, je frémis déjà d’impatience de pouvoir en cueillir les fruits.

    Espérons que le chérubin squattant l’élysée continuera à âtre le président de cette république bananière..

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    • ELEVENTH

      21/01/2021

      Une république bananière… oui mais avec des bananes « plantain » (les grosses pour la cuisine, c’est mieux pour nous planter)

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