Y aura-t-il une guerre civile en France?

Posté le novembre 19, 2019, 9:47
6 mins

Des articles sont parus ici ou là, parlant d’une possible guerre civile en France.

Ivan Rioufol, pour qui j’ai une très vive estime, a évoqué la question et y a même consacré un livre.

Éric Zemmour parle de colonisation et demande parfois si les Français vont résister à ce qui les attend.

Je dois dire que non: je ne pense pas qu’il y aura une guerre civile en France.

J’ai déjà, dans un passé assez récent, expliqué pourquoi, et je pense utile de souligner à nouveau quelques points.

Éric Zemmour a raison de le dire: une colonisation s’opère et s’accélère.

Des incidents tels celui provoqué par une femme portant un long voile noir et accompagnant une sortie scolaire à Dijon auraient été impensables il y a quinze ans.

Une multitude d’autres incidents auraient été eux-mêmes impensables.

Il y a quinze ans, il n’y avait pas encore eu d’attaques terroristes islamiques majeures en France.

Des zones de non-droit avaient pris forme.

De jeunes musulmans brûlaient des voitures pour célébrer à leur manière le 14 juillet ou le 31 décembre, mais le phénomène n’avait pas encore pris l’ampleur qu’il a prise aujourd’hui.

Il y avait des viols et des agressions sexuelles, mais on n’en comptait pas encore le nombre qu’on en compte aujourd’hui : quatre cent par jour en moyenne, et j’ai dû vérifier le chiffre pour être sûr de ne pas me tromper.

Il y a quinze ans, des livres disant la vérité sur l’islam n’étaient pas encore relégués à l’arrière-salle des librairies, comme s’il s’agissait d’ouvrages pornographiques.

Des propos comme ceux qu’Éric Zemmour tient sur l’islam et qui lui valent des condamnations en justice, des vociférations indignées, des appels au boycott, voire des incitations au meurtre contre sa personne auraient pu encore être tenus sans susciter de réactions aussi intenses et aussi haineuses.

Il y a quinze ans, l’attitude de Julien Odoul face à la femme voilée à Dijon n’aurait, je pense, pas suscité une indignation quasiment unanime des journalistes des grands médias et de la classe politique française.

Et n’auraient pas suivi des manifestations de musulmans se présentant comme des victimes d’ostracisme ou de persécution, surtout si peu de temps après l’assassinat de policiers par un musulman au sein de la préfecture de police.

Des panneaux disant «Si ma tenue ne vous plaît pas, quittez mon pays» n’auraient pas pu être brandis sans susciter des réactions très nettes.

Des propos tels ceux tenus récemment par Yassine Bellatar, ex-conseiller d’Emmanuel Macron, et disant que les musulmans ne sont pas dans un «projet d’assimilation», auraient, eux, été reçus très négativement.

Des manifestants non musulmans n’auraient pas clamé en chœur «Allahou Akbar» à quelques centaines de mètres du Bataclan.

Ce qui se passe présentement en France est une incitation à la résignation et une tentative d’injecter l’anesthésie dans la population qui – et je le dis avec tristesse – fonctionne.

Des gens sont en colère sans doute, mais ils ne l’expriment pas.

Aucun dirigeant politique n’exprime quoi que ce soit, par peur de se trouver exclu et poussé loin des microphones et des caméras.

Éric Zemmour a le courage de parler et en subit les conséquences, mais il est quasiment le seul à pouvoir encore dire ce qu’il dit sans avoir la tête plongée sous l’eau jusqu’à ce que mort médiatique s’ensuive.

La résignation était latente avant les émeutes de 2005. Depuis, elle est devenue de plus en plus flagrante. Elle était très flagrante après les attentats de 2015. La manifestation après la tuerie à «Charlie Hebdo» était imprégnée de soumission au politiquement correct et pas d’un esprit de sursaut.

Après la tuerie commise au Bataclan, puis celle commise à Nice, il restait seulement des bougies, des fleurs et des larmes. Pour l’heure, la colonisation avance, et la résignation l’accompagne. Aucune résistance ne se dessine. Aucun sursaut ne prend forme.

Un seul côté mène une guerre et avance. Il n’y a personne en face. Il n’y a même quasiment personne pour oser encore dire non, et affirmer que cela suffit. L’anesthésie fonctionne. Les grands médias y veillent. Les dirigeants politiques du pays aussi. J’aimerais ne pas penser qu’il est trop tard. J’aimerais vraiment. Je n‘y arrive pas.

3 réponses à l'article : Y aura-t-il une guerre civile en France?

  1. BAINVILLE

    21/11/2019

    Pour M.Millière:
    « ….L’anesthésie fonctionne. Les grands médias y veillent…. »
    Certes.
    Mais vous même, n’avez vous pas repris des contre-vérités, bien souvent, or, pour être fiable, il faut dire la vérité toujours, et pour tout sujet, ce qui n’est pas votre habitude.
    Vous avez, entre autres affabulations, brandi l’année dernière le « scoop » du bombardement chimique de la Ghouta, à l’est de Damas, par l’armée régulière syrienne, sous l’autorité du Président Bachar El Assad.
    Alors que pour le gouvernement légal, cette attaque aurait été d’abord, inutile, et puis désastreuse sur le plan international et pouvant servir de prétexte à de nouveaux bombardements sur Damas.

    Or personne de responsable, aujourd’hui, n’oserait proférer une pareille désinformation, très grave pour l’avenir du peuple syrien agressé par des centaines de milliers de terroristes internationaux financés par…

    Parmi bien des sources solides, en voilà une:

    « … En mai 2019, un inspecteur de l’OIAC s’est présenté et a déclaré que la direction de l’OIAC avait supprimé une évaluation technique interne qui contredisait l’allégation selon laquelle la bouteille de gaz était tombée du ciel. La direction de l’OIAC a fait appel à des experts externes d’origine inconnue qui sont parvenus à une conclusion erronée. Les cylindres doivent avoir été positionnés à la main. L’incident a été mis en scène.
    Un deuxième lanceur d’alerte de l’OIAC a fait valoir que la direction de l’OIAC avait manipulé les conclusions de ses propres inspecteurs après avoir subi des pressions de la part de responsables étatsuniens.
    Jonathan Steele, ancien correspondant en chef du Guardian à l’étranger, a écrit :
    L’inspecteur a rendu publiques ses allégations lors d’une récente réunion d’information d’une journée à Bruxelles à l’intention de personnes de plusieurs pays travaillant dans les domaines du désarmement, du droit international, des opérations militaires, de la médecine et du renseignement. Parmi eux figuraient Richard Falk, ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur la Palestine et le major-général John Holmes, ancien commandant distingué des forces spéciales britanniques. La session a été organisée par la Fondation Courage, un fonds basé à New York qui soutient les lanceurs d’alerte. J’y ai assisté en tant que journaliste indépendant.
    Le lanceur d’alerte nous a donné son nom, mais il préfère être appelé sous le pseudonyme d’Alex par souci de sécurité, a-t-il dit.
    Il est le deuxième membre de la mission d’enquête de Douma à avoir allégué que des preuves scientifiques ont été supprimées.
    L’inspecteur de l’OIAC avait rédigé le rapport intérimaire original et, sur la base de ses propres constatations et de celles de ses collègues, avait conclu que l’incident était « un événement non chimique ». Mais la direction de l’OIAC a réécrit le rapport et n’a pas tenu compte de cette conclusion.

    « L’inspecteur de l’OIAC qui a rédigé le rapport original était furieux lorsqu’il s’est rendu compte qu’il avait été remplacé par une version trafiquée. Il a écrit un courriel de plainte au directeur général de l’OIAC. Le DG était Ahmet Uzumcu, un diplomate turc, mais son chef de cabinet, Bob Fairweather, un diplomate de carrière britannique, était considéré comme l’homme le plus puissant de l’OIAC sur les questions quotidiennes.
    L’intervention a échoué et la direction de l’OIAC a publié le rapport manipulé sans les valeurs de concentration.
    Les inspecteurs ont vite compris qui était à l’origine de cette manipulation :

    Le 4 juillet, il y a eu une autre intervention. Fairweather, le chef de cabinet, a invité plusieurs membres de l’équipe de rédaction à son bureau. Là-bas, ils ont trouvé trois fonctionnaires étatsuniens qui ont été introduits sans indiquer clairement quelles agences étatsuniennes ils représentaient. Les Etatsuniens leur ont dit avec insistance que le régime syrien avait mené une attaque au gaz et que les deux bouteilles trouvées sur le toit et à l’étage supérieur du bâtiment contenaient 170 kilogrammes de chlore. Les inspecteurs ont quitté le bureau de Fairweather, estimant que l’invitation faite aux Etatsuniens de s’en occuper constituait une pression inacceptable et une violation des principes déclarés d’indépendance et d’impartialité de l’OIAC.
    Sous la pression des États-Unis, la direction de l’OIAC a ignoré les conclusions de ses propres inspecteurs et publié au moins deux rapports manipulés qui accusaient à tort le gouvernement syrien d’une attaque chimique.
    La direction de l’OIAC n’a pas répondu aux questions que Jonathan Steele lui a posées.
    Article originel : OPCW Whistleblowers: Management Manipulated Reports – Douma ‘Chemical Weapon Attack’ Was Staged

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    • OMER DOUILLE

      25/11/2019

      Monsieur BAINVILLE. Ne seriez vous pas un adepte d’ Asselineau qui clame partout que les problèmes causés par les whesh-là dans notre pays sont du aux guerres, révoltes , terrorisme et j’en passe dans les pays arabes, voir à notre manque d’enthousiasme à leur sauter au cou de joie quand ils nous pourrissent la vie ?
      Autrement dit, une fois de plus, nous serions responsables des emmerdements que ces gens nous imposent.
      Inutile de tirer à la ligne dans un commentaire pour, en voulant attaquer Millière, pondre un texte qui évite bien de traiter du sujet de l’article à savoir le risque de guerre civile EN FRANCE.
      Ceci dit, tranquillisez vous, ainsi que vos protégés fouteurs de merde : nous ne sommes pas en Israel ici et personne n’aura les testicules suffisantes pour se battre contre eux quand les muzzs fous décideront de nous évacuer à grande vitesse.
      Mais peut être, vous, aurez la possibilité de partir vers des cieux moins dangereux lorsque cela se produira. Nous avons déjà vu cela dans le passé. Feriez vous partie, en tant que journaliste, de ces « grands média » soporifiques ? Il vous restera aussi la solutions de réciter la « chahada » – toujours avec deux témoins muzz – pour entrer sans espoir de retour dans la Oumma. Au paradis du « plus grand », soixante douze vierges vous attendent.

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  2. Gérard Pierre

    19/11/2019

    Cher monsieur Millière, je vous lis régulièrement et je partage assez souvent vos positions, notamment lorsqu’elles concernent l’islam ou Israël.

    Ce que vous constatez depuis une quinzaine d’années est indéniable : … « On » cherche à habituer les Français à s’habituer ! ……

    Pour autant, j’ai la conviction que dans chaque génération réside une minorité assoiffée de Dignité, une minorité Intelligente et Déterminée à « faire quelque chose » lorsque l’opportunité se présentera, une minorité animée de Convictions fortes, … (mais plus nobles que celles des mahométans), … qui se prépare dans le creuset d’un silence ardent, …… et qui, le moment venu, prendra tous les risques qu’ont pris leurs prédécesseurs entre 1940 et 1945, … prédécesseurs certes peu nombreux, … mais souvent efficaces !

    Une lecture attentive de notre Histoire de France m’en a toujours convaincu ! …… DIRE NON est inscrit dans les gènes du « Gaulois » français !

    Aussi, je ne suis pas enclin à adopter votre conclusion. Il n’est JAMAIS TROP TARD, même dans les pires situations. Souvenez vous de ce que disait Charles Maurice de Talleyrand-Périgord : « Il n’y a pas de situations désespérées, il n’y a que des gens qui désespèrent des situations. »

    Il y aura une guerre civile. Elle est inéluctable.

    J’ignore quand elle aura lieu, mais il est certain qu’elle aura lieu. Les encouragements que prodigue tacitement le « camp du bien » à l’engeance qui se prépare à la déclencher ne peuvent pas la décourager de l’entreprendre. ILS déclencheront cette guerre, et, comme tous ceux qui décident de déclencher un conflit armé, ils bénéficieront momentanément de TROIS PRIVILÈGES :

    * Le choix du moment, …… comme un certain jour de Toussaint 1954 en Algérie,
    * Le choix des endroits,
    * … et surtout, … LE CHOIX DES MOYENS !…… AUXQUELS IL CONVIENDRA QUE NOUS ADAPTIONS EN LES SURPASSANT SUR LEUR PROPRE TERRAIN !

    À ce moment là, au Diable les tourments existentiels des philosophes de la vacuité capillotractée, les pudeurs de rosières des moralistes de salon, le fondement bien calé dans leur confortable fauteuil, au diable les hésitations, les haut-le-cœur, les arguties des zumanistes à sens unique !

    …… et, comme d’habitude, advienne alors que pourra ! …… l’essentiel, ce sera la Victoire ! …… après quoi « on » pourra recommencer à vaticiner, puisque c’est dans notre ADN !

    En attendant, nous devons nous préparer à résister, et pour ce faire, il convient d’abord de DÉCONSTRUIRE le vocabulaire de combat de l’ennemi afin de ne pas tomber dans le piège du partage de la signification !

    ISLAMOPHOBIE est, à cet égard, l’un des mots les plus IMBÉCILES de la langue française, …… et pourtant l’un des plus partagés !

    Qu’est-ce qu’une phobie ? …… c’est une peur IRRAISONNÉE de quelque chose, comme l’agoraphobie est une peur irraisonnée de la foule, … comme la claustrophobie est une peur irraisonnée de l’enfermement, … comme la cynophobie est une peur irraisonnée des chiens, … etc.

    Bref, c’est une MALADIE, …et qui dit maladie dit naturellement thérapie correspondante !

    Vous voyez où je veux en venir ?

    Or, la peur de l’islam est tout le contraire d’une peur irraisonnée !

    C’est une PEUR RÉALISTE, …… raisonnée à partir de la connaissance littérale des six milles et quelques versets ventilés à l’intérieur des 114 sourates du coran, … dont certains constituent des appels sans ambiguïté à la haine et au meurtre !

    C’est une peur réaliste, …… raisonnée à partir de la connaissance de quelques milliers de hadiths de la sunna !…… (pas la peine de les lire tous : ils deviennent soporifiques à force d’être redondants.)

    C’est une peur réaliste, …… raisonnée à partir du constat des millions de morts que l’islam a commis au cours des quatorze siècles de son existence, au cri de « Allahou akbar ! » qui, comme chacun commence à la savoir, ne signifie pas « baissez le prix de la margarine ! »

    Et d’ailleurs dites moi ! …… qui, dans les décennies écoulées, a entendu parler de communistophobie ? … de naziophobie ? … de socialistophobie ? …… de libéralophobie ?

    Personne ! ……

    On était simplement anticommunistes, antinazis, anti socialistes, antilibéraux !

    Alors pourquoi cet oxymore ?

    Parce que, comme je l’ai écrit plus haut, une maladie « mentale » entraîne une thérapie ad hoc ! … et le mot s’inscrit déjà dans l’avenir prévisible du prochain totalitarisme islamique que l’engeance actuelle tente d’installer patiemment, avec l’aide de ses « vertueux collabos » ! …… Ils nous préparent en filigranes les prochains établissements « psychiatriques » destinés aux soins des « malades » !

    Comme vous le voyez, il y a du travail en perspective !

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