Depuis 40 ans, les ravage du socialisme

Posté le mai 07, 2008, 12:00
8 mins

Le 1er mai 1968, la CGT et le Parti communiste ont défilé de la Bastille à la Concorde. Ce qui n’était pas arrivé depuis 1954. Car, depuis cette date, la France était bien gérée, la progression des revenus y était supérieure à 5 % l’an et il n’y avait que 300 000 chômeurs.
Dès le 3 mai, les étudiants commencent à leur tour à s’agiter. De véritables émeutes ont suivi avec barricades, incendie de voiture, occupation violente de Nanterre ou de la Sorbonne, aux cris de CRS-SS ou en chantant l’Internationale le poing en l’air. Le 13 mai, la CGT communiste, se sentant débordée, appelle à une grève générale et illimitée. Elle est largement suivie, avec un peu partout en France occupation violente des usines. Le pouvoir élu démocratiquement semble vaciller. François Mitterrand annonce qu’il est prêt à s’asseoir dans le fauteuil présidentiel.

Le 27 mai, les « accords » de Grenelle sont signés, augmentant de plus de 10 % les salaires, de 35 % le SMIC et réduisant le temps de travail à 40 heures. La « base » refuse d’accepter ces accords. Cette augmentation massive des salaires n’a pas apporté la moindre accélération de la progression du pouvoir d’achat. Mais elle a augmenté l’inflation. La France a évité de devenir une démocratie populaire. Mais la progression du pouvoir d’achat est passée de plus de 5 % l’an à moins de 2 %. Le chômage s’est installé. Il est toujours là. Et nous sommes tous beaucoup plus pauvres…

Le 1er mai 2008, on nous annonce deux ou trois manifestations de rue par semaine. Un gouvernement élu démocratiquement veut augmenter l’âge de départ à la retraite. Ce qui semble logique, puisque les médecins français nous font vivre de plus en plus longtemps et en meilleure santé. Mais de nombreux syndicats refusent cette mesure de bon sens, car le départ à la retraite à 60 ans, voire 55, était pour eux un « droit acquis » obtenu après des années de « luttes ». On oppose donc au vote démocratique la manifestation de rue.

Élever le niveau de vie

Un gouvernement élu démocratiquement veut réformer l’Éducation nationale. En effet, depuis 40 ans, plus le nombre des enseignants augmente, plus le nombre des illettrés augmente. Il y a donc un très sérieux problème. Le gouvernement essaye de retrouver une meilleure qualité de l’enseignement. En rétablissant par exemple la concurrence entre les écoles ou les facultés. Ou en abandonnant les augmentations des salaires à l’ancienneté pour leur préférer les augmentations au mérite. Les syndicats refusent ces réformes, car on supprime des « droits acquis ».

Mais s’ils envoient manifester dans la rue les enseignants, ceux-ci perdent une journée de travail. La manifestation risque d’être très chétive. Les syndicalistes ont trouvé la parade. Ils motivent d’abord bien les élèves, en leur faisant croire que ces réformes sont néfastes pour leur avenir. Puis ils les encadrent dans les manifestations qu’ils organisent. Comme bien des lycéens préfèrent une manif à une journée de cours, les responsables syndicaux arrivent à avoir des défilés importants en ne faisant plus perdre de salaires aux enseignants.
On oppose au vote démocratique ces pauvres lycéens très inquiets pour leur avenir.

De nombreux employés de l’État étaient arrivés à avoir de merveilleuses retraites. Très précoces, très élevées et en cotisant très peu. Le gouvernement, au nom de l’égalité, veut supprimer ces privilèges d’un autre siècle. Les privilégiés sont furieux, à juste titre, et défilent dans la rue. Ils trouvent bien évidemment d’autres raisons pour s’opposer au vote démocratique des Français.

Or, si tous ces défileurs antidémocratiques obtiennent gain de cause, les entreprises ou l’État devront payer des retraites ou des salaires plus importants. Ils augmenteront donc l’inflation.
Ils aggraveront d’abord la non-compétitivité des entreprises françaises, exposées depuis 1969 à la concurrence étrangère.
Ils obligeront ensuite la Banque centrale à lutter contre cette inflation. En réduisant les crédits qu’elle accorde aux entreprises et aux particuliers. Ils seront donc responsables d’une réduction importante de notre pouvoir d’achat. Ils aggraveront le mal.
C’est en investissant, non en défilant, qu’on augmente le pouvoir d’achat et qu’on devient riche !

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9 réponses à l'article : Depuis 40 ans, les ravage du socialisme

  1. IOSA

    01/06/2008

    La gauche …la droite….C’est pas les mêmes ?

    Tout pour leurs gueules et rien pour les français……

    Il n’y à qu’à regarder Sarko et ce qu’il fait en ce moment pour la France des riches.

    Je crois bien que je serais mort de vieillesse avant qu’un dirigeant digne de ce nom vienne au monde.

    En attendant et à défaut d’avoir de quoi vraiment vivre, il ne reste que la foi……comme le prône si justement Sarko aux andouilles qui pensent encore qu’il à raison.

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  2. UN chouka

    09/05/2008

    Ne prenez surtout pas mon comm pour une insulte, mais je doutes fort que les gens dont vous parlez a propos des grèves et du reniment de la "morale "d’alors soit  a atribuer  aux syndicats ,qui de mon point de vue ne sont pas le moins du monde révolutionaires .

    Qu’ils aient ete manipulés puis subitement dépassés sans savoir ce qui leur arrivaient , serait surement plus juste?

    Peut ‘on se fier aux allures bravaches ?

    Que ces gens visibles qui sont les" représentants du peuple "soient encore une fois mis en avant pour légitimer un élan génial qui ne leur est surement pas venu spontanément, serait plus malin,car ces nouveautés ont aportées un grand bol d’air que je salut au passage,mais il faut peut etre reconaitre que ces libèrtés ont ouvèrtes bien des marchés qui sans cela ne seraient pas sortis de dessous la chape réactionaire de l’époque ?

    Que cèrtains malins se disent qu’un retour" aux vieielles méthodes" ,dans un contéxte de régression  d’anvèrgure ,ferait du bien a leurs affaires en péril? Ainsi brimer  la populasse pour  lui rafler le peut qui lui rèste ?

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  3. Anonyme

    09/05/2008

    Ah parce que vous croyez que lorsque les peuples gouvernés par des dictateurs de gôche comme Chavez, Moralès ou Castro ont compris la leçon en vivant comme des rats dans la misère ? 

    Désolé, mais il semble que non.  Les rares dictatures de droite dans l’histoire de la planète n’ont duré que très peu de temps avant révolte et renversement par le peuple.  Seules les dictatures de gôches, socialistes, national socialistes (nazi) ou communistes ont la vie longue.  Celà démontre qu’elles sont sûrement plus cruelles que celles de droite, du moins plus expertes en propagande.  En tous cas, il n’y en a plus de droite mais de gôche, il en reste de belles.

    HansImSchnoggeLoch : "Le socialisme est le dépotoir mental où les frustrés, envieux et minimalistes de toutes sortes vont chercher refuge dans l’intention de confisquer les fruits du travail des honnêtes gens."

    C’est ben vrai, ça.  Mais ces gôchistes vous répondront avec condescendance qu’ils luttent pour l’égalité alors que l’égalité n’a jamais existé dans la nature ni dans la biologie.  Nous, nous n’avons jamais rien compris à rien.  Eux, ce sont les champions de la mauvaise foi et de la crapulerie qui, en faisant l’éloge du socialisme ou du communisme, font acte de négationnisme permanent.  Pour eux, les gens qui crèvent de faim sont des sous-hommes.

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  4. al007

    09/05/2008

    Cela ne sert a rien, vos commentaires font sourire, car peu de gens ont  en france et ailleurs (europe occidentale) dénoncés avec vigueur les politiques des pays communistes, de l’ex europe de l’est, ou les pires crimes furent commis.

    Quels président de la république Francaise ou hommes de droite sont montés au créneau pour boucler le caquet a Bessancenot, la représentante du PC francais, dont le partis était aux ordres de Moscou avec ce bon Monsieur Marchais cette gauche qui veut donner des lecons mais quelle rigolade.

    Répondre
  5. al007

    09/05/2008

    Cela ne sert a rien, vos commentaires font sourire, car peu de gens ont  en france et ailleurs (europe occidentale) dénoncés avec vigueur les politiques des pays communistes, de l’ex europe de l’est, ou les pires crimes furent commis.

    Quels président de la république Francaise ou hommes de droite sont montés au créneau pour boucler le caquet a Bessancenot, la représentante du PC francais, dont le partis était aux ordres de Moscou avec ce bon Monsieur Marchais cette gauche qui veut donner des lecons mais quelle rigolade.

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  6. HansImSchnoggeLoch

    08/05/2008

    Le socialisme est le dépotoir mental où les frustrés, envieux et minimalistes de toutes sortes vont chercher refuge dans l’intention de confisquer les fruits du travail des honnêtes gens.

    Voilà une doctrine qui a été testée depuis un siècle sur toute la surface du globe et qui n’a engendré que pleurs et malheurs. Que de soi-disants intellectuels de gôôche osent encore après tout cela en faire leur credo montre ce que cette croyance diabolique peut avoir de néfaste sur les esprits.

    Mrs. Chavez et Morales, exemples types de néo-socialistes (neosocs), veulent transformer leur pays respectif en modèle socialiste, je leur donne au maximum 10 ans pour atteindre le niveau du Zimbabwe. Laissez les faire, surtout ne pas intervenir. Les personnes qui ont voté pour ces 2 zigotos doivent apprendre par la pratique. Leurs votes ultérieurs y gagneront peut-être en intelligence.

    Le socialisme: une bêtise énorme, tout juste bonne à jeter dans la poubelle de l’histoire!!

     

     

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  7. Bathélémy

    08/05/2008

    La mentalité de la gauche contemporaine me semble marquée par une inclinaison pour laquelle je propose le terme d’auto-amnistie. La gauche contemporaine est la partie de la socièté ayant la privilège de se pardonner ses propres erreurs…

    Orwel avait raison de dire: la gauche est antit-fasciste, elle n’est pas antitotaliraire…

    Il ne faut pas oublier que le radicalisme de gauche est une mythologie du perdant. Plus on perd, plus on a raison…

    Ma conviction intime me dit: à force de perdre, je suis moralement supérieur à celui qui gagne…

    Cela nous renvoie bien sûr , à l’analyse nietzschéenne du ressentiment, non seulement en terme psychologique, mais aussi en terme politique.

    – Alain Finkielkraut dans – Les battement du monde – Pauvert.

    Envoyé par Barthélémy

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  8. Barthélémy

    08/05/2008

    Oui. On est de gauche, en somme, comme on est blond ou brun, on est né comme ça, c’est héréditaire. On vote comme papa, comme maman, comme les frères et les soeurs. On vote là où on a souillé ses couches, comme les poules chient où elles ont pondu leurs oeufs. Ça ne sort pas du cercle vertueux. On se marie entre soi, on pratique l’endogamie, voire l’inceste d’isoloir, on n’a même pas l’idée d’aller voir ailleurs comment ça se passe. On vote à gauche, c’est évident, c’est de famille. Pourquoi pas de race, tant qu’on y est ? On est de gauche parce qu’on est de gauche. L’Histoire elle-même s’est évaporée de cette disposition heureuse, innocente, naturelle et raciste. Le « vote Jospin », le « vote de gauche » ne sont plus les résultats d’un combat nécessairement salissant avec soi-même et avec les conditions concrètes d’existence, c’est quelque chose d’immaculé, de préexistant et qui va de soi. De toute éternité.

    Philippe Muray – Festivus Festivus P.118 ( extrait ) – Fayard.

    Envoyé par Barthélémy

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  9. Anonyme

    07/05/2008

    "(…)Ce qui semble logique, puisque les médecins français nous font vivre de plus en plus longtemps et en meilleure santé." 

    Il faudrait arrêter ce mensonge.  Le système de santé Français est en déroute et le Pr Jacques Marseille l’a remarquablement expliqué dans un article récemment sur LE POINT.  Gaspillage, maladies iatrogènes et nosocomiales qui augmentent, tricheries, malversations, négligences, etc. Les médecins Français font vivre de plus en plus longtemps des gens à l’état de légumes (tu parles d’un intérêt) et contribuent à la dégradation de la santé (maladies iatrogènes et nosocomiales, bavures, fautes, négligences, etc.).  donc ce n’est pas un bon argument.  Il faut arrêter cette propagande mensongère.  Seule l’hygiène publique et l’abondance de nourriture sont des facteurs de progrès sanitaire.

    Celà dit, vous avez raison pour la situation que créent les syndicats gauchistes.  Le problème dans ce pays est la lâcheté de la majorité des Français.  Ils laissent la politique se faire par la rue occupée par des défilés d’une minorité de Français tandis que la majorité qui accepte les réformes a peur de faire des contre-manifestations, c’est à dire de taper du poing sur la table.  Résultat, c’est la minorité qui gagne et creuse la tombe des autres en empoisonnant ce pays.

    Pendant ce temps, il y a encore des gauchistes pour brailler que le socialisme est ce qu’il y a de mieux alors que dans tous les pays socialistes, des masses gigantesques de gens, des peuples entiers, crèvent de faim et de misère comme des chiens sous la botte de dictateurs richissimes.  Affirmer le contraire relève du négationnisme qui est un délit.

     

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