La sinistre affaire Al Durah

Posté le 13 octobre , 2015, 10:57
6 mins

Esther Schapira et Georg Hafner

Qui, en France, en dehors de la communauté juive, sait encore ce qu’est l’affaire al Durah (du nom de Mo­hammed al Durah, Pales­tinien de 12 ans tués par balles dans les bras de son père) ? Quasi­ment personne. Et c’est regrettable.

On tient là, en effet, l’une des plus grandes impostures médiatiques de ces dernières décennies, l’un des éléments qui ont contribué à accroître la haine islamique dans le monde, un dossier qui montre à quel point l’information en France relève, très souvent, de la propagande la plus vile, et une preuve de l’omerta fonctionnant dans notre pays.

On tient là aussi un ensemble de faits qui mettent en pleine lumière comment la désinformation permet de diaboliser un pays entier.

Et comment cette désinformation a servi, par la même occasion, la cause du djihad, tueur de Juifs jusque sur le sol français, tueur aussi de soldats, à Montauban (où un homme, qui savait ce qu’était l’affaire al Durah, a assassiné des militaires français), tueur de dessinateurs et de policiers, en janvier dernier (car les frères Kouachi et Amedy Coulibaly savaient, eux aussi, sans aucun doute ce qu’était l’affaire al Durah) : tous les djihadistes un tant soit peu abreuvés d’images abjectes censées leur donner la poussée d’adrénaline requise pour faire couler le sang savent.

Au cœur de l’affaire, un « journaliste » qui vient de prendre sa retraite, correspondant d’une grande chaîne de télévision française au Proche-Orient, le caméraman attitré de ce « journaliste », un homme qui a ses entrées dans les mi­lieux les plus frelatés de la région.

Le caméraman tourne des images, une scène de ce qu’on appelle au Proche-Orient, Pally­wood, le Hollywood du pauvre mis en place par l’Autorité Palestinienne.

L’image transmise au journaliste montre la « mort en direct » d’un petit garçon, « criblé de balles ».

Le « journaliste » fait diffuser aussitôt les images par la chaîne pour laquelle il travaille. Elles n’ont cessé, depuis, de faire le tour de la terre.
Quelques enquêteurs discernent que les images dégagent un émétique fumet, et procèdent à des investigations, probantes.

Le « journaliste » pourrait reculer. Non, il s’obstine. La chaîne de télévision pour laquelle il travaille fait bloc derrière lui.

Un journaliste israélien à l’origine des investigations, Stéphane Juf­fa, écrit, allume un projecteur qui apporte la lumière. Celle-ci s’arrête aux portes de la France.

Une journaliste allemande, Esther Shapira, réalise un film qui sera diffusé partout, mais pas en France.

Un Français courageux, Philippe Karsenty, dit que la lumière est nécessaire, et apporte des preuves supplémentaires. Il est écouté et entendu partout, mais pas en France.

Il y est, même, attaqué en justice. Par le « journaliste », et par la chaîne de télévision pour laquelle il travaille.
La justice française, qui, comme nul ne l’ignore, est très indépendante et au-dessus de tout soupçon, se bande les yeux, et donne raison au « journaliste » et à la chaîne de télévision.
Soulevant un peu le bandeau qui couvre ses yeux, elle finit par donner raison au Français courageux.
Aussitôt, tout ce que la France compte de « journalistes » adeptes du conformisme le plus conformiste, de pigistes, de lampistes, d’« intellectuels » en papier mâché, de demi-soldes de la politique, signe une pétition en soutien au « journaliste », soulignant son sens de « l’honneur », son « intégrité », et son aptitude remarquable à voir un corps criblé de balles sans qu’une goutte de sang ne sorte du corps.

Un livre (rédigé par Esther Shapira et Georg Haffner) vient de sortir qui donne tous les détails.

Il est aussi passionnant qu’un roman policier, bien que ce ne soit pas un roman policier, mais le récit d’une affaire criminelle bien réelle. Et, bien que le jour où un corps a été criblé de balles, pas une goutte de sang n’a été versée, cette affaire n’en finit pas faire couler le sang.

Le « journaliste » a pris sa retraite. Il aura du temps pour lire le livre, auquel je souhaite le succès qu’il mérite !

Acheter le livre ici

12 Commentaires sur : La sinistre affaire Al Durah

  1. GIANNI

    18 octobre 2015

    Quand les choses semblent insensées, suivez la piste de l’argent : voici un documentaire sorti en 2012 à voir et à revoir et à partager largement.
    Il a été traduit en 34 langues.
    Il analyse les problèmes et propose des solutions.

    (Français) THRIVE : Mais Que Faut-il Donc Pour Prospérer?
    http://youtu.be/QIU0BUyZ0-A

    Répondre
  2. Laudance

    15 octobre 2015

    Contrairement à la plupart des Français tenus à bonne distance de la vérité, je suis parfaitement au courant de cette affaire que j’ai suivie dès le début. Il est vrai que je ne suis pas Français et que j’ai d’autres sources d’information que la presse aux ordres de l’état UMPS devenue LRPS. J’ai encore les noms des principaux protagonistes de cette manipulation scandaleuse qui a provoqué la deuxième Intifada : celui du “journaliste” à présent retraité et celui de sa complice qui l’a couvert au sein de la chaîne incriminée. Et au-delà de ce cas particulier ayant entraîné la controverse de Netzarim dont on n’a guère entretenu les Français, je tiens aussi à rappeler le rôle joué, depuis des années au Moyen-Orient, par l’AFP. L’Agence France Presse ? Non, l’Agence Franco-Palestinienne qui alimente les journaux et autres médias de la République des Droits de l’Homme, sauf des Israéliens et surtout des Juifs. Ceci dit, je pourrais aussi vous parler du génocide rwandais lors duquel j’ai suivi la politique française de près. Mais à quoi cela servirait-il encore à ces 800.000 morts dont les cendres ont été glissées sans remord sous les tapis des salons parisiens ?

    Répondre
  3. druant philippe

    15 octobre 2015

    2 palos de moins , c’ est tout bénéfice pour la populations israelienne !

    Répondre
  4. druant philippe

    15 octobre 2015

    “Une des tâches du futur pouvoir sera de nettoyer ces écuries d’Augias quelque en soit le prix !”

    Ce futur pouvoir ne pourra bien sûr pas faire partie du conglomérat gauchodroitemolle UMPSEELVMODEMUDI mais appartenir à une droite bien plus dure que le FN homophile et xénophile républicain (POUAH) .

    Un pouvoir qui supprimera le regroupement familial – entamera la remigration des Français de papier sur base d’ accords bilatéraux signés avec les pays d’ origine de ces gens –qui limitera le montant des AF et avantages fiscaux / sociaux à 3 enfants – verrouillera les frontières – fera stériliser en masse les femmes de métèques envahisseurs en vue d’ éviter la submersion démographique vu la natalité galopante des afromuzz – serrera la vis aux crapules et rétablira la peine de mort ., ….
    Jaures, aux armes , encore un fasciste !!!!

    Répondre
  5. Christian P Dreyfus

    14 octobre 2015

    Merci M. Millière pour cette excellente analyse.
    J’ai eu la chance de lire ce livre et j’y ai appris beaucoup de choses alors que je pensais en savoir déjà beaucoup.
    C’est un livre à acheter, à lire pour mieux connaitre cette affaire, mais c’est aussi et surtout un livre à offrir pour ouvrir les yeux de ceux qui ne comprennent pas la nature de la propagande anti-juive qui sévit dans les médias français.
    Mais pas seulement, c’est aussi un excellent livre pour comprendre l’incompétence des journalistes français et leur corporatisme.
    Un livre, très bien traduit, qui se lit avec passion.

    Répondre
  6. Atikva

    13 octobre 2015

    ” Mo­hammed al Durah, Pales­tinien de 12 ans tué par balles dans les bras de son père”

    Non, Mohammed al Durah n’a as été tué en septembre 2000 au carrefour Netzarim :

    (1) Il est impossible que deux individus (le père et le fils) blessés par des tirs d’armes à feu, dont un mortellement atteint, ne répandent pas une seule goutte de sang;

    (2) Il est impossible qu’il ait fallu 45 minutes à un groupe de tireurs d’élite israéliens pour atteindre une cible distante de seulement quelque 80 mètres.

    Le scénario concocté par les seuls “journalistes” Charles Enderlin et Abu Rahma est un tissu de contradictions et de mensonges. Malheureusement, de tous les produits de Pallywood, c’est celui qui a fait répandre le plus de sang innocent.

    Mohamed al-Durrah est maintenant un adulte de 27 ans, probablement marié avec enfants. A supposer qu’un jour il n’ait plus rien à craindre des idiots utiles “palestiniens” contrôlés par le Hezbollah et qu’il dispose d’une conscience, il refera surface – mais trop tard pour les victimes innocentes massacrées en son nom.

    Répondre
  7. Jaures

    13 octobre 2015

    On se demande pourquoi on trouve encore aujourd’hui de quoi s’étriper sur cette affaire.
    Qui se souvient que le même jour, une vingtaine d’autres palestiniens dont plusieurs enfants ont également été tués ?
    Depuis 15 ans, des milliers de palestiniens et des dizaines d’Israéliens sont morts dans ce conflit qui s’éternise.
    Et depuis 15 ans, quelques journalistes ou hommes politiques publient livres sur livres sur cette affaire riche déjà de centaines d’articles, de droits de réponses et d’invectives.
    Ce livre montre que le filon n’est pas tari. Gageons qu’une réponse sera bientôt publiée.
    Et pendant ce temps, on continue à se tuer à coups de couteau ou à balles réelles.
    Juste une précision, M Millière, quand vous écrivez “Soulevant un peu le bandeau qui couvre ses yeux, elle (la justice) finit par donner raison au Français courageux.”, c’est faux.
    La Justice n’a pas pris parti mais a dit que Karsenty “a exercé de bonne foi son droit de la libre critique ; que, ce faisant, il n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression” (arrêt du 21/05/2008)

    Répondre
    • Boutté

      14 octobre 2015

      Les mêmes entourloupes ont été utilisées avec brio dans l’histoire du bambin noyé sur une plage turque . Aucun policier sérieux ne croit à cette mise en scène bien utile ! Les journalistes sont payés pour mener un combat, pas pour nous renseigner et la “protection des sources” leur permet d’illustrer n’importe quelle fable . . . sans morale !

      Répondre
      • Jaures

        14 octobre 2015

        Ceux qui dénoncent des prétendus montages de propagande n’adoptent-ils pas l’attitude qu’ils dénoncent ?
        Essayer de démontrer que le jeune palestinien n’a pas été tué n’est-ce pas prétendre qu’aucun palestinien ne tombe sous les balles ?
        Porter le discrédit sur les circonstances de la mort de l’enfant noyé, n’est-ce pas prétendre qu’aucun enfant ne se noie en Méditerranée pour fuir la Syrie ?
        L’idée est toujours de faire perdre le statut de victime qui favorise l’adversaire.
        Les communistes en faisaient de même à l’époque des boat people en prétendant que les vietnamiens qui fuyaient étaient des riches plus ou moins malhonnêtes. Et les attaques des pirates contre leurs esquifs en étaient pour eux la preuve, plus qu’un crime abominable.

        Répondre
    • André

      14 octobre 2015

      Des dizaines d’israéliens depuis quinze ans ? Renseignez-vous un peu au lieu de dire n’importe quoi.

      Rien qu’entre 2001 et 2009 (à partir de la deuxième “intifada”) c’est plus de 1.100 morts et près de 8.000 blessés israéliens dont plus la moitié dû aux attentats suicides et autres attentats à la bombe.

      Répondre
  8. 13 octobre 2015

    Je pense toujours que nos médias, dans leur grande majorité sont indignes, ne respectent pas la (les) vérité(s) et la déontologie dont ils ignore la signification. Une des tâches du futur pouvoir sera de nettoyer ces écuries d’Augias quelque en soit le prix !

    Répondre

Répondre

  • (pas publié)