La théorie du genre à l’école

Posté le novembre 27, 2013, 9:37
5 mins

L’introduction de la théorie du genre à titre expérimental dans 500 écoles primaires a provoqué la colère de quelques associations et de plusieurs sénateurs et députés principalement à droite.

Diktat du lobby gay, danger pour la santé morale des enfants, perte des valeurs, fléau de la société, abomination… les qualitatifs n’ont pas manqué de fleurir sous la plume et dans les paroles des opposants à cette initiative.

La théorie du genre est l’étude de l’inversion identitaire (ne pas faire l’amalgame avec l’homosexualité). En résumé, on peut qualifier d’inversion identitaire lorsqu’un corps masculin ou féminin possède une sensibilité qui est en contradiction avec son identité corporelle. L’in­version identitaire peut être d’origine génétique ou de construction extérieure (sociale ou parentale). Les deux thèses s’affrontent.

La théorie du genre n’est pas une vue de l’esprit, puisque l’inversion identitaire concerne près de 5 % de la population mondiale. C’est donc un fait de société qui ne devrait pas servir d’argument politique, ni à gauche ni à droite.

L’étude du genre fait déjà partie de l’enseignement dans plusieurs pays et connaît des applications administratives dans des pays aussi divers que la Nor­vège, la Suède, l’Allemagne, l’A­rgentine, la Thaïlande et même le Népal.

Par conséquent, l’enseignement de la théorie du genre en milieu scolaire n’est peut-être pas une idée aussi absurde que le prétendent ses détracteurs.

Force est de reconnaître que, depuis fort longtemps, les écoliers sont formatés et soumis aux stéréotypes sexués. Quel est le jeune garçon à qui l’on n’a pas demandé des dizaines de fois comment s’appelait sa petite amie et avec quelle jeune fille il allait se marier lorsqu’il serait grand ? Et, bien entendu, un écolier est forcément amoureux de sa maîtresse.

Et si un écolier n’aimait pas le foot et ne riait pas aux plaisanteries salaces de ses copains sur les filles ? Et si, en raison de sa différence, il devenait la cible des sarcasmes et des insultes de ces camarades ? Plus tard, si cet adolescent habite une petite ville ou un village, comment va-t-il gérer sa différence ? À qui pourra-t-il confier son désarroi ? Au curé de sa paroisse ? Il s’entendra dire en toute bonne foi qu’il doit faire des efforts pour rentrer dans la normalité. À ses parents ? Dans la majorité des cas, ils ne sont pas préparés à parler de sexualité avec leurs enfants et ils préféreront ignorer la réalité. Car ce genre de problème n’arrive qu’aux enfants des voisins, mais jamais à ses propres enfants. L’adolescent va donc rester seul avec le poids de sa différence. Sa vie sera une succession de malentendus et de mensonges, il pourra devenir dépressif et finira peut-être par se supprimer. Chaque année, des adolescents se suicident sans qu’on cherche à savoir qu’elle est la véritable raison de leur geste. C’est la réalité.

Dans ces conditions, pourquoi l’Éducation nationale ne pourrait-elle exercer son devoir d’information ? S’il serait coupable que la théorie du genre, ou toute autre éducation sexuelle, soit dispensée par des représentants du lobby LGBT avec le risque qu’elle devienne une tribune de propagande, il semble tout aussi coupable de ne pas expliquer aux élèves que la nature dans sa création se permet parfois des fantaisies et que la sexualité est quelque chose de complexe qui mérite qu’on en parle.

Cet enseignement ne doit pas être considéré comme un abandon de certaines valeurs, mais plutôt comme une aide, un secours à ceux qui ne sont pas dans la normalité.

Si l’introduction de la théorie du genre dans l’enseignement peut répondre à des interrogations, apaiser des inquiétudes, rassurer sur l’avenir professionnel et éviter à des adolescents de commettre un geste fatal, alors pourquoi ne pas tenter l’expérience ?

Marcel Peter Comtesse

Courrier des lecteurs des 4 Vérités Hebdo

31 réponses à l'article : La théorie du genre à l’école

  1. sentinelle

    30/11/2013

    Alors là !!! franchement Bidulien……… CHAPEAU, et rares sont les commentaires que j’approuvent car reflétant exactement ma façon de voir et de penser, je n’aurait pas fait aussi bien.

    Merci à vous, je me sens moins ringarde. Même Jaures n’a plus d’arguments.

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    • Jaures

      01/12/2013

      Merci de lire ma réponse à Bidulien. Vous pouvez dire que mes arguments ne vous convainquent pas, mais pas que je n’en ai plus.

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  2. 29/11/2013

    Tous les fous ne sont pas enfermés.

    29 janvier 2013
    Attali avoue que la dénaturation du mariage n’est qu’une étape vers un monde unisexe

    Dernier délire de Jacques Attali :

    A »nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes. […]

    La sexualité se séparera de plus en plus de la procréation […]. Plus généralement, l’apologie de la liberté individuelle conduira inévitablement à celle de la précarité; y compris celle des contrats. Et donc à l’apologie de la déloyauté, au nom même de la loyauté: rompre pour ne pas tromper l’autre. Telle est l’ironie des temps présents: pendant qu’on glorifie le devoir de fidélité, on généralise le droit à la déloyauté. Pendant qu’on se bat pour le mariage pour tous, c’est en fait le mariage de personne qui se généralise. […]

    Les progrès techniques découlent en effet de ces valeurs et s’orientent dans le sens qu’elles exigent: en matière de sexualité, cela a commencé par la pilule, puis la procréation médicalement assistée, puis la gestation pour autrui. Ces questions de bioéthique ne découlent évidemment pas des demandes d’égalité venant des couples homosexuels et concernent toutes les formes de reproduction, y compris -et surtout- «hétérosexuelles». […] La convergence de ces trois tendances est claire: nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage. »

    Jacques Attali: Vers l’humanité unisexe

    Plutôt que de nous opposer à une évolution banale et naturelle du mariage, il est urgent de nous préoccuper de permettre à l’humanité de définir et de protéger le sanctuaire de son identité.

    suite :

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/01/attali-avoue-que-la-d%C3%A9naturation-du-mariage-nest-quune-%C3%A9tape-vers-un-monde-unisexe.html

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  3. philiberte

    29/11/2013

    franchement, croyez-vous qu’il soit utile de parler de masturbation en CP? ils le découvriront bien tout seul!

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    • Jaures

      30/11/2013

      Quel rapport avec la question du genre ?
      Car s’il existe quelque chose qui concerne tous les genres et dans toutes leurs nuances, c’est bien la masturbation.
      Et je voudrai bien savoir dans quelle classe de cp on a débattu de la masturbation.

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      • 01/12/2013

        il n’y a pas QUE la question du genre en jeu, mais également celle de l’éducation sexuelle, dès le CP, et certains « cours » donnés par des personnes LGBT. 500 écoles expérimentent ce programme cette année. si vous voulez, je vous donnerai les liens utiles où vous pourrez compléter votre culture.

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  4. Morgan

    28/11/2013

    Est-ce bien le rôle de l’éducation nationale que de s’appesantir sur l’exploration et les cheminements par le psychodrame ? La démarche est fort louable puisqu’elle réveille puissamment l’imaginaire, rencontre et emporte les peurs et les résistances, permet de déposer une parole sur le vide et le manque et de relier ainsi l’innommable à la vie.
    Sauf que, à l’école, nous ne sommes pas au pays secret des fantasmes et de l’imaginaire. Je ne vois d’ailleurs guère quelle personne pourra être suffisamment formée au processus complexe de la dynamique personnelle et sociale de chacun et qui permettra à l’élève d’atteindre ces images de lui-même ou qui confirmera ce que justement il craignait.
    Il faudrait déjà que les enseignants déposent leurs propres bagages à l’entrée de l’école, apprennent à communiquer sans s’identifier à leurs émotions, intellects, idéologies, etc. de telle manière à faire passer des messages sensés n’affectant pas l’auto-estime et le sentiment de la propre valeur que développe l’enfant. Cela se fait dans le respect pour avoir en retour du respect et ce, quelque soit la matière enseignée.
    Ce n’est pas la théorie du genre qui développera la compréhension de soi-même. Cette compréhension éveille attention, réceptivité vers les autres. Elle développe respect et connaissance.
    Parler de théorie, c’est déjà juger, analyser, diviser.

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    • Jaures

      29/11/2013

      Pourquoi le psychodrame ? Pourquoi traiter du genre serait par nature dramatique ? En primaire, les enfants comparent les costumes et réfléchissent par exemple sur d’où vient l’association du rose avec les filles, le pantalon avec les garçons, pourquoi il y a si peu de femmes parmi les prix Nobel, les compositeurs de musique,…
      Où donc est le drame là dedans ? Où est le fantasme ?
      Et ceux qui parlent du genre ne parlent pas de « théorie ». Ce sont ceux qui ne veulent pas que cela soit traité qui utilisent ce terme.

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      • quinctius cincinnatus

        30/11/2013

        un psycho-drame en thérapeutique psychiatrique ce n’est pas comme vous le pensez une pièce de boulevard glauque !

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  5. Hilarion

    28/11/2013

    Simone de Beauvoir qui fut la compagne de Sartre, a terminé sa carrière comme professeur agrégée de philo à Normale Sup. Les différentes biographies publiées sur cette dame révèlent un déterminisme sexuel pour pour le moins… indistincte, ce qui d’ailleurs ne regarde qu’elle. Elle s’est surtout fait connaître par cette phrase qui a marqué son époque  » On ne naît pas femme, on le devient  » signifiant que c’est le conditionnement social qui détermine le sexe et non la biologie. Cette idée à priori originale n’était en fait développée que dans le cadre de la pensée marxiste pour laquelle l’homme (ou la femme) ne sont conditionnés que par le social. En effet, S.De Beauvoir bien que non encartée au parti communiste appartenait à la théocratie de cette idéologie. Et dans ces années 50/60, la plus somptueuse ânerie proférée par l’un des membres de cette secte, devenait immédiatement vérité scientifique. On peut probablement imputer à S. De Beauvoir l’origine de ce qui est devenu la théorie du genre. Plus généralement, toutes les espèces, végétales ou animales ont une obsession, celle de se pérenniser. Cette pérennisation est évidemment impossible aux homosexuels. La biologie allume aussi un feu rouge avec la transmission du sida chez l’homme homosexuel. On peut donc ranger l’homosexualité au rang des anomalies dans l’espèce humaine comme la nature en produit de nombreuses autres, qu’elles soient d’ordre psychologique ou physique. Et si l’on devait dans l’éducation nationale, apprendre aux enfants la tolérance à minima, ou mieux l’empathie (en ces temps ou l’on parle tant de harcèlement en milieu scolaire) à l’égard de tous ceux qui présentent un handicap, on aurait fait un plus grand pas que cette promotion un peu suspecte de l’homosexualité.

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    • Jaures

      29/11/2013

      La phrase de Mme de Beauvoir n’oppose pas le conditionnement social à la biologie. Elle demande simplement que la biologie ne soit pas utilisée pour justifier des discriminations sociales. Je rappelle que « Le deuxième sexe » a paru en 1949 alors que les femmes avaient à peine reçu le droit de vote et étaient encore sous la tutelle de leur mari. Mme de Beauvoir ne fait d’ailleurs pas des femmes des victimes et leur rappelle qu’elles doivent se prendre en main pour faire valoir leurs droits.
      Il s’agit là d’un parfait exemple de l’interrogation du genre. Pourquoi une femme n’aurait-elle le droit d’accéder à telles études, telles professions, à un compte en banque, au contrôle de son corps,…Il a bien fallu que cessent les vieilles antiennes qu’on entend trop souvent aujourd’hui: c’est ainsi, c’est la biologie, c’est Dieu, c’est l’ordre naturel, c’est la tradition,…

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      • quinctius cincinnatus

        30/11/2013

        Au Moyen Âge Chrétien sous la férule « obscurantiste » des moines et autres ( et différents ) clercs, c’est à dire de l’Eglise ( Catholique ) la  » Femme  » pouvait exercer les métiers de son choix , avait voix au …. chapitre et ses biens lui appartenaient en propre ( douaire vieille coutume celtique et … germanique ) … le Droit Romaniste qui fit sa réapparition à la Renaissance , ensuite la …. Révolution Républicaine de 1789 , enfin l’Empire l’ont privée de la TOTALITE de ces ( ou de ses ) droits …
        C’est pour cela, et comme je le disais à Madame Philiberte il faut  » revisiter  » l’Histoire  » commune « 

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  6. BRENUS

    27/11/2013

    Si je comprends bien le sens de l’article, il est nécessaire de mettre le boxon dans l’éducation pour répondre a des « sensibilités particulières » portées par 5% des individus. Nous devons maintenant nous habituer à subir la tyranie des minorités en tous genre, à gommer notre propre sensibilité et, pourquoi pas, a demander pardon de n’être pas comme les aberrations que mère nature a créé. Un peu comme nous excuser d’être blancs – pour ceux que cela concerne-. Réponse a tout cela : « mot de Cambrone ».

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  7. quinctius cincinnatus

    27/11/2013

    dans certains états U.S. ( la ceinture biblique ) on enseigne bien que le Monde a été créé en seulement 7SEPT jours
    le  » Créationnisme  » satisfait ainsi les partisans du tea-party de la côte Est comme le  » gender  » satisfait les  » progressistes  » de la côte Ouest …
    … on est donc toujours dans l’ attente de personnes qui soient  » scientifiques  » quelque soit le …côté

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    • 28/11/2013

      L’être humain étant limité et imparfait par définition, il échafaude des théories imparfaites et limitées. Comme toutes sont imparfaites, il lui faut en inventer de nouvelles ….
      La vérité est toute nue cachée au fond d’un puits…

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    • philiberte

      29/11/2013

      6 jours! le 7ème, Dieu s’est reposé.

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      • quinctius cincinnatus

        30/11/2013

        Effectivement IL AURAIT travaillé pendant SIX jours et SE SERAIT reposé le SEPTIEME et cela sans R.T.T. !

        on peut aussi considérer, comme je l’ai fait, que ce SEPTIEME jour était payé

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        • Jaures

          30/11/2013

          Double, le dimanche !

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        • 30/11/2013

          j’étais ironique! c’est ce que dit la Bible, sans se rendre compte de l’absurdité du propos! s’il est Dieu, se fatigue-t-il?
          il faut bien faire de l’humour en ces temps qui me flanquent un cafard noir! (je parle des événements, pas du temps « météo »!)

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  8. 27/11/2013

    Ne pas confondre instruction et éducation. Jusqu’à présent, l’instruction était donnée par l’école, et l’éducation par les parents.
    Mais d’une part les parents ont démissionné de leur rôle, et d’autre part la famille se dissout de plus en plus jusqu’à l’inexistence. Sans opposition, le champ est libre, et l’instruction nationale, fief du PS/PC, peut faire pousser toutes ses idées de contre-culture.
    Contre-culture et même anéantissement de la culture. L’esprit de contradiction.

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  9. Jaures

    27/11/2013

    Le malentendu vient du lobby religieux qui souhaite que la question du genre ne soit pas discutée, ni à l’école, ni ailleurs.
    C’est ainsi que l’on diffuse cette imposture de l’existence d’une « théorie du genre ». Une théorie est un ensemble de lois que l’on définit concernant une notion. Or, ceux qui posent la question du genre essaient justement d’interroger les lois implicites, celles issues de la tradition ou de la coutume, qui régissent les comportements masculins et féminins. La question du respect des différentes orientations sexuelles est, certes importante, comme le souligne l’auteur de cet intéressant courrier, mais il n’est qu’un aspect d’une question qui se pose depuis la revendication des femmes à l’égalité des droits. Il importe de comprendre que rien ne prédispose l’homme et la femme à des comportements culturels différents et que c’est la pression sociale qui enferme les genres dans des attitudes et actions prédéfinies.
    Au siècle dernier, on enseignait dans les leçons de morale que « la place de la femme est au foyer comme celui du coeur dans la poitrine ». La question du genre doit permettre à chacun de penser ses comportements afin qu’il décide de ce qui relève de sa liberté et de ce qui est la conséquence d’une aliénation sociale.

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    • quinctius cincinnatus

      27/11/2013

       » greffons  » quelques neurones scientifiques à @ Jaurès …

      une théorie n’est pas ( uniquement ) un ensemble de lois ( vérifiées comme en physique ) comme il l’affirme de façon naturellement toute relative,
      dans le cas qui nous intéresse, celui du  » gender « , c’est simplement une manière personnelle ( partisane ) d’analyser les faits comme cela se pratique habituellement dans toutes les sciences molles !

      Répondre
    • Bidulien

      27/11/2013

      Il n’y a pas de théorie du genre. Un homme est un homme, une femme une femme, point barre. Chacun d’entre nous porte en lui sa part de féminité, de sensibilité, de créativité ou de virilité. Je vois des femmes conduire des camions, des hommes apprendre la cuisine, tout cela ne me choque pas. la société évolue, les mœurs et tendances sociales avec. Tout cela est le fruit d’une évolution lente et naturelle. Il faut laisser le temps au temps!

      Ce qui me choque en revanche, c’est toute cette propagande nauséabonde qui se profile à l’horizon, dans la pure tradition de brutalité politique et intellectuelle qui caractérise la gauche et leurs alliés, dans ce pays.

      Si les féministes ont brillamment réussi au fil des dernières décennies a faire de chaque homme un suspect, une brute, un violeur de femme, si les anticléricaux ont réussi a faire de chaque croyant un inculte fanatisé aussi abruti que dangereux, si les antifascistes ont brillamment réussi a faire de chaque blanc un raciste imbibé de haine et nostalgique du temps des colonies, alors nul doute que les nouveaux porte-drapeaux de cette cause verront demain derrière chaque parent d’un petit garçon qui s’obstine à aimer jouer aux petites voitures la suspicion d’une éducation selon les stéréotypes de l' »ancien temps ».

      Peut-être même que des enquêtes diligentées par les services sociaux sur simple dénonciation par l’école viseront ces parents, comme aujourd’hui on finit en garde à vue dans les même geôles que les violeurs et les tortionnaires pour avoir mis la fessée à son gamin turbulent.

      C’est précisément ce que je n’aime pas, chez les progressistes: en fin de compte ils sont les même que les fanatiques religieux qu’ils prétendent détester! Ces gens sont tellement imbus de leur sentiment de supériorité et de leur devoir d’éclairer les impies, qu’ils sont prêts à tous les totalitarismes pour s’imposer. Ils sont également les mêmes que les fascistes qu’ils prétendent combattre: ils souhaiteraient anéantir tous ceux qui ne partagent pas leurs lubies et fantasmes.

      Souvenons-nous de la violence politique et policière utilisée contre les opposants au mariage des homosexuels…

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      • Jaures

        27/11/2013

        Je ne vois pas ce qu’il y a de partisan a priori dans le fait d’interroger le genre. Après on peut en tirer les conclusions que l’on veut car justement il n’existe pas une théorie, je dirai une « grille de lecture » du genre. Si les femmes ont accédé à l’autonomie (rappelons qu’il y a à peine 50 ans, elles n’avaient pas le droit de travailler ou d’avoir un compte en banque sans autorisation maritale), aux études et professions qui leur étaient proscrites, au partage de l’autorité parentale, etc…, c’est justement parce qu’elles ont fait admettre qu’il n’y a pas de lien avéré entre genre et comportement social.
        Que ceux qui dénoncent la soi-disant théorie du genre nous exposent sa réfutation et nous expliquent quels sont les comportements sociaux génétiquement inscrits dans chaque genre.
        Dire qu’une femme est une femme et un homme un homme ne répond pas à toutes les questions.
        Et quant à la violence policière, demandez-donc à un ancien qu’il vous raconte Charonne.

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        • Bidulien

          28/11/2013

          « Je ne vois pas ce qu’il y a de partisan a priori dans le fait d’interroger le genre. » Le fait de commencer à s’interroger sur un postulat naturel dissimule déjà assez mal l’idée de le modifier ou en tout cas de le remettre en cause, ne trouvez-vous pas…? Et pourquoi vouloir à tout prix remettre en cause un héritage biologique, si ce n’est pour l’interpréter de façon partisane…? Tout cela pour permettre aux fanatiques du « progrès » de tisser de nouvelles idéologies, de tirer des conclusions insensées et de les asséner à la société toute entière à force de lois grotesques et d’associations de nervis grassement subventionnés pour agiter de faux épouvantails…

          Ensuite, concernant le féminisme, bien sûr il est toujours de mise de ne voir que le bon côté des choses. Oui les femmes peuvent travailler et voter, oui elles peuvent maintenant fumer jusqu’à en intoxiquer leurs gosses, elles peuvent à présent flinguer des embryons en toute liberté grâce aux lois libérales votées par les mêmes qui se prétendent contre la peine de mort. Est-ce que la vie d’un embryon (donc un enfant qui est tué pour des raisons pratiques et matérielles) vaut moins que la vie d’un Marc Fourniret ou d’un Youssouf Fofana?

          Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui en France l’école est gangrénée par la violence, que des profs sont roués de coups, des proviseurs violemment agressés…? L’absence du respect de l’autorité, au sujet de laquelle la gauche du « progrès » fait aujourd’hui semblant de s’alarmer, alors qu’au nom dudit « progrès » on a cherché depuis 68 a démanteler l’autorité par tous les moyens, à tuer le « père », à piétiner la discipline « bourgeoise et réactionnaire », à faire de l’enfant un jouisseur individualiste et non plus un élève-citoyen.

          Les gens du « progrès » ont souhaité destituer les pères de famille, ces tyrans domestiques. Ils ont également souhaité rendre aux femmes leur liberté, celle de disposer de leur corps à leur guise (et par là même de celui de leurs enfants). C’est ainsi que la « famille nucléaire » est devenue ringarde, les divorces ont explosé, de nombreuses femmes ont multiplié librement les vagabondages sentimentaux et sexuels, faisant de ci de la un enfant à l’un, un enfant à l’autre. Vous savez, c’est ce que les gens du « progrès » appellent les familles monoparentales, ou recomposées, lorsque l’on trimbale les gosses des uns et des autres au gré de ses petites coucheries du moment, et que l’on contraint l’ensemble cumulé à devenir des frères et des sœurs.

          Vous savez quelles est la réalité de ces « familles » de pacotille? Les femmes seules avec plusieurs enfants sont les plus frappées par la pauvreté, l’isolement, et ce sont des « familles » bien souvent dans lesquelles l’absence du père et de l’autorité qu’il incarne font que ce sont les gosses qui ont pris le dessus sur leur mère, qui bien souvent culpabilise et les laisse faire n’importe quoi. Elles sont « débordées », selon l’expression consacrée. Que faire quand on est un petit bout de femme de 1,55m et que son grand fils de 17 ans à coute que coute décidé d’aller encore trainer ce soir avec ses potes les pires losers de la ville, hein?

          Ce sont ces même gamins qui sont indisciplinés, imperméables à toute forme d’autorité, provocateurs, et qui perturbent nos écoles. Vous avez vu du progrès la dedans, vous, quand de plus en plus de gosses ne savent pas lire et écrire à l’arrivée en sixième, parce que la plupart des gamins sont livrés à eux-même et que personne ne prend jamais le temps à la maison de consulter le cahier de texte, de faire réciter les leçons?

          Regardez aujourd’hui à quel âge les gamins se mettent en couple, et à quel âge ils souhaitent devenir parents?
          Souvent dès l’adolescence! Vous savez pourquoi? Parce qu’ils veulent créer ce dont ils ont tant manqué dans leur jeunesse, un véritable foyer!! Vous croyez qu’ils n’en ont pas bavé tous ces enfants de divorcés, de familles rafistolées, ballotés de séparations en tentative de recomposition? C’est ça la libération de la femme?

          Pour finir,
          « Et quant à la violence policière, demandez-donc à un ancien qu’il vous raconte Charonne. »

          Oui, c’est exactement ce que les vétérans disaient aux petits cons qui criaient CRS=SS sur les barricades en 68, je vous dirais.

          Par ailleurs, ceux qui crient à la rafle et à la déportation à la moindre expulsion de sans papiers ont t’ils tous connus Drancy? Permettez-moi d’en douter.

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          • Jaures

            29/11/2013

            Pardonnez-moi, Bidulien, mais je crois que vous mélangez pas mal de choses.
            Ceux qui interrogent le genre ne nient pas l’existence des sexes mais comment s’exprime socialement l’appartenance de chacun à l’un des deux sexes. C’est cela le genre et, justement, l’observation de la nature montre déjà que les comportements sexuels s’expriment de manière extrêmement diverse selon les espèces. Invoquer la nature pour prétendre que tel comportement serait plus naturel que tel autre est une erreur. Il s’agit là d’a priori qui correspondent à des convictions idéologiques ou religieuses.
            Il en est ainsi de l’avortement que la légalisation n’a pas inventé mais permis que cet acte se déroule sans préjudice sanitaire pour la femme. Votre opinion vient de votre conception de l’embryon mais rien n’empêche une femme de rejeter l’avortement pour elle-même si là sont ses convictions.
            Sur la famille, vous pouvez si c’est là encore votre conviction, que les couples divorcent ou que les femmes connaissent des aventures mais qu’en était-il autrefois ? les mariages étaient arrangés pour permettre la rotation des dotes, assurer la succession du patrimoine ou unir des familles aux intérêts communs. A peine célébrés, les mariages étaient bafoués et la femme bien souvent victime car dépendante du mari. Relisez Balzac ou Maupassant pour comprendre ce qui se jouait dans les familles « nucléaires ». Aujourd’hui le mariage demande un consentement et un partage des responsabilités. C’est devenu un contrat quand il s’agissait d’une contrainte sociale.
            Les problèmes que rencontrent les femmes seules viennent bien souvent de l’abandon du père. Une femme indépendante, formée pour un bon métier est armée pour faire valoir ses droits. Et il ne faut pas lier l’autorité au sexe. Une femme sait bien autant se faire entendre qu’un homme si on ne lui a pas inculquer le contraire. les jeunes générations ont intégré cela et le partage de l’autorité parentale est maintenant une notion bien assumée par les deux parents. Il a bien fallu pour tout cela que l’on ne se limite pas à une interprétation traditionnelle des genres.

          • 29/11/2013

            j’ai tellement aimé ce que vous avez écrit que je l’ai mis sur mon forum!!!

        • quinctius cincinnatus

          28/11/2013

          – pour ce qui concerne Charonne j’ai surtout le souvenir de la Rue d’Isly

          – pour ce qui est de  » l’indépendance  » des femmes ( françaises ) reportez vous à Régine Pernoud dans un premier temps, puis affinez ensuite votre culture historique : Dury etc …

          P.S. … Je crois savoir que  » Les Lumières  » n’ont pas  » émancipé  » la Femme !

          Répondre
        • Bidulien

          30/11/2013

          [« Ceux qui interrogent le genre ne nient pas l’existence des sexes mais comment s’exprime socialement l’appartenance de chacun à l’un des deux sexes. »]

          ..dans une visée purement égalitariste. Les progressistes ont récemment découvert que la nature elle-même était constituée de tout un tas d’inégalités criantes. Il convient donc de les éradiquer au plus vite, puisque ces infamies seraient forcément l’héritage de siècles d’endoctrinement catholique!
          Je sais que dans notre pays ça fait très évolué de cracher sur la religion en toutes circonstances, mais que le vouliez ou non, c’est aussi l’église qui a façonné la France et en a fait une nation éclairée et éclairante pendant des siècles…jusqu’à ce qu’une seule génération de jouisseurs nihilistes décide de piétiner ce précieux héritage.
          C’est uniquement sous la pression du fanatisme militant des féministes que l’on se croit aujourd’hui en devoir de partir en croisade contre tous les postulats qui placeraient l’homme dans une position supposée privilégiée par rapport à la femme. Sinon pourquoi vouloir infléchir des tendances naturelles aussi vite, aussi brutalement…?
          Somme toute, vous voulez glisser du reliquat de la doctrine religieuse vers l’idéologie agressive des minorités…Nous n’y gagnerons rien, je vous rassure tout de suite. Tout ces nervis qui se disent opprimés dans ce pays ont des mentalités de bourreaux et de revanchards, il ne faut surtout pas se tromper sur leurs intentions. Ce n’est pas d’égalité et de démocratie dont ils rêvent, mais d’asservir ceux qu’ils estiment être responsables de leur mise à l’écart, de leur différence de traitement ou de leur supposée infériorité.

          [« Il en est ainsi de l’avortement que la légalisation n’a pas inventé mais permis que cet acte se déroule sans préjudice sanitaire pour la femme. »]

          Oui, et du coup c’est devenu un acte médical banal, comme celui d’aller se faire enlever un grain de beauté disgracieux. On apprend même aux gamines qu’il ne faut pas culpabiliser, et aux parents qu’il ne faut surtout pas juger. C’est juste un cœur qui battait et qui termine pulvérisé dans l’incinérateur d’un hôpital, parce le sexe, c’est bon et que ça se consomme sans entraves. Hop, circulez, y a rien à voir.
          A t’on pris l’initiative publique d’enseigner aux jeunes filles que la liberté dont elles disposent avec leur corps ne leur décerne pas le droit divin de décider du sort de l’enfant qu’elles risquent de porter bien malgré elles en cas d’activités sexuelles irresponsables…? Non, le « progrès » entre les mains des soixant’huitards, c’est « ma liberté, mes droits, mon nombril, et j’emmerde le monde entier! ».

          [ » les mariages étaient arrangés pour permettre la rotation des dotes, assurer la succession du patrimoine ou unir des familles aux intérêts communs. A peine célébrés, les mariages étaient bafoués et la femme bien souvent victime car dépendante du mari. »]

          Poncif traditionnel des gens de gauche. Le couple d’autrefois, c’était toujours « Une vie » de Maupassant, sinon rien. Quand on ne sait plus réussir, il suffit de salir la gloire des anciens, et ça justifierait presque notre échec.

          Oui il y avait des mariages arrangés, des mariages d’argent, des mariages malheureux, personne de sensé ne dira le contraire. Il y avait aussi beaucoup de mariages qui fonctionnaient très bien, même si ça ne rentre pas dans le cadre de votre idéologie. Bien sûr, la vie n’est jamais facile, et parfois les couples sont mis à rude épreuve. L’argent, la famille, l’éducation des enfants, la capacité de chacun à faire des concessions, à faire face aux difficultés, toutes ces questions et tant d’autres sont autant de mises à l’épreuve de la solidité d’un mariage.

          Aujourd’hui, dans votre monde parfait, une femme meurt quand même tous les deux jours sous les coups de son compagnon, même chez les pacsés, les concubins, les unions libres, les relations d’un soir. Et les faits de violence sont davantage concentrés autour des séparations douloureuses et des problèmes de gardes d’enfants, qu’à l’intérieur même des mariages. Reste à discerner avec qui on se marie, aussi!

          [« Les problèmes que rencontrent les femmes seules viennent bien souvent de l’abandon du père. »]

          Ce serait si simple.
          Aujourd’hui, on se met en couple très rapidement, on fait un enfant au bout de quelques mois, et puis au bout d’un an on s’aperçoit que l’on n’est pas fait pour vivre ensemble. Et hop, on se sépare, on se remet avec quelqu’un d’autre tout aussi rapidement, on refait un gosse, puis on se re-sépare. En espérant que l’enfant fait avec l’ex ne devienne pas le souffre-douleur du nouveau beau-père…Tout cela ne mène à rien. Quel homme sensé voudra d’une fille de vingt-cinq ans qui se trimbale déjà deux gamins de deux pères différents… ? Beaucoup de jeunes filles souhaitent devenir mères dès l’adolescence, quitte à faire un gosse avec le premier venu qui sera aussi le premier reparti, car devenir mère c’est à peu près tout ce qui leur reste pour se reconstruire un espoir d’avenir et une estime de soi, quand on a grandi dans une famille déchirée, avec un seul parent « débordé ».

          [« Une femme sait bien autant se faire entendre qu’un homme si on ne lui a pas inculquer le contraire. Les jeunes générations ont intégré cela et le partage de l’autorité parentale est maintenant une notion bien assumée par les deux parents. »]

          On a surtout appris aux filles à « bouffer du mec », et aux garçons à se sentir coupable d’être des garçons. Résultat, les filles ont beaucoup plus d’assurance dans la société actuelle que les garçons. Dans de nombreux jeunes couples, c’est la fille qui travaille, qui parle fort, qui sort draguer les mecs avec les copines, pendant que « l’homme » se morfond, impuissant et honteux d’être un descendant de bourreau. Mais bon, c’est le progrès, qu’on vous dit.

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          • Jaures

            01/12/2013

            Bidulien, lorsque l’on parle d’égalité, il s’agit d’égalité en droits.
            On parle à tort et à travers de la Nature comme s’il s’agissait d’une entité unique régie par des lois immuable qu’il nous faudrait imiter pour ne pas être « contre-nature ».
            Mais quand les femmes revendiquent un salaire égal pour travail égal, est-ce contre nature ? Qu’y a-t-il donc dans les gènes féminins qui les prédisposerait à prendre en charge, même quand elles travaillent, 3 fois plus de taches ménagères que les hommes ?
            Par ailleurs, ceux qui parlent d’ordre naturel prennent bien soin d’y choisir ce qui leur convient. Prenez-vous pour exemple la sexualité débridée et multisexe des orang-outang ou des bonobos ?
            Encore une fois, l’avortement existait bien avant 68 et causait la mort de dizaines de femmes. Je ne considère pas l’avortement comme un acte anodin et l’immense majorité des femmes qui l’ont pratiquée non plus. Le problème est que ceux qui condamnent l’avortement sont les mêmes qui refusent l’éducation sexuelle et la contraception qui sont les meilleures assurances contre l’avortement. Les Pays-Bas avec une législation très libérale ont un des taux d’avortements les plus bas du monde grâce à une éducation sexuelle sans tabous.
            Ce que je vous dis des mariages n’a rien d’un poncif. Les exemples littéraires concernent essentiellement la minorité bourgeoise ou aristocratique. Dans les campagnes, les mariages étaient arrangés pour assurer la rotation des dotes au sein des mêmes familles et pour la transmission des terres. Chez les artisans, il fallait transmettre les compétences sans trop les diffuser. On était bien loin alors de la notion « d’amour ». Cela ne veut pas dire que les gens étaient malheureux. C’était ainsi, on s’adaptait, comme on s’adaptait à la mort précoce de deux enfants sur trois. La liberté et l’égalité n’amènent pas pour autant bonheur et joie de vivre. C’est une condition nécessaire mais pas suffisante.
            Et il est un peu court de dire qu’une génération aurait mis à bas un ordre ancien paisible et harmonieux. Les décennies qui ont précédé 68 ont été parmi les plus sanglantes de l’Histoire humaine. Qui souhaite retourner en arrière ?
            Ce que vous dîtes sur les couples est tout simplement faux. Les femmes ont des enfants de plus en plus tard. Il est vrai que les liens amoureux sont plus fragiles que les contraintes sociales. Il est vrai également que l’on ne souhaite plus vivre dans l’hypocrisie ou rester ensemble par contrainte sous le regard d’enfants témoins de couples en naufrage.
            Ce que vous dîtes des filles et des garçons ne se reflète en rien dans la société. Si les filles « bouffent du mec », cela s’arrête à la porte des assemblées élues, des conseils d’administration des entreprises, des cadres dirigeants, des chef de services dans les hôpitaux, des directions de théâtres ou d’orchestres,… Si les filles « bouffent du mec », ce sont elles qui tombent sous leurs coups. Ce que vous dîtes est un discours qui vise à faire croire que le combat féministe serait accompli, voire désormais à freiner alors qu’il n’en est rien.

  10. TRICOT

    27/11/2013

    Bonjour
    Ne pensez-vous pas que dans ce monde déjà si perturbé, qu’on pourrait laisser les enfants (non ps dans l’ignorance ) se construire, éduqué en premier par leurs parents qui ont aussi leurs défauts, on se construit autant avec ses défauts qu’avec ses qualités. Par exemple en 1960 en terminale, j’avais un problème, non sexuel, tout seul je suis allé en parler à mon prof de philo, que toute la classe vénérait, il m’a écouté et parlé. Mais c’était le temps ou nous respections les profs, et ce respect a été détruit petit à petit , par petites touches gauchistes . la droite n’est pas blanche!
    Cordialement
    Lucien Tricot

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