Le totalitarisme actuel en France  

Le totalitarisme actuel en France  

Il existe deux types de totalitarisme. L’un est le totalitarisme ouvertement violent. Celui incarné par Benito Mussolini et Adolf Hitler dans la première moitié du XXe siècle. Celui incarné aussi par Lénine, Staline, leurs successeurs et leurs disciples : Mao, Fidel Castro, Ho Chi Minh, Pol Pot, la dynastie des Kim en Corée, quelques criminels africains… L’autre est moins violent en apparence et tente de se donner des allures démocratiques, ouvertes, souples, mais il n’est rien de tout cela.

Le premier a, pour l’essentiel, disparu de la surface de la terre, non sans avoir commis un génocide et quelques autres crimes contre l’humanité : plus de cent millions de morts à son actif.

Le deuxième, lui, est florissant. Il est présent à des degrés divers dans la plupart des sociétés occidentales, et il y injecte son venin. Son objectif est le même que celui du premier totalitarisme : seuls les moyens dont il use diffèrent.

Il a eu plusieurs maîtres à penser, tous imprégnés de la pensée de Karl Marx. Son principal théoricien a été un communiste italien, Antonio Gramsci.

On trouve chez Gramsci une notion essentielle qu’il importe de bien comprendre : la notion d’hégémonie. Gramsci disait que le capitalisme et ses dogmes régnaient sur les esprits au début du XXe siècle dans le monde occidental, et que la seule possibilité de vaincre pour les anticapitalistes était d’infiltrer les appareils de culture et d’enseignement, la production et la diffusion de connaissance et d’information jusqu’à parvenir à un effet de saturation faisant que l’ancienne hégémonie soit abolie et remplacée par une autre.

Ce travail d’infiltration a été fait ou est en train de se faire. L’un des pays les moins touchés a longtemps été les États-Unis : cela a commencé à changer dans les années 1960, quand a émergé la « contre-culture » et que s’est enclenché ce que le philosophe Roger Kimball a appelé, symboliquement, la « longue marche ». Les résultats sont visibles avec la présidence Obama. J’ai qualifié celle-ci de « désastre ». Le désastre survient, mais il s’est préparé pendant plus de quatre décennies dans les universités. Il subsiste des résistances, mais nul ne sait combien de temps elles pourront subsister.

L’un des pays les plus touchés a été la France. Les conséquences se voient tout autour de nous. La France a longtemps été un pays d’économie mixte et dirigée : c’est un pays où des scléroses multiples font que les seules entreprises encore viables sont celles qui usent de subterfuges pour délocaliser leurs activités ou, pour le moins, leurs comptes.

C’est un pays où l’enseignement est tellement sinistré qu’on n’y apprend quasiment plus ce qui permet une intégration efficace des jeunes gens à un fonctionnement libre et dynamique : il reste des grandes écoles pour former une nomenklatura, mais ceux qui sortent de l’enseignement supérieur ont peu de choix, et s’ils ne deviennent pas enseignants eux-mêmes, ou fonctionnaires, peuvent devenir journalistes, déclassés ou chômeurs.

C’est un pays où l’information est elle-même sinistrée.

C’est un pays où la politique ne peut – c’est très logique en ce contexte – qu’être sinistrée, elle aussi. Et le paysage politique tel qu’il se présente le montre, hélas, très bien.

Le parti socialiste est à bout de souffle et, bien qu’il ait été l’un des rouages essentiels qui ont conduit à la situation présente, se trouve touché par un discrédit croissant. Ses subterfuges ne trompent quasiment plus personne. La gauche plus radicale est plus à bout de souffle encore que le parti socialiste.

Cela ne signifie pas que les idées socialistes ont disparu : elles sont, au contraire, omniprésentes dans le programme du FN, qui leur ajoute le nationalisme. Elles sont aussi omniprésentes dans ce qu’on appelle la droite modérée.

Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy tente de faire son retour. Il n’a rien changé à ce que je viens de décrire entre 2007 et 2012. Je doute qu’il puisse changer quoi que ce soit désormais. J’aimerais me tromper, bien sûr…

Guy Millière

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(56) Commentaires

  • druant philippe Répondre

    « Jauresosaure » , bigre, déjà qu’ une créature à grande gueule est revenue prendre la tête de l’ Union des Monstres Préhistoriques , le SArkosuchus (crocodile géant du crétacé)

    07/10/2014 à 10 h 48 min
  • druant philippe Répondre

    « Par ailleurs, le fasciste déclaré de ce site est Quinctius. »
    Par solidarité avec QC ,je me revendique (ultra)nationaliste et ,réac , vigoureusement misoxène ,misislamique , antimondialiste , anticosmopolite et malthusien .

    07/10/2014 à 10 h 45 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    à @ J’ acquis Sociaux

    ne tombez pas dans la mélasse *** logorrhéique « à la @ Jaurès

    *** je dis » mélasse  » parce que le contenu verbeux du sieur Jaurès est tout à la fois sucré à en être le plus souvent écoeurant et qu’ il est aussi … piégeux !

    P.S. je conseille de voir sur I télé , chaine de la boboïtude triomphante, un reportage sur l’ Etat Islamique … édifiant !

    06/10/2014 à 12 h 14 min
    • Jacky Social Répondre

      Bonjour Quinctius Cincinattus. Merci du conseil. En fait, Jaurès est un homme du passé. Je l’ai l et lui ai répondu tout sachant que je m’adressais à un dinosaure digne de « Jaurèssique Park ». Il ne comprend pas la Liberté. Selon lui, l’Etat nous aime et prend soin de nous. Mais que fait-on si on veut pas être aimé ? Certains de ses propos sont vraiment scandaleux. L’antidote contre le Progrès.

      06/10/2014 à 15 h 35 min
      • Jaures Répondre

        Les dinosaures ont régné 200 millions d’années.
        Combien les libertariens ?

        06/10/2014 à 16 h 35 min
        • Jacky Social Répondre

          Répondez aux arguments points par points, Jaurèsaurus, sur tous mes textes comme je me suis patiemment efforcé de le faire avec les vôtres. Le reste ne m’intéresse pas. Ce qui vous intéresse, c’est donc de régner, c’est donc le pouvoir envers et contre tous et tout. C’est bien ça le socialisme. Contrôler la société. Quant aux pauvres et aux inégalités et aux injustices, c’est bien en effet le cadet de vos soucis. S’riez pas un peu « faux-Qusse », Jauressaurus? Vous avez failli me faire pleurer avec vos jérémiades sur les zouvriés (race en voix d’extinction en France) et les pooofs (race en pleine expansion – grâce au pouvoir socialisse depuis plus de 60 ans). Syndicaliste pourri que vous êtes. Vous ne voulez que le pouvoir à tout prix. La rançon de la société pour votre gloire et votre ego. Suffit les leçons de savoir-vivre. Désolé mais je n’y crois pas à votre lamentable projet de société, n’y ai jamais cru et n’y croirai JAMAIS. Plutôt crever. Reagan disait que les mots les plus dangereux de la langue anglaise étaient: « Je suis du gouvernement et je viens pour vous aider ». C’est tout-à-fait vous. Un permanent parasite syndical et cannibahallal. Un vautour qui vit et s’enrichit et s’empiffre sur le dos de ceux qu’il dit défendre. Quelle honte! Quel cynisme! Il faut séparer le socialisme de l’Etat de toute urgence.

          06/10/2014 à 16 h 51 min
          • Jaures

            J.S, je cous ai répondu point par point (voir mon post de ce jour à 15h01).
            Maintenant il semble que vous perdiez votre sang-froid et votre courtoisie du début de nos échanges.
            C’est dommage. Je doute que vous fassiez ainsi avancer vos idées, si tant est que cela vous préoccupe vraiment.

            Par ailleurs, le fasciste déclaré de ce site est Quinctius.

            06/10/2014 à 17 h 21 min
          • Jacky Social

            Je ne perds sang-froid. Simplement, c’est mon constat. ^Si le mot « pourri » qui vous gène, sachez que c’est exactement cela. Le syndicalisme est devenu en moins de 100 ans pervers et nuisible. Ceux qui en font partie sont aussi pourris. Mais répondez pas au poste. Vous êtes également un peu manipulateur. Vous n’êtes pas obligé de répondre, mais alors évitez de détourner la conversation sur des thèmes de chochotte toute vexée parce qu’on a osé utiliser le mot « pourri ». En tant que syndicaliste, vous deviez bien vous y attendre, non ? Avec moi, vous seriez arrêté, traduit en justice et pendu haut et court et c’est moi qui tirerais sur la corde. Tolérance zéro avec les socialistes sectaires.

            06/10/2014 à 18 h 02 min
          • Jaures

            « Avec moi, vous seriez arrêté, traduit en justice et pendu haut et court et c’est moi qui tirerais sur la corde. »
            Et c’est moi qui suis sectaire…

            Ne vous inquiétez pas. J’ai l’habitude de prendre cher sur ce site. Cela ne me fait ni chaud ni froid. Je me flatte d’ailleurs de ne pas tomber dans ce style d’invective qui démontre une conviction bien fragile.

            Mais je vous ai répondu. Je répond toujours. Prenez le temps de lire mon post. Avec du recul vous n’y verrez rien de ce que vous qualifiez aussi violemment.

            06/10/2014 à 21 h 05 min
        • Jacky Social Répondre

          Et votre Reich devait durer 1000 ans, c’est bien ça, non?

          06/10/2014 à 16 h 53 min
          • Jacky Social

            « Et c’est moi qui suis sectaire… ». Il s’agit de légitime défense et de guerre préventive. Personne ne perd son sang-froid, p’tit syndicaliste. Mais je vais vous répondre.

            06/10/2014 à 21 h 15 min
  • Jaures Répondre

    Jacky Social, votre discours est libertarien. Jamais les républicains américains n’ont appliqué votre programme, même en disposant de tous les pouvoirs.
    D’ailleurs, comme je le dis, votre système n’est en place nulle part. Curieusement, vous me demandez de citer un exemple, mais justement, quand on regarde des pays libéraux comme l’Angleterre, le Canada, la Suisse ou les Etats-Unis, l’Etat occupe une part plus ou moins importante dans le champ social.
    En Angleterre, on paye moins de charges mais le chômage est très peu indemnisé, les pensions retraites sont dérisoires et le départ est à 65 ans.
    Nulle part vous trouverez un système où les cotisations sont basses et les prestations élevées.
    Il y a toujours une contrepartie aux baisses des cotisations. A moins que vous disposiez d’un exemple.

    Votre discours anti syndical est connu mais, à l’expérience, je vois que ceux qui méprisent les syndicats se précipitent dans les permanences dés que s’annonce un plan social ou une réorganisation interne.
    Si la négociation globale des salaires n’existe que dans les démocraties populaires alors toutes les démocraties sont populaires. Même en Angleterre existent des négociations collectives soit par secteur, soit au sein de l’entreprise. Dans quel monde vivez-vous ?

    Sur les retraites, effectivement, ce n’est pas l’Etat qui les gère mais les partenaires sociaux (sauf à dire que le Medef est un organisme d’Etat).
    Vous êtes dans le dénie: les reportages écrits ou télévisuels sur les retraités américains ou irlandais ruinés et obligés de reprendre un travail ont fleuri. De même, la faillite de compagnies d’assurance ont privé les retraités de leur pension. En France, les retraités ont continué à recevoir leur pension malgré la crise.

    Encore une fois, ce n’est pas vous seul qui décidez de la part de l’Etat dans le pays mais le peuple lors d’élections libres. Proposez la privatisation du système de santé, vous verrez qui vous suit sur ce point.
    Vous admettez que l’assurance soit obligatoire pour les automobilistes, il vous faut l’admettre pour la santé car, quand vous dîtes qu’un non assuré devra rembourser ses soins, qui le fera s’il est insolvable ? Qui peut rembourser une chimiothérapie, un comas de 6 mois ou une chirurgie du cerveau ?
    Encore une fois, les chiffres montrent que les systèmes européens sont plus performants que le « libre » choix américain. Soyez-donc pragmatique !

    Plus généralement, selon votre raisonnement, pourquoi parler de rôle régalien (ou « traditionnel ») de l’Etat ?
    Rien n’empêche théoriquement que tout soit privatisé. Pourquoi ne pas soumettre un cahier des charges à des entreprises qui géreraient la police, la justice ou même l’armée ? Si l’Etat est par nature incompétent, pourquoi lui confier les responsabilités les plus importantes ?

    C’est que dans votre système, les inégalités deviendraient plus criantes, plus insupportables: l’accès au soins et à l’éducation dépendrait du niveau de revenu, la perte de l’emploi amènerait à une déchéance sociale immédiate, le salarié serait démuni face à l’employeur,…
    Bref, un retour au XIXème siècle qui amènerait les mêmes conflits sociaux. D’où votre idée de garder l’Etat régalien qui pourrait réprimer ces inévitables révoltes.

    06/10/2014 à 10 h 58 min
    • Jacky Social Répondre

      « Jacky Social, votre discours est libertarien. Jamais les républicains américains n’ont appliqué votre programme, même en disposant de tous les pouvoirs ». Je parle de la Constitution américaine qui prône un Etat limité dont les Républicains sont très proches. Les alternatives à l’Obamacare proposées par le GOP reviennent d’ailleurs aux sources, ce qui ennuie très fort M. Obama qui, lui, souhaite changer la Constitution américaine afin de rendre cela impossible.
      « D’ailleurs, comme je le dis, votre système n’est en place nulle part. Curieusement, vous me demandez de citer un exemple, mais justement, quand on regarde des pays libéraux comme l’Angleterre, le Canada, la Suisse ou les Etats-Unis, l’Etat occupe une part plus ou moins importante dans le champ social ». Le NHS anglais est plus étatiste que l’Etat lui-même. Ne me parlez pas de l’Angleterre comme étant un pays libéral. Mon système n’est en place nulle part. Par contre, votre social-démocrassie keynésienne est moribonde et a de toutes façons fait son temps. Vous savez, je ressens ce que vous dites comme ceci : je suis à bord d’un avion qui tombe à pic et il m’interdit de descendre sous prétexte qu’ouvrir la porte ferait tomber l’avion alors qu’il est déjà condamné comme l’est votre système qui nous est imposé. Cela fait plus de 20 ans que je peste contre ce système. Et donc ce que j’en dis, ni même vos arguments, n’est pas nouveau pour moi. Ensuite, il existe des assurances complémentaires qui montrent bien que le système ne se suffit plus à lui-même. Il est en faillite depuis le début. Aujourd’hui, il est devenu impayable sauf avec toujours et encore plus d’impôts et autres « cotisations ». Jusqu’à quand ? Jusqu’à la soviétisation complète de nos sociétés ? Vous ne savez pas encore dans quoi vous vous embarquez.
      « En Angleterre, on paye moins de charges mais le chômage est très peu indemnisé, les pensions retraites sont dérisoires et le départ est à 65 ans ». Mais qu’est-ce que c’est que ce raisonnement ? D’abord, encore une fois ce n’est pas à l’Etat de me dire à quel âge je dois prendre ma retraite. Le chômage est très peu indemnisé en Angleterre. Et alors ? Les gens sont moins taxés et peuvent ainsi faire des réserves et disposer de ce qui leur revient de droit : les revenus de leur travail. Ainsi la mobilité professionnelle existe bien plus fort que chez nous. La coûteuse interférence socialo-étatiste bloque tout. En France, vous êtes dans une société qui s’est auto-bloquée. Quant aux petits salaires, il n’y a rien de plus facile que de trouver un petit boulot. Ce sera mal payé, c’est certain. Mais vous êtes extraordinaire, vous Jaurès. Avec vous, le grand justicier social, il faudrait qu’un chauffeur de bus ait une vie à la JR (3 mois de vacances par an, € 5000 mensuels et prendre sa retraite à 32 ans avec les mêmes émoluments). Evidemment avec le pognon des autres, les socialos sont toujours très forts. Le problème, disait M. Thatcher, c’est que l’on finit toujours par tomber à court de l’argent des autres. C’est exactement ce qu’il se passe actuellement, malheureusement après avoir saigné nos économies à blanc parce que, ouillouillouille, il va y avoir des pauvres.
      « Nulle part vous trouverez un système où les cotisations sont basses et les prestations élevées.
      Il y a toujours une contrepartie aux baisses des cotisations. A moins que vous disposiez d’un exemple ». Evidemment dans votre système étatiste, bien sûr que non. Je vous parle d’assurance privée. Ainsi une assurance de ce type coûterait quelque € 4000 par an pour un couple et deux enfants. Nous sommes très loin des taux de taxation qui nous sont imposés par le Tonneau des Danaïdes appelé « gouvernement » incapable de gérer un budget correctement.
      « Votre discours anti syndical est connu mais, à l’expérience, je vois que ceux qui méprisent les syndicats se précipitent dans les permanences dés que s’annonce un plan social ou une réorganisation interne ». ceci ne me concerne pas et je ne sais à qui vous faites référence.
      « Si la négociation globale des salaires n’existe que dans les démocraties populaires alors toutes les démocraties sont populaires. Même en Angleterre existent des négociations collectives soit par secteur, soit au sein de l’entreprise. Dans quel monde vivez-vous ? ». J’allais vous poser la même question. Le ciel chez vous Jaurès, de quel couleur est-il ? Le rôle des syndicats est aujourd’hui soit dépassé, soit inapproprié.
      « Sur les retraites, effectivement, ce n’est pas l’Etat qui les gère mais les partenaires sociaux (sauf à dire que le Medef est un organisme d’Etat) ». C’est fort malheureusement exact. D’abord, ceci est assez contradictoire dans une démocrassie qui se veut légitime. Qui sont ces partenaires sociaux ? Quelle légitimité ont-ils ? Aucune.

      « Vous êtes dans le dénie: les reportages écrits ou télévisuels sur les retraités américains ou irlandais ruinés et obligés de reprendre un travail ont fleuri. De même, la faillite de compagnies d’assurance ont privé les retraités de leur pension. En France, les retraités ont continué à recevoir leur pension malgré la crise ». Effectivement, si l’on mélange tout, ça ne marche pas. Merci l’argent des autres. Par contre, votre Etat, lui, est bel et bien en faillite depuis longtemps. Il survit, il vivote mais pour combien de temps encore ? Tout ce qui a du fric en France se barre. Ils ont bien raison. Mille fois raison. Très cartésiens, ces Français-là.
      « Encore une fois, ce n’est pas vous seul qui décidez de la part de l’Etat dans le pays mais le peuple lors d’élections libres. Proposez la privatisation du système de santé, vous verrez qui vous suit sur ce point ». Mais, encore une fois, je vous ai déjà dit que je ne veux rien imposer à personne. Je ne cherche pas non plus à ce qu’on me suive. Moi, je veux ma liberté, point barre. Quant aux élections libres, ne faites pas rire.
      « Vous admettez que l’assurance soit obligatoire pour les automobilistes, il vous faut l’admettre pour la santé car, quand vous dîtes qu’un non assuré devra rembourser ses soins, qui le fera s’il est insolvable ? Qui peut rembourser une chimiothérapie, un comas de 6 mois ou une chirurgie du cerveau ?
      Encore une fois, les chiffres montrent que les systèmes européens sont plus performants que le « libre » choix américain. Soyez-donc pragmatique ! » Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas d’assurance. Lisez ou relisez ce que j’écris. Si on renverse quelqu’un et qu’on n’a pas d’assurance, on risque de se retrouver en taule et même de devoir payer toute sa vie pour indemniser la personne. On vendra donc le patrimoine. En cas d’insolvabilité, là c’est un problème effectivement. Mais les soins de santé ou la sécurité routière ne sont pas les seuls domaines où ce problème se pose. Il se pose de toutes façons quel que soit le système.
      « Plus généralement, selon votre raisonnement, pourquoi parler de rôle régalien (ou « traditionnel ») de l’Etat ? » Parce que ce que doit faire l’Etat, il le fait en général très mal. Les services publics pléthoriques et redondants coûtent 3x le prix des services privés équivalents. Je vous ai parlé de la subsidiarité. Il est effectivement des domaines où le citoyen ne peut assumer seul. Et donc l’Etat peut intervenir dans des domaines qui de toute évidence restent les siens : justice, police, armée, monnaie. Pour le reste, santé et éducation, le rôle de l’Etat est très contestable et contesté.
      « Rien n’empêche théoriquement que tout soit privatisé. Pourquoi ne pas soumettre un cahier des charges à des entreprises qui géreraient la police, la justice ou même l’armée ? Si l’Etat est par nature incompétent, pourquoi lui confier les responsabilités les plus importantes ? » C’est une piste que vous ouvrez. J’ai répondu à cela déjà plusieurs fois. Pour des raisons d’objectivité, cela est inconcevable.
      « C’est que dans votre système, les inégalités deviendraient plus criantes, plus insupportables: l’accès aux soins et à l’éducation dépendrait du niveau de revenu, la perte de l’emploi amènerait à une déchéance sociale immédiate, le salarié serait démuni face à l’employeur,… » Qu’en savez-vous exactement ? Vote système crée des pauvres tous les jours. Où êtes-vous ? Ensuite, vous parlez toujours d’inégalité. Votre souci premier est l’égalité des revenus et non des droits, c’est très clair. Votre discours est crypto-communiste. C’est tellement facile et tellement populaire surtout avec une majorité de moutons (la démocrassie) qui nous imposent leur dictature qu’ils considèrent comme « juste » puisqu’elle est majoritaire. Balivernes. Moi, je vous parle de gérer un Etat. Vous me parlez de jouer les Mémère Teresa du berceau jusqu’au tombeau, ce qui n’est pas le rôle de l’Etat.
      « Bref, un retour au XIXème siècle qui amènerait les mêmes conflits sociaux. D’où votre idée de garder l’Etat régalien qui pourrait réprimer ces inévitables révoltes ». Vous êtes toujours au 19ème siècle dans des conflits qui n’ont plus lieu d’être. Il est temps de moderniser tout cela et de séparer enfin le socialisme de l’Etat. Je vous parle de liberté. Vous me parlez de vos dogmes socialistes liberticides qui sont à la fois soviétoïdes et fascistoïdes. Vous jouez sur les peurs. Avec vous, aucune ambition n’est possible. Je conseillerai donc aux Français qui ont encore quelques deniers et plus de sa casser vite fait s’ils le peuvent encore.

      06/10/2014 à 11 h 58 min
      • Jaures Répondre

        Je commencerai par votre conclusion: vous conseillez aux Français de se casser mais vous dîtes vous-même que votre système n’existe nulle part ! Où aller ?
        En fait, tout le monde se casse: les étrangers résidant en Suisse ne sont Français que pour 10%. Chacun cherche son petit bonheur fiscal. Les Français ne sont pas, et de loin, les plus nombreux à partir. C’est qu’il existe d’autres raisons principalement le secret.

        S’il existe des assurances complémentaires, ce n’est pas que le « système ne fonctionne pas »: les assurances complémentaires font partie du système et permettent un meilleur taux de remplacement selon les revenus.
        Les produits d’assurance retraites permettent à ceux qui le souhaitent (et le peuvent) d’épargner un peu plus.
        C’est un système à 3 piliers. Les seuls un peu lésés sont les riches héritiers qui n’ont besoin de rien mais permettez que je me soucie peu de leur sort.

        Pour la santé, vous vivez dans le rêve le plus total ! Le coût moyen d’une assurance aux U.S pour une famille de 4 personnes est de 12 000 dollars. Et à ce prix là vous avez des franchises élevées, un réseau restreint de praticiens, des exclusions en pagailles,… Comment croyez-vous que les Américains arrivent à 18% de leur PIB en dépenses de santé ? Pourquoi tant d’Américains vont dans les free clinics et se font arracher une dent dans un gymnase entre deux paravents ?

        Vous admettez que peut se poser le cas d’un non assuré insolvable. En France, ces cas sont mutualisés. Qu’en serait-il dans votre pays de libertés ? Pourquoi devrai-je payer pour un délinquant sans le sou ?

        Et puis, votre raisonnement est contradictoire. Rien, encore une fois, n’empêche que les fonctions régaliennes soient privatisées. Vous dîtes que l’Etat est moins efficient pour tout, pourquoi le serait-il pour l’armée ? Pourquoi ne pas engager des mercenaires sous contrôle privé ? Pourquoi ne pas confier notre sécurité à des polices privées ?
        Pour « des raisons d’objectivité » dîtes-vous mais qu’est-ce que cela veut dire ? Pourquoi ne pas aller à ce qui selon vous est le plus efficace et le moins coûteux ?

        Je n’ai nulle part parlé d’égalité des revenus. Qu’un chirurgien gagne 10 fois mon salaire ne me gène en rien.
        Par contre qu’un héritier qui ne s’est que donné la peine de naître s’achète une île pour échapper à l’impôt quand des salariés peinent à régler leur chauffage me révolte.

        Le chômage moins indemnisé en Angleterre n’a pas les conséquences que vous dîtes mais un déclassement pour les licenciés et une immédiate déchéance sociale.
        Seul point positif: il fait baisser le taux de chômage.

        Vous dîtes que votre système n’est en place nulle part. Demandez-vous donc pourquoi personne ne le met en place. Si son efficacité était si évidente, quelqu’un l’aurait instauré et son pays serait un exemple pour tous.
        Ce qui est bien avec les systèmes qui existent, c’est qu’on peut sans cesse les vouer aux gémonies. Ce qui est confortable avec un système qui n’existe pas, c’est qu’on peut le parer de toutes les vertus.
        Souffrez que nous préférions tenter d’améliorer notre système perfectible et vous laisser rêver à votre utopie libertarienne.

        06/10/2014 à 15 h 01 min
        • Jacky Social Répondre

          « Je commencerai par votre conclusion: vous conseillez aux Français de se casser mais vous dîtes vous-même que votre système n’existe nulle part ! Où aller ? » – Non, c’est votre système qui n’existe qu’en France. Les autres pays sont bien plus cools fiscalement, sauf sans doute la Suède et la Belgique.
          « S’il existe des assurances complémentaires, ce n’est pas que le « système ne fonctionne pas »: les assurances complémentaires font partie du système et permettent un meilleur taux de remplacement selon les revenus ». Ben non, le système ne fonctionne pas. C’est vous qui nous parlez d’égalité. Qui peut se payer un assurance complémentaire? Vos pauvres? Ben alors y sont pas si poofs que ça, les poofs. Vive l’assurance complémentaire alors. Voilà la solution à la mords-moi le nœud.
          « Pour la santé, vous vivez dans le rêve le plus total ! Le coût moyen d’une assurance aux U.S pour une famille de 4 personnes est de 12 000 dollars ». Non, je vous parle bel et bien d’une assurance européenne qui existe pour ceux qui n’ont pas de mutuelle (ce qui a été mon cas – en 1998, il s’agissait de l’équivalent de €2.000. J’ai parlé de € 4.000 afin d’être au-dessus du chiffre réel). Cessez donc de toujours vouloir comparer avec les Etats Unis. Mais même 12.000 dollars, ce qui fait quelques 10,000 €, cela ne fait pas 50% des revenus, ni des charges sociales annuelles d’une personne.
          « Vous admettez que peut se poser le cas d’un non assuré insolvable. En France, ces cas sont mutualisés ». Ceci est faux. Même si c’était vrai, je ne vois pas pourquoi mes impôts devraient financer l’incurie de certains.
          « Vous dîtes que votre système n’est en place nulle part ». C’est vous qui dites ça.
          « Demandez-vous donc pourquoi personne ne le met en place. Si son efficacité était si évidente, quelqu’un l’aurait instauré et son pays serait un exemple pour tous ». Non, demandez vous pourquoi personne ne met aujourd’hui dans les pays émergents votre système de démagogues? Un système que tout le monde nous envie mais que personne ne copie car c’est trop ruineux et non-durable. Si nous en sommes là où nous en sommes, c’est bien évidemment à cause de l’Etat-Providence et des banques qui lui ont prêté jusqu’à ce que le système craque et il craquera encore. Les subprimes n’ont fait qu’accélérer les choses pour l’Europe.
          « Qu’un chirurgien gagne 10 fois mon salaire ne me gène en rien ». Ce n’est pas vrai car vous êtes bien trop content de le taxer à mort. Au final, il gagne moins que vous, c’est certain. Alors, oui, effectivement, cela ne vous gène pas. C’est malin.
          « Par contre qu’un héritier qui ne s’est que donné la peine de naître s’achète une île pour échapper à l’impôt quand des salariés peinent à régler leur chauffage me révolte ». Cela n’est pas votre affaire, monsieur le jaloux aigri. De quoi vous mêlez-vous? Avec vos taux d’imposition, il a bien raison. Il est aussi normal que le patrimoine familial soit transmis aux descendants.
          « Le chômage moins indemnisé en Angleterre n’a pas les conséquences que vous dîtes mais un déclassement pour les licenciés et une immédiate déchéance sociale ». De toutes façons, un chômeur est toujours en déchéance sociale. Par contre, la mobilité anglo-saxonne est plus souple que chez vous. Bien sûr, un p’tit boulot sera toujours un p’tit boulot.
          « Demandez-vous donc pourquoi personne ne le met en place. Si son efficacité était si évidente, quelqu’un l’aurait instauré et son pays serait un exemple pour tous ». C’est très simple: à cause du populisme et de la démagogie des dirigeants politiques. Il est bien plus facile de dire aux petites gens « on s’occupe de tout » que de leur dire qu’ils devront le faire eux-mêmes en travaillant. C’est clair.
          « votre utopie libertarienne ». Qu’en savez-vous au juste? Vous ne répondez jamais à cette question. Moi, je ne fais que parler en mon nom. Je ne veux rien imposer à personne, contrairement à vous qui voulez enrégimenter la société avec les scandaleux dégâts réels que l’on sait. Combien de fois faudra-t-il le dire? Si vous ne répondez pas aux arguments points par point, je ne vous répondrai plus. Mais souffrez que la Liberté est plus saine que la médiocrité dans laquelle vous et vos gangsters complices avez plongé la société. Ah oui, et Barry Goldwater était Républicain. Les raisons de sa défaite sont à chercher ailleurs que dans vos arguments fallacieux.

          06/10/2014 à 21 h 45 min
          • Jaures

            Jacky Social, je vous réponds donc point par point. C’est d’ailleurs nécessaire car vos propos débordent d’inexactitudes.

            Le système fiscal français est ce qu’il est mais le résultat pour les gens n’est guère différent d’un pays à l’autre. En effet, les impôts correspondent à des prestations. Comme je l’ai déjà dit, il serait aisé de s’aligner sur les taux de l’Allemagne: il suffit de supprimer par exemple l’école maternelle (20 milliards) ou la dissuasion nucléaire (7 milliards) et vous retrouvez votre taux inférieur à 3% de déficit.
            Mais la vie des gens en sera-t-elle améliorée pour autant ?

            On « ne se paye » pas une assurance complémentaire. Elle est provient d’une cotisation automatique au-delà d’une certaine rémunération. C’est l’assurance retraite qui est libre et encouragée fiscalement.
            La mutuelle est le complément de remboursement des frais de santé. Je cite les U.S car ils ont poussé votre logique au bout: tout (ou presque) est privé et j’ai déjà donné le résultat.
            Les 12 000 dollars ne correspondent qu’à l’assurance santé. Il vous faut ajouter la retraite, le chômage, …
            Et bien sûr qu’en cas de non assuré insolvable l’indemnisation est assurée. Il s’agit du FGAO qui prend en charge la victime et se retourne ensuite vers le responsable. S’il est insolvable, l’indemnisation est mutualisée. Avez-vous une meilleure solution ?

            Si un chirurgien gagnait au final moins que moi, ça se verrait. Le revenu moyen net mensuel d’un chirurgien est de 17 500€. Je ne suis pas à plaindre mais suis bien loin de telles rémunérations que j’estime méritées.
            Nous avons une divergence sur l’héritage mais qui traverse les clivages puisque nombre de libéraux sont pour le limiter afin que ce soit le travail et le mérite qui amènent la richesse, non le hasard de la naissance.

            La mobilité anglo-saxonne c’est le contrat 0 euro, c’est à dire le retour du journalier. Pourquoi pas en revenir au servage ? Il n’y aurait plus de chômage.
            Apparemment les « petites gens » ne semblent pas satisfaites. Si l’on mettait en place votre système, ses résultats devraient inverser la tendance. Qu’ont donc à perdre les dirigeants au plus bas dans les sondages ?
            Peut-être pensent-ils que vous vous trompez.

            Je dis que ce que vous proposez est utopique car personne ne l’a mis en place et quand une partie l’est, cela n’améliore en rien la vie des gens. Avez-vous l’exemple d’une mesure que vous préconisez qui aurait tant amélioré la vie que cela serait un exemple universel ?
            Goldwater était républicain mais proche des libertariens.

            07/10/2014 à 10 h 32 min
        • Jacky Social Répondre

          Vous confondez le libertarianisme avec le conservatisme fiscal. Vouloir un état limité ne fait pas de son homme un libertarien. Désolé.

          06/10/2014 à 21 h 52 min
  • Jaures Répondre

    Jacky, vous avez eu la courtoisie de me répondre point par point, je vais donc en faire de même (je sais ce que c’est qu’écrire lors de déplacements).

    Tout d’abord, vous constaterez aisément qu’avec la gauche au pouvoir, les riches sont restés riches et les écarts de revenus et de patrimoine n’ont guère baissés. Dire que les socialistes veulent l’égalité des revenus est bien faux.
    Qu’il y ait des riches ne me gêne en rien. Qu’il y ait des pauvres m’est par contre insupportable.

    A vos deux citations je répondrai donc ceci: ce n’est pas l’Etat qui est une fiction, mais les systèmes élaborés par des économistes quels qu’ils soient et qui ont tous été démentis par les faits.
    Appauvrir les riches n’enrichit pas les pauvres, mais l’existence de riches ne prémunit pas de la pauvreté.
    Méfions-nous en matière économique de vérités assénées. L’économie n’est pas une science exacte.

    Vous dîtes que les relations intra-entreprises peuvent être gérées sur des bases contractuelles mais qui va négocier ces contrats ? Tout ne se joue pas individuellement dans une entreprise: la sécurité, la formation, le statut des nouveaux collaborateurs, l’hygiène,..
    Seule une négociation globale permet que les richesses créées soient harmonieusement réparties au sein de l’entreprise.

    Je dis que la sécurité sociale est l’objet d’un consensus car personne demandant sa suppression ne reçoit l’aval de l’opinion.
    L’exemple américain que vous défendez sert justement de repoussoir aux européens. Ainsi, selon les chiffres de l’OCDE, les Etats-Unis dépensent près de 18% de leur PIB pour la santé pour moins de 12% pour la zone euro, moins de 10% au R.U et au Japon.
    Et malgré cela, nombre d’Américains doivent fréquenter les free clinics car sans protection sociale.

    L’exemple de la canicule n’a rien à voir avec la sécurité sociale. C’est l’Etat qui doit prendre la mesure d’une catastrophe et mobiliser les moyens pour y répondre. Les Etats-Unis ont dû faire face à l’ouragan Katrina où l’on a assisté également à une faillite de l’Etat.

    Ce que vous appelez « charges sociales » sont des cotisations. Si vous les supprimez, vous devrez d’autant augmenter le salaire net de votre employé pour qu’il s’assure contre le chômage,la maladie et cotise pour sa retraite.
    Ou bien, le salarié perdra ses droits et ne pourra se soigner, ne bénéficiera pas d’indemnisations chômage et devra travailler jusqu’à 70 ou 80 ans. Les cotisations sont une part du salaire du travailleur, les couper aboutit de fait à une baisse de revenu qui se concrétise par moins de soins pour leur famille, en pauvreté immédiate en cas de perte d’emploi, en pension retraite ridicule.
    Tous les exemples à l’étranger le montrent: il y a toujours une contrepartie payée par le salarié à la baisse des cotisations.

    Pour l’exemple de l’avortement, vos cotisations servent en partie à le rembourser comme une partie des impôts de cette personne qui avorte sert à entretenir et rénover l’église où l’on condamne l’avortement.
    C’est en cela que je disais que nous faisons tous partie d’une minorité. Les catholiques pratiquants sont une minorité (environ 5 millions de personnes), pourtant, les 45 000 églises et cathédrales sont prises en charge par la collectivité.
    Il faut accepter que parfois se soient d’autres minorités qui profitent de la solidarité nationale.
    Je ne mets jamais un pied dans un stade de foot mais je ne m’oppose pas à ce que des mairies en construisent car je fréquente des lieux également subventionnés, théâtres et médiathèques, où l’on trouve peu de supporters du PSG.

    Enfin, comme je le disais, la liberté s’organise. Vous respectez le code de la route pour des raisons morale. C’est très bien. Mais beaucoup ont une attitude différente et ne le respectent que parce que veillent les gendarmes.
    Mettrez-vous votre vie en péril en souhaitant que tous soient aussi vertueux que vous ?
    De même, la solidarité s’organise car on ne peut lier le sort de malades, d’handicapés, de démunis, à la bonne volonté de tel ou tel philanthrope.
    Beaucoup de milliardaires préfèrent acheter 50 millions un joueur de foot que les investir dans la recherche contre les maladies orphelines. Permettez-moi de penser qu’il n’est pas totalitaire d’organiser la solidarité pour que ces minorités silencieuses ne soient pas exclues de notre société.

    05/10/2014 à 17 h 28 min
    • Jacky Social Répondre

      Jaurès, voici ma réponse:
      « Tout d’abord, vous constaterez aisément qu’avec la gauche au pouvoir, les riches sont restés riches et les écarts de revenus et de patrimoine n’ont guère baissés. Dire que les socialistes veulent l’égalité des revenus est bien faux. Qu’il y ait des riches ne me gêne en rien. Qu’il y ait des pauvres m’est par contre insupportable ». Ca, c’est votre affaire. Le socialisme est une machine à fabriquer du pauvre. Je ne vois pas en quoi les riches seraient coupables. Avec les socialos, il y a toujours un coupable autre qu’eux : Bush, le réchauffement climatique, Mittal, les baaaannnques, l’Allemagne, les Chinois et j’en passe. Vous êtes incapables de vous remettre en question.
      « A vos deux citations je répondrai donc ceci: ce n’est pas l’Etat qui est une fiction, mais les systèmes élaborés par des économistes quels qu’ils soient et qui ont tous été démentis par les faits ». Non, c’est faux. L’Etat que décrit Bastiat est déjà l’Etat socialiste et étatiste.
      « Appauvrir les riches n’enrichit pas les pauvres, mais l’existence de riches ne prémunit pas de la pauvreté. Méfions-nous en matière économique de vérités assénées. L’économie n’est pas une science exacte ». Le socialisme est loin d’être une idéologie totalitaire exacte. L’échec est partout tout le temps. « Mais l’existence de riches ne prémunit pas de la pauvreté ». Qu’est-ce que ça vient faire?
      « Vous dîtes que les relations intra-entreprises peuvent être gérées sur des bases contractuelles mais qui va négocier ces contrats ? Tout ne se joue pas individuellement dans une entreprise: la sécurité, la formation, le statut des nouveaux collaborateurs, l’hygiène,… ». Oui, mais nous ne parlons pas des mêmes choses. Je parle des revenus et vous digressez vers autre chose. Il n’y a pas besoin d’être socialiste pour instaurer des conditions de travail saines. Le socialisme n’a pas le monopole de ce qui est censé être juste.
      « Seule une négociation globale permet que les richesses créées soient harmonieusement réparties au sein de l’entreprise ». Non, absolument pas. Les primes et bonus sont faits pour ça et tout cela peut être prévu par contrats de manière individuelle.
      « Je dis que la sécurité sociale est l’objet d’un consensus car personne demandant sa suppression ne reçoit l’aval de l’opinion ». Encore une fois, la dictature de la majorité. Vous êtes un totalitaire. Je me fous totalement de l’opinion des autres et de la vôtre. Soyez socialiste, c’est très bien comme ça. Mais faites ça avec VOTRE ARGENT, pas avec le mien. Si ça marche, peut-être que je vous rejoindrai. Mais vu l’URSS, Cuba, la France, la DDR, la Chine de Mao, le Vietnam, le Cambodge, l’Algérie de Boumédienne, je doute que cela arrive un jour.
      « L’exemple américain que vous défendez sert justement de repoussoir aux européens ». Ben oui, vu qu’on n’a pas le choix. Les Européens ont le droit de repousser le système américain dans leur majorité. Mais qu’ils n’imposent pas cela à tous leurs citoyens. Laissez-moi essayer mon système et en assumer les conséquences. De quoi avez-vous tellement peur alors que c’est moi qui prends les risques, pas vous ?
      « Ainsi, selon les chiffres de l’OCDE, les Etats-Unis dépensent près de 18% de leur PIB pour la santé pour moins de 12% pour la zone euro, moins de 10% au R.U et au Japon. Et malgré cela, nombre d’Américains doivent fréquenter les free clinics car sans protection sociale ». Et alors ? La médecine à plusieurs vitesses existe en Europe également et bien plus hypocritement. D’ailleurs, les assurances complémentaires montrent bien que le système ne fonctionne pas ou plus. Sinon, pourquoi devrait-on y recourir ?
      « L’exemple de la canicule n’a rien à voir avec la sécurité sociale ». Ben si, puisque c’est l’Etat qui régente tout. Le système a été très vite saturé.
      « C’est l’Etat qui doit prendre la mesure d’une catastrophe et mobiliser les moyens pour y répondre. Les Etats-Unis ont dû faire face à l’ouragan Katrina où l’on a assisté également à une faillite de l’Etat ». Disons que vos camarades démocrates Ray Naygin et Marie Landrieu n’ont pas pris leurs responsabilités alors qu’ils étaient les premiers concernés. Ils étaient aux premières loges (désolés pour cette référence fortuite).
      « Ce que vous appelez « charges sociales » sont des cotisations. Si vous les supprimez, vous devrez d’autant augmenter le salaire net de votre employé pour qu’il s’assure contre le chômage,la maladie et cotise pour sa retraite ». Oui et non, mais pas de 50% car les produits financiers existants permettent un accès bien plus efficace et moins coûteux. Le coût élevé de ce que vous appelez les « cotisations sociales » est dû au problème générationnel. Je ne cotise pas pour moi, mais pour les autres. Il s’agit d’un système de pyramide de Ponzi. C’est illégal à petite échelle. Mais quand c’est l’Etat à grande échelle, c’est légal. C’est beau la démocrassie.
      « Ou bien, le salarié perdra ses droits et ne pourra se soigner, ne bénéficiera pas d’indemnisations chômage et devra travailler jusqu’à 70 ou 80 ans. Les cotisations sont une part du salaire du travailleur, les couper aboutit de fait à une baisse de revenu qui se concrétise par moins de soins pour leur famille, en pauvreté immédiate en cas de perte d’emploi, en pension retraite ridicule ». Ceci est faux pour mon système. Par contre, dans votre système qui est en vigueur actuellement, les pensions sont déjà ridicules vu qu’elles sont dirigées par l’état qui fait ce qu’il veut lorsqu’il a un problème budgétaire (qui est permanent quand on ne sait pas gérer). Alors je dis « Oui » à un système de retraite par capitalisation et non à la répartition.
      « Tous les exemples à l’étranger le montrent: il y a toujours une contrepartie payée par le salarié à la baisse des cotisations ». En toute liberté en tout cas. Pourquoi les autres devraient-ils supporter ces contreparties ?
      « Pour l’exemple de l’avortement, vos cotisations servent en partie à le rembourser comme une partie des impôts de cette personne qui avorte sert à entretenir et rénover l’église où l’on condamne l’avortement ». Encore une fois, vous confondez les genres. L’Etat s’est partiellement approprié le patrimoine ecclésiastique de France. A lui de l’entretenir, ne fût-ce qu’à titre culturel. Maintenant, en ce qui concerne le culte catholique, je suis d’accord que l’Etat n’a pas à subsidier l’Eglise avec les impôts des gens. Je veux une Eglise indépendante (donc pas pour faire plaisir à l’Etat) comme je suis CONTRE toutes les formes de subside aux ASBL, aux entreprises et aux particuliers. Normal en tant que Libéral.
      « C’est en cela que je disais que nous faisons tous partie d’une minorité. Les catholiques pratiquants sont une minorité (environ 5 millions de personnes), pourtant, les 45 000 églises et cathédrales sont prises en charge par la collectivité ». J’ai répondu à cela. Mais je préfère voir des églises entretenues par l’Etat que des mosquées.

      « Il faut accepter que parfois se soient d’autres minorités qui profitent de la solidarité nationale ». Non.
      « Je ne mets jamais un pied dans un stade de foot mais je ne m’oppose pas à ce que des mairies en construisent car je fréquente des lieux également subventionnés, théâtres et médiathèques, où l’on trouve peu de supporters du PSG ». Non.
      « Enfin, comme je le disais, la liberté s’organise ». Non, sinon ce n’est pas la Liberté.
      « Vous respectez le code de la route pour des raisons morale. C’est très bien. Mais beaucoup ont une attitude différente et ne le respectent que parce que veillent les gendarmes ». Ben oui, mais voilà ce que donne l’étatisme lorsqu’il prive la population des repères moraux nécessaires.
      Mettrez-vous votre vie en péril en souhaitant que tous soient aussi vertueux que vous ?
      De même, la solidarité s’organise car on ne peut lier le sort de malades, d’handicapés, de démunis, à la bonne volonté de tel ou tel philanthrope. NON, NON et NON. Vous avez tendance à faire dans l’alarmisme. Evidemment, on ne peut dépendre de tel ou tel philanthrope. Mais dépendre de l’Etat est très subjectif et dangereux, l’Etat ne remboursant pas les frais d’opérations à l’étranger (car « trop couteux » – à quoi sert l’état si c’est pour rembourser uniquement les antigrippaux et les avortements) ou les maladies orphelines car elles sont orphelines. Une assurance privée est basée sur un contrat où vous connaissez à l’avance les règles du jeu qui sont fixées dès le départ. On ne chante pas les règles comme ça arrange l’Etat des marquis à la popoche trouée. Les grandes multinationales pharmaceutiques s’intéressent peu à ces maladies car cela est peu rentable. Elles ont au moins cette excuse. Mais alors où est l’Etat ? Souvenez-vous du principe de subsidiarité et l’Etat qui doit suppléer aux manquements privés. Evidemment, l’Etat n’est jamais là où on l’attend et ce qu’il doit faire bien, il le fait en général très mal.
      « Beaucoup de milliardaires préfèrent acheter 50 millions un joueur de foot que les investir dans la recherche contre les maladies orphelines. Permettez-moi de penser qu’il n’est pas totalitaire d’organiser la solidarité pour que ces minorités silencieuses ne soient pas exclues de notre société ». Si évidemment, car vous forcez tout le monde à participer obligatoirement à votre système sous peine de sanctions sociales et/ou parfois professionnelles parfois équivalentes à un goulag d’expiation pour ne pas avoir obtempéré aux ordres de l’Etat. La solidarité étatiste est un totalitarisme. Merci pour cet échange, Jaurès. Je me sens perdant, pas parce que vos arguments sont percutants, mais parce que je me rends compte à quel point nos sociétés occidentales mutualisées et surrégulées et les USA avec l’Obamacare sont condamnées à être des toutous. Dans un futur assez proche, nous serons les bougnoules des Chinois. Ce sera le monde à l’envers tant voulu par les gauchistes. Quelle haine vis-à-vis de notre civilisation ! Mais c’est plutôt bien joué. Bravo Jaurès. Vous avez gagné. Quoi ? Je ne sais pas, mais vous avez gagné, vous et vos socialistes. Félicitations. Vive la ruine. vive la médiocrité. Vive la pauvreté. Vive la France.

      05/10/2014 à 20 h 04 min
      • Jaures Répondre

        Jacky, je n’aurai pas gagné tant que des familles ne pourront se loger convenablement, tant que des enfants ne pourront accéder aux mêmes études que les autres, tant que des gens ne pourront se soigner faute de moyens, tant que des jeunes filles abandonneront certains cursus où elles excellent car trop marqués masculins,…
        Bref, il reste du travail.

        Vous dîtes qu’on n’a pas besoin des socialistes pour avoir des rapports sains dans l’entreprise. Certes. Mais le dialogue entre salariés et dirigeants doit bien être conduit par quelqu’un.
        L’aspect salarial n’est pas le principal objet de négociation dans l’entreprise et il est d’ailleurs souvent réglé de manière individuel. Tout ce que j’ai énuméré et qui est lié à la vie de l’entreprise est l’objet de négociations permanentes.
        Les salaires sont discutés individuellement, mais le syndicat négocie la masse qui sera ensuite répartie.
        D’ailleurs, le patronat n’est pas hostile à l’existence de syndicats car il préfère une négociation permanente à des coups de force inopinés.

        Contrairement à ce que vous dîtes, ce n’est pas avec le système par répartition que les pensions sont les plus basses et les moins stables. Avec la crise, on a vu des septuagénaires américains, britanniques ou irlandais retourner au travail.
        Vous faites la même confusion avec la pyramide de Ponzi que nombre d’intervenants ici. La pyramide de Ponzi c’est payer des intérêts avec l’argent des nouveaux investisseurs.
        La retraite par répartition c’est payer des pensions avec les cotisations des actifs. Si cela est une pyramide de Ponzi alors toute assurance (qui indemnise avec les cotisations) en est une également.
        Le système français n’est pas étatique: la sécu est gérée par les partenaires sociaux, il existe un système complémentaire et de multiples produits d’épargne retraite. La cotisation obligatoire existe dans tous les pays. Seul son taux change et donc le niveau des pensions. Il n’existe pas de système avec un taux de cotisations faible et des pensions élevées et garanties.

        Vous avez une vision de la liberté elle même liberticide. Quand vous dîtes que la majorité impose son diktat, ce n’est pas la liberté que vous défendez mais la démocratie que vous contestez. En démocratie, chacun présente un projet de société qui est soumis au suffrage. A vous de défendre au mieux votre projet.
        Le problème est que votre vision de la société convient parfaitement à une minorité de la population mais si cette minorité décidait de s’exonérer du projet adopté alors c’est l’existence même de la société qui serait compromise.
        Par exemple, si tous ceux qui n’ont pas d’enfants en âge scolaire (retraités, nullipares, quinquagénaires,…) décident de ne plus participer au financement des écoles, s’en est fini de l’éducation.
        On pourrait décider de ne plus financer l’armée, la justice la police en disant que chacun peut veiller à sa propre sécurité.
        De même, la liberté de s’assurer: qu’en serait-il si un automobiliste sur deux n’était pas assuré ? Vous aurez beau dire que c’est sa responsabilité, s’il est insolvable qui indemnisera un blessé ? Quelle assurance vous prendra en charge si le risque est trop grand de vous voir accidenté par un tiers sans assurance ?
        Un cardiaque non assuré doit-il être laissé pour mort ?

        Mais vous avez bien résumé la question: « Mais alors où est l’Etat ? » Comme tout le monde, vous êtes libéral quand tout va bien mais vous demandez où est l’Etat au moindre problème. Quand les cours sont au plus haut, les paysans sont libéraux, dés qu’ils s’effondrent, ils réclament des subventions et des contrôles douaniers.
        Pareillement, vous souhaitez que l’Etat prenne en charge ce qui n’est pas rentable (comme les maladies orphelines) mais comment financera-t-il cette prise en charge si chacun peut s’exonérer de l’effort ?

        Bref, votre vision de la société ne résiste pas au criterium de la pratique. C’est pourquoi il n’est en place nulle part, même dans les pays les plus libéraux.
        Et je suis sûr qu’au fond, au delà des beaux discours, vous êtes rassuré qu’il ne soit pas appliqué. Un peu comme ces ados qui se plaignent que leurs parents ne les lâchent pas mais qui seraient bien désemparés si, tout à coup, ils se retrouvaient seuls pour se gérer.
        Le discours libertarien est celui d’adultes immatures.

        05/10/2014 à 22 h 21 min
        • Jacky Social Répondre

          « Jacky, je n’aurai pas gagné tant que des familles ne pourront se loger convenablement, tant que des enfants ne pourront accéder aux mêmes études que les autres, tant que des gens ne pourront se soigner faute de moyens, tant que des jeunes filles abandonneront certains cursus où elles excellent car trop marqués masculins,…Bref, il reste du travail. » Et bien travaillez, Révérend Jaurès. Rien ne vous en empêche. Ensuite, je suis « Jacky Social » et non « Jacky ».
          « Vous dîtes qu’on n’a pas besoin des socialistes pour avoir des rapports sains dans l’entreprise. Certes. Mais le dialogue entre salariés et dirigeants doit bien être conduit par quelqu’un ». Non, absolument pas! Les mêle-tout et autres parasites, c’est dehors.
          « L’aspect salarial n’est pas le principal objet de négociation dans l’entreprise et il est d’ailleurs souvent réglé de manière individuel. Tout ce que j’ai énuméré et qui est lié à la vie de l’entreprise est l’objet de négociations permanentes ». Cela n’est pas nécessaire qu’on négocie à ma place.
          « Les salaires sont discutés individuellement, mais le syndicat négocie la masse qui sera ensuite répartie ». Cela n’est vrai que dans les démocrassies populaires. Bref, le chef d’entreprise n’a plus rien à dire chez lui. Je comprends pourquoi les entreprises privées se taillent et je les en félicite. Voilà une vraie justice. Les syndicats veulent tout avoir à dire sans assumer les risques. C’est beau le socialisme. Et c’est moi qui suis immature?
          « D’ailleurs, le patronat n’est pas hostile à l’existence de syndicats car il préfère une négociation permanente à des coups de force inopinés ». Ben oui, il faut dire qu’en France, le patronnat n’a pas le choix. Alors, il fait de mauvaise fortune bon cœur.
          « Contrairement à ce que vous dîtes, ce n’est pas avec le système par répartition que les pensions sont les plus basses et les moins stables. Avec la crise, on a vu des septuagénaires américains, britanniques ou irlandais retourner au travail ». Ceci est faux. La crise des sub-primes est due aux politiques socialistes de l’administration de Priape Clinton qui ne sont que le prolongement de ce qui avait été commencé sous Cacahuète Carter.
          « Vous faites la même confusion avec la pyramide de Ponzi que nombre d’intervenants ici. La pyramide de Ponzi c’est payer des intérêts avec l’argent des nouveaux investisseurs ». NON. La pyramide de Ponzi, c’est faire croire qu’il y aura toujours quelqu’un au bout de la chaîne. Même chose avec Mavrodi et Madoff. Et surtout même chose avec l’Etaaat.
          « La retraite par répartition c’est payer des pensions avec les cotisations des actifs. Si cela est une pyramide de Ponzi alors toute assurance (qui indemnise avec les cotisations) en est une également.
          Le système français n’est pas étatique: la sécu est gérée par les partenaires sociaux, il existe un système complémentaire et de multiples produits d’épargne retraite. La cotisation obligatoire existe dans tous les pays. Seul son taux change et donc le niveau des pensions. Il n’existe pas de système avec un taux de cotisations faible et des pensions élevées et garanties ». Tiens, la secu française n’est pas étatique et ne se repose sur la génération active actuelle qui paie pour la précédente. La sécu française est évidemment étatiste et soviétoïde. Avec vois, le communisme soviétique n’est ni communiste, ni soviétique.
          « Vous avez une vision de la liberté elle même liberticide. Quand vous dîtes que la majorité impose son diktat, ce n’est pas la liberté que vous défendez mais la démocratie que vous contestez. En démocratie, chacun présente un projet de société qui est soumis au suffrage. A vous de défendre au mieux votre projet ». NON. C’est trop facile de dire ça. Votre démocrassie n’est que la dictature de la majorité, ce que vous venez une fois encore de confirmer. Les Constitutions occidentales qui sont les lois fondamentales de nos pays ne parlent pas de sécurité sociale d’état car la sécu n’est pas par essence un principe régalien, mais une affaire privée qui relève du droit des contrats, rien d’autre.
          « Le problème est que votre vision de la société convient parfaitement à une minorité de la population mais si cette minorité décidait de s’exonérer du projet adopté alors c’est l’existence même de la société qui serait compromise ». Non, seule l’existence de la social-démocrassie serait compromise. La société, elle survivra à la démise de la démocrassie et du projet de société que vous aimez tant. Ce n’est pas mon projet. Encore une fois, vous êtes terrifiant. Ce que vous décrivez, c’est encore une fois la dictature de la majorité. Vous êtes un totalitaire ennemi de l’individu.
          « Par exemple, si tous ceux qui n’ont pas d’enfants en âge scolaire (retraités, nullipares, quinquagénaires,…) décident de ne plus participer au financement des écoles, s’en est fini de l’éducation ». NON. L’éducation de qualité se paie. L’éducation DOIT être privatisée. Finis alors les programmes scolaires ineptes qui s’apparentent plus à de la propagande socialo-gauchiste qu’à de la formation professionnelle réelle.
          « On pourrait décider de ne plus financer l’armée, la justice la police en disant que chacun peut veiller à sa propre sécurité ». NON, justement pas, car ces fonctions appartiennent à la sphère régalienne traditionnelle càd. légitime de l’Etat.
          « De même, la liberté de s’assurer: qu’en serait-il si un automobiliste sur deux n’était pas assuré ? » Bien sûr, mais là l’automobiliste a le choix de sa compagnie (en général privée) et du niveau de son assurabilité avec un minimum qui est la responsabilité civile.
          « Vous aurez beau dire que c’est sa responsabilité, s’il est insolvable qui indemnisera un blessé ? Quelle assurance vous prendra en charge si le risque est trop grand de vous voir accidenté par un tiers sans assurance ? » J’ai répondu à ce non-argument.
          « Un cardiaque non assuré doit-il être laissé pour mort ? ». Bien évidemment que non, puisqu’il est censé être assuré. S’il ne l’est pas, il sera soigné et devra ensuite remboursé pour le service qui lui aura été fourni. C’est normal non ? Je vous parle de privatisation et de choix libre. Je ne vous parle de ne pas être assuré.
          « Mais vous avez bien résumé la question: « Mais alors où est l’Etat ? » Comme tout le monde, vous êtes libéral quand tout va bien mais vous demandez où est l’Etat au moindre problème. Quand les cours sont au plus haut, les paysans sont libéraux, dés qu’ils s’effondrent, ils réclament des subventions et des contrôles douaniers ». Ceci est une question de mentalité. Je ne demande absolument rien sauf que je souhaite que l’état sorte de ma vie.
          « Pareillement, vous souhaitez que l’Etat prenne en charge ce qui n’est pas rentable (comme les maladies orphelines) mais comment financera-t-il cette prise en charge si chacun peut s’exonérer de l’effort ? » Je ne demande pas que l’Etat prenne en charge les maladies orphelines. Il ne le fait pas de toutes façons et ne le fera pas. Je dis qu’avec une assurance santé privée, c’est le client qui écrit le programme, càd. choisit son assurabilité.
          « Bref, votre vision de la société ne résiste pas au criterium de la pratique. C’est pourquoi il n’est en place nulle part, même dans les pays les plus libéraux ». Ceci est sans fondement. Qu’en savez-vous au juste ? Citez-nous des exemples puisque vous êtes si forts. Je m’incline.
          « Et je suis sûr qu’au fond, au delà des beaux discours, vous êtes rassuré qu’il ne soit pas appliqué. Un peu comme ces ados qui se plaignent que leurs parents ne les lâchent pas mais qui seraient bien désemparés si, tout à coup, ils se retrouvaient seuls pour se gérer ». Faux. Je souhaite au contraire son application immédiate avec libération totale de l’IPP. Nous verrons bien qui sera gagnant. « Liberté » signifie aussi « responsabilité ».
          « Le discours libertarien est celui d’adultes immatures ». D’abord, ce que vous dites est juste de la propagande non-assumée. Ensuite, je ne suis absolument pas libertarien, mais républicain façon USA (et non façon France-maçonnique). Je veux un état compétent mais limité à ses tâches traditionnellement et légitimement régaliennes et qui suive le principe de subsidiarité, l’état n’étant qu’un prestataire de services comme les autres. Et c’est tout. On n’est plus en 1945 et encore moins au 19ème siècle de Jaurès, le 20ème siècle n’ayant véritablement commencé qu’à la guerre de 1914-18, selon les historiens.

          05/10/2014 à 23 h 45 min
        • Jacky Social Répondre

          Pour en terminer le calamiteux et lamentable Jaurès, je dirai que vous et les vôtres au nom d’une pseudo-justice criminelle socialiste avez détruit la France. Que la France vous détruise.

          06/10/2014 à 20 h 29 min
  • DeSoyer Répondre

    Le marxisme et l’islam sont des dangers mortels pour le libéralisme et, en cela, Guy Millière a raison.

    02/10/2014 à 19 h 17 min
  • Fucius Répondre

    Le totalitarisme n’est pas monstrueux en soi.
    Mais la nature humaine et l’avidité du pouvoir font qu’il le devient toujours. Hayek a montré comment dans La route de la servitude.

    En gros, des hommes de bien quoique mégalomanes sont généralement à l’origine du totalitarisme.

    La parade au totalitarisme, c’est le christianisme à cause de son dualisme du pouvoir. En effet si le pouvoir est divisé entre deux autorités, aucune des deux ne peut donc être un pouvoir total.
    Le succès de cette approche est exceptionnel.
    La nature humaine fait que le pouvoir est normalement total, moniste et non dualiste.
    Le détenteur du pouvoir le plus puissant – l’État – finit par s’imposer par la force.

    Le socialisme est exactement cela.
    Il est totalitaire par définition: Aucun sujet n’est hors du domaine de compétences qu’il s’attribue.
    En cela il est une religion similaire à l’islam, et à l’opposé du christianisme.

    À la faveur de la République, il a employé la force publique pour fermer l’école catholique et imposer son monopole dans l’éducation.
    Il a ainsi détruit la France.

    01/10/2014 à 22 h 26 min
    • Jaures Répondre

      Ce que vous dîtes est largement contredit par l’Histoire.
      Le christianisme, idéologie dominante en occident durant 19 siècle a jusqu’au bout lutté contre la laïcité (lire à ce sujet le vehementer nos de Pie X en 1906).

      Par ailleurs, vous parlez de l’Etat comme d’une entité autonome alors qu’il n’est que le reflet de l’organisation de la société.
      L’Etat peut être théocratique, dictatorial ou démocratique. Il est totalitaire dans les deux premiers cas. Dans le troisième, c’est le peuple qui définit les institutions et les lois. La laïcité laisse les religions là où est leur place, dans la conscience individuelle, et les éloigne des institutions.

      Votre volonté de réintroduire le christianisme dans les institutions est totalitaire car cette idéologie est aujourd’hui diluée (les sacrements chrétiens sont délaissés, l’âge moyen des prêtres dépasse les 70 ans,…). Votre idée est donc de l’imposer en la liant à l’Etat, ce qui veut dire que celui-ci serait dominé et limité par une autorité religieuse minoritaire.

      Enfin, ce n’est pas vous qui définissez la « nature humaine ». En fait, personne n’est capable de dire précisément en quoi elle consiste. Les discours différeront selon l’opinion de chacun. C’est là une manière de légitimer son discours: « ce que je dis de l’homme correspond à sa nature, ce n’est donc pas discutable ».

      En somme, vous dénoncez le totalitarisme mais vous en êtes un apôtre: vous souhaitez le retour du christianisme au pouvoir sans que le peuple n’en exprime la volonté et vous définissez vos opinions comme assises sur « la nature humaine » ce qui exclut tout débat démocratique.

      02/10/2014 à 9 h 11 min
      • Jacky Social Répondre

        Jaurès, j’arrête de vous lire dès la deuxième ligne. Le christianisme n’est pas et ne sera jamais une idéologie. Quant à Pie X, Pie Gnouf ou Pie Moqueuse, il n’est pas le Christ et ne représente en rien à la lui tout seul la spiritualité des Evangiles. Ce n’est qu’un pape parmi tellement d’autres. Mais évidemment, comme il représente l’Etat (du Vatican), il vous intéresse plus que le Message. L’Etat, l’Etat, l’Etat, vive l’Etat. En fait, je partage à votre sujet l’opinion de Brenus. Vos idéaux républicains de France ne sont qu’une machine à fabriquer des tordus çàd. des socialos et des gauchistes voulant créer un monde qui marche sur sa tête. En France, vous avez déjà largement réussi. C’est pour ça qu’on ne peut plus prendre les Français au sérieux. Tout ce qui sort de France et qui se prétend intellectuel est actuellement mortifère et sclérosé et donc à proscrire ou à ignorer. Le vide, le néant. Ah Jaurès, que vous êtes un homme merveilleux.

        02/10/2014 à 14 h 06 min
        • Jaures Répondre

          Cher Jacky, ce qui nous différencie, c’est que je prends le temps de vous lire avant de vous répondre.

          « Le christianisme n’est pas une idéologie » dîtes-vous.
          La définition du dictionnaire de l’idéologie est la suivante:  » Ensemble de croyances, des idées caractéristiques d’une personne, d’un groupe, d’une société à un moment donné.  »
          Le christianisme définit des règles de comportement, des sacrements, une éthique,.. Il s’agit bien d’une idéologie (religieuse car s’appuyant sur des croyances spirituelles).
          Pie X était un pape, donc dans la liturgie chrétienne, le successeur de Pierre.
          Vous pouvez ne pas vous reconnaitre dans la liturgie chrétienne mais il faudra dans ce cas nous expliquer ce que signifie pour vous être chrétien.

          Je n’ai fait allusion en aucun cas à la situation de chef d’Etat du Pape Pie X mais, justement, à son message (en l’occurrence le vehementer nos qui fustige la séparation de l’Eglise et de l’Etat).

          Enfin, je ne sais pas si plus personne ne prend au sérieux les Français en raison de leur engagement républicain mais ceux-ci sont loin d’être les seuls engagés dans cette organisation sociale.
          Préférez-vous les théocraties ? Je vous les laisse.

          02/10/2014 à 16 h 02 min
          • Jacky Social

            Oui, Jaurès, mais attendez, le dictionnaire n’est que le dictionnaire. Parfois il peine à trouver le mot juste, ce qui est paradoxal.
            « Le christianisme définit des règles de comportement, des sacrements, une éthique,.. Il s’agit bien d’une idéologie (religieuse car s’appuyant sur des croyances spirituelles) ». Oui et non. Le Christ a proposé des réponses, mais en aucune manière n’en a rendu le contenu obligatoire. Voyez-vous la grande beauté du Christianisme, c’est qu’il n’oblige et ne contraint à rien. « Suivez-moi, comme vous le pouvez ». Bien sûr, le Christ nous prévient sur le Jugement dernier, mais nous rend également responsables de nos choix et de nos actes et évidemment ce n’est pas simple mais ce n’est pas un casse-tête non plus. Enfin, le grand reproche qu’on a vous à vous faire réside moins dans vos opinions (qui valent ce qu’elles valent, c’est vous que ça regarde – bon, je ne suis un fan, c’est clair, mais c’est pas grave) que dans votre besoin quasi-maladif de tout vouloir catégoriser, sauf quand on touche à certaines choses comme l’état. Je lis le livre de Valérie et je le trouve très beau. Mais il paraît que c’est mal de lire ce livre qui me permet d’apprécier la dame et même Hollande (moi, qui voue une haine féroce au socialisme et à tous les petits pères des peuples qui sévissent partout, particulièrement en France). Dans une certaine mesure, je suis contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais je comprends bien les athées. Moi, je préfèrerais une séparation entre mon compte en banque et l’Etat. Ce serait un vrai grand progrès.

            02/10/2014 à 17 h 47 min
          • Jaures

            J’ai cité le dictionnaire pour vous dire que c’est dans ce sens que j’avance que le christianisme est une idéologie.

            Le Christ est une chose, ceux qui parlent ou ont parlé en son nom en est une autre.
            Nul ne sait ce qu’a réellement dit le Christ. Lui-même n’a rien écrit. Comme pour Socrate, on doit se contenter de témoignages et on sait que l’Eglise n’a conservé que 4 évangiles dont la rédaction définitive date du IVème siècle.
            L’Eglise n’a ensuite guère agi comme vous le dîtes, laissant chacun vivre à sa guise son chemin spirituel. En fait, les hérétiques ont été massacrés.

            Personne ne vous interdit de lire le livre de l’ex 1ère dame (vous n’êtes d’ailleurs apparemment pas le seul).
            De même, personne ne vous interdit d’ouvrir un compte dans une banque privée ou étrangère.
            Mais si vous pensiez aux impôts, si en payer ne fait plaisir à personne, je préfère cependant faire partie de cette catégorie que de celle qui en est exonérée faute de revenus suffisants.

            02/10/2014 à 21 h 55 min
          • Jacky Social

            Un autre problème avec vous est qu’il faut tout reprendre depuis le début. Je n’ai pas le temps d’écrire des pages sur des choses élémentaires. Vous êtes d’une extrême mauvaise foi et on s’arrête là. Vous confondez absolument tous les genres. La panade totale. Si la majorité des Français sont comme vous, c’est certain que le pays n’est pas prêt de s’en sortir.

            03/10/2014 à 9 h 11 min
          • Jaures

            Ne pensez pas que ceux qui pensent différemment de vous sont forcément de mauvaise foi.
            Vous avancez des arguments auxquels je réponds. Si mes réponses sont erronées ne manquez pas de les réfuter.

            03/10/2014 à 9 h 25 min
        • Jacky Social Répondre

          Certes. Mais là n’est pas la question. Je n’ai pas de leçon à vous donner. Je n’ai pas le temps de formuler de longs commentaires détaillés et illisibles car trop longs, mais ce que vous reprochez à l’Eglise ressemble fort à ce que je reproche au socialisme et à l’étatisme, la grande différence étant que les Evangiles ne sont pas une constitution comme l’islam, ni un traité d’économie suicidaire comme le socialisme, où tous les apostats de ces deux « religions » sont condamnés à mourir, les uns par le sabre, les autres dans des camps. Et puis, il faut dire aussi que l’Eglise n’arrive pas à la cheville du socialisme quant il s’agit d’anéantir l’Humanité au nom de principes fallacieux. On lui reproche l’Inquisition, mais on oublie le passé récent qui bat tous les records avec le nazisme, le communisme et le fascisme qui ne sont que des déclinaisons du socialisme et de l’étatisme outranciers, le totalitarisme. Ce que je reproche à l’Eglise catholique, c’est de prêcher un socialisme chrétien. Les prêtres ne comprenant rien à l’économie, dès qu’ils sortent de la spiritualité, s’embrouillent et embrouillent les gens. Il n’y a alors plus de choix. Alors, si vous voulez, le christianisme n’est pas une idéologie, mais le catholicisme au sens de l’infaillibilité papale et autres pourrait en être une. Je rejette en partie l’interprétation économique des Evangiles faite par l’Eglise catholique, car le Christ a dit autre chose et les exégètes se sont souvent trompés, biaisés par leur idéologie d’une « économie sociale et égalitariste » à la noix. Celui qui crée gagne. Sinon, à quoi cela sert-il? Celui qui offre des services, également. La Bourse est un lieu qui peut être considéré comme la foire aux profiteurs, ce n’est pas toujours faux, mais sans la Bourse, on coule à pic. Pensez-y. Remettez certaines de vos conceptions en question au lieu d’essayer de nous convaincre que le vrai Jaurès et consorts avaient raison, car cela est faux. Complètement faux. Mais où sont donc passées la RDA et l’URSS? On se le demande. Dans les égouts de l’Histoire ! A moins que les Russes et les Allemands n’aient rien compris. Les Français eux comprennent mieux et dégustent. Et ils adorent ça car ils en redemandent. Comme ça fait plaisir à voir.

          03/10/2014 à 17 h 57 min
          • Jaures

            Vous avez une vision étriquée du socialisme.
            Vous citez le stalinisme mais ce n’est là que le prolongement du tsarisme se parant d’une idéologie nouvelle. Staline fut un tyran comme bien d’autres, se légitimant avec le socialisme comme d’autres l’ont fait avec des religions ou commettant les pires méfait en se réclamant de la liberté.

            Les socialistes ont gouverné dans presque tous les pays démocratiques. Plus de 8 décennies en Suède, en Allemagne, en Italie, en Espagne,…Les socialistes font partie de la démocratie: ils offrent une alternative aux politiques conservatrices.

            Il faut concevoir qu’on puisse être socialiste sans être stalinien comme on peut être chrétien sans être théocrate ou inquisiteur.
            Je suis socialiste car attaché à l’égalité des chances, à la négociation pour le partage des richesses, aux services publics qui permettent que la santé, l’éducation et la culture ne soient pas que des marchandises, à la laïcité.
            Ces valeurs font-elles de moi un monstre ?

            03/10/2014 à 23 h 21 min
          • Jacky Social

            Oui, Jaurès, pour moi, vos propos sont monstrueux et tout-à-fait scandaleux. Vous êtes un totalitaire. Bien sûr, car vous nous obligez à vivre dans votre démocrassie populaire au socialisme soft auquel on est obligé de souscrire. Si moi, je suis pour le home-schooling, si moi je ne souhaite pas votre sécurité sociale étatiste qui n’est qu’un interventionnisme obligatoire et outrancier dans ma vie privée, où est ma Liberté? Vous voulez du socialisme, payez-le vous-même. N’obligez pas les autres par une fiscalité délirante et répressive à participer à cette imposture. Un exemple car il ne s’agit pas que d’argent. Je suis contre l’avortement. pourquoi mon argent doit servir à financer les remboursements de la sécu alors que cela va totalement à l’encontre de mes principes moraux? Quant à votre démocrassie qui n’existe que lorsque tout le monde dit et est d’accord sur la même chose, elle n’est que la dictature de la majorité, rien de plus et donc du jour au lendemain, cette majorité pourrait très bien décider de nationaliser toute la propriété privée. Ben quoi? C’est la démocrassie, non? Moi, je suis républicain façon USA, càd. je souhaite un état limité qui se concentre sur ses tâches traditionnellement régaliennes en respectant le principe de subsidiarité envers les citoyens. Je ne suis pas demandeur des services étatistes et donc je ne suis pas tenu de participer aux frais. Je roule en voiture, donc je paie ma taxe de roulage servant à entretenir le réseau routier. Cela me semble logique et le bon sens même. Alors on m’a dit que je devais quitter le pays (avec moi, on peut dire ça, mais pas aux musulmans qui n’aiment pas nos valeurs occidentales. Sinon, on les stigmatise, voyez-vous). Pourquoi quitter le pays? On a bien des lois pour que les homosexuels vivent leur vie. Très bien. On peut aussi laisser les libéraux tranquilles. Comme je le dis, votre démocrassie, c’est du vent. De la dictature, une de plus, obéissant juste à une majorité de profiteurs, de ploucs et de moutons. Vous voulez de l’égalité des revenus? Très bien, je m’arrête de travailler et m’inscris au chômage. Maintenant, je vous implore de m’aider Jaurès. SVP aidez-moi. J’ai envie de vivre sur votre compte, vous êtes tellement juste, bon et surtout sui généreux avec l’argent des autres. Allez, Jaurès, par ici les allocs, merde. Grouillez-vous. J’attends. Partageons, partageons, Patachons. La social-démocrassie va mal et je lui souhaite tous les jours que Dieu fait de crever le plus vite possible. Moi, je n’aime ni les pauvres, ni la pauvreté. Eux-mêmes ne les aiment pas non plus. La première chose qu’un pauvre vous dira, c’est: « Sortez-moi de là ». Et donc je vous pas en quoi la pauvreté fait envie. Curieusement, le socialisme n’aime pas sortir les gens de leur misère, sinon il perd le contrôle (c’est le cas de le dire) et serait vite remiser au musée des folies de l’Histoire.

            04/10/2014 à 9 h 03 min
          • Jaures

            Jacky, il faut répondre à ce que j’écris et non à ce que vous fantasmez.
            Où ai-je écrit que je veux une égalité des revenus ? Cela n’a pas de sens. J’ai dit une égalité des chances et des droits. C’est à dire que chacun puisse réussir sa vie quelle que soit son origine sociale.

            Le partage des richesses se négocie au sein de l’entreprise entre les salariés et les actionnaires: quelle part aux uns et aux autres, quelle part à l’investissement. Je souhaite une société où cette négociation soit libre et transparente.

            Vous n’êtes pas d’accord avec la sécurité sociale ? Il existe des mouvements libéraux qui militent contre (comme le MPLS). Travaillez avec eux, convainquez les électeurs, jouez le jeu de la démocratie. Ou bien militez contre la démocratie mais que proposez-vous de mieux ?
            La sécurité sociale est l’objet d’un consensus. Vous préférez le système américain ? Mais celui-ci est moins efficace et extrêmement coûteux: d’un côté une part du PIB proche du double de ce qui est consacré à la santé en Europe, de l’autre des files d’attente dans les free clinics.

            Plus généralement, vous dîtes que vous voulez avoir la liberté de tout faire. Mais la liberté s’organise. Vous avez le droit de vous déplacer mais devez respecter le code de la route. Vous pouvez fumer mais pas dans les lieux publics. Si vous êtes contre l’avortement, dissuadez les femmes de le faire ou, mieux, militez pour une réelle éducation sexuelle en milieu scolaire:aux Pays-Bas, cette action a depuis permis la baisse constante du nombre d’avortements particulièrement chez les mineures.

            Enfin, une société a besoin de solidarité. Vous ne pouvez dire « je ne me sers pas de cela donc je refuse de payer pour les autres » car nous faisons tous un jour partie d’une minorité. Nous ne sommes pas un troupeau de mammifères qui accepterait d’abandonner les plus faibles, les malades, les handicapés, les égarés. Rien ne dit que vous n’aurez pas un jour besoin de cette solidarité. Ne raisonnez donc pas à courte vue.

            04/10/2014 à 9 h 32 min
          • quinctius cincinnatus

            réponse à @ Jaurès ( rien que pour pour le  » fun  » )

             » nous ne sommes pas un un troupeau de mammifères qui abandonnerait ses malades, ses handicapés , ses  » égarés  » ***( sic )  » …. pas étonnant que vous fassiez toujours parti du … troupeau de mammifères !

            P.S. *** par  » égarés  » vous  » stigmatisez  » qui ? nous ? ceux qui veulent nous détruire et pas seulement les fanatiques musulmans mais tout aussi bien les Taubira, les Hamon , les Belkacem etc … je ne parle pas de Montebourg ce guignol autunois ! ou bien voulez vous parler tout autre chose ?

            04/10/2014 à 14 h 10 min
          • Jaures

            Quinctius, j’entends par égaré, comme l’indique le dictionnaire, ceux qui se sont perdus.
            Je dis justement que nous ne sommes pas un troupeau d’animaux et que nous devons considérer et aider les plus faibles et les plus démunis.

            04/10/2014 à 14 h 23 min
          • Jacky Social

            Jaurès : je vais vous répondre point par point (ce que je n’ai pas toujours fait, c’est exact, mais pour la raison que je voulais aller à l’essentiel et ne pas faire trop long). J’ai voulu vous répondre hier de l’aéroport de Vienne entre deux avions mais la connexion s’est coupée et le commentaire a été perdu. Je recommence aujourd’hui.

            « Jacky, il faut répondre à ce que j’écris et non à ce que vous fantasmez ». Je ne vois pas en quoi je fantasme. Simplement, nous ne serons JAMAIS d’accord. C’est le mon qu’on puisse dire.

            « Où ai-je écrit que je veux une égalité des revenus ? Cela n’a pas de sens. J’ai dit une égalité des chances et des droits. C’est à dire que chacun puisse réussir sa vie quelle que soit son origine sociale ».
            Dites cela au Péhesse, qui n’a à la bouche que la bave haineuse servant à asséner la justice sociale par la confiscation de l’argent des autres au nom de la lutte des classes et autre incitation à la haine sociale. En fait, le PS se fout bien de l’égalité et des droits et des chances (sauf quant il s’agit de ceux des populations de remplacement). Il y a aussi les « Droits Jacky », les fameux Jacky Sociaux. Plus naïf, tu meurs.

            « Le partage des richesses se négocie au sein de l’entreprise entre les salariés et les actionnaires: quelle part aux uns et aux autres, quelle part à l’investissement. Je souhaite une société où cette négociation soit libre et transparente ».
            Non, ces relations intra-entreprises sont gérables sur une base contractuelle et non par l’intermédiaire de syndicats mafieux et violents qui n’ont fait que faire fuir le « méchant » capital. Leurs victoires ne sont en fait que des échecs. Le dialogue à sens unique en refusant de tenir compte des contraintes économiques, c’est suicidaire, Jaurès.

            « Vous n’êtes pas d’accord avec la sécurité sociale ? Il existe des mouvements libéraux qui militent contre (comme le MPLS). Travaillez avec eux, convainquez les électeurs, jouez le jeu de la démocratie. Ou bien militez contre la démocratie mais que proposez-vous de mieux ? ».
            C’est bien socialiste, ça, militer. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de liberté telle que reconnue dans les Constitutions occidentales. Le principe de subsidiarité n’est pas du tout appliqué. Subsidiarité = l’Etat ne se substitue au citoyen-individu uniquement pour ce que celui-ci ne peut pas faire lui-même.

            « La sécurité sociale est l’objet d’un consensus ». Tiens, c’est nouveau, ça. De quoi parlez-vous ? Si mes souvenirs sont bons et ils sont bons, je n’ai jamais eu à donner mon avis, ce qui ne suffit pas, car je veux vivre selon mes principes libéraux, comme les homos vivent selon leurs principes. Je n’ai que faire du consensus des autres pris en mon nom sans que je n’aie rien eu à dire. On veut bien mes impôts, mais surtout que je la ferme. Nous sommes dans un cadre fascistoïde.

            « Vous préférez le système américain ? » Oui.

            « Mais celui-ci est moins efficace et extrêmement coûteux: d’un côté une part du PIB proche du double de ce qui est consacré à la santé en Europe, de l’autre des files d’attente dans les free clinics ». Ceci est faux, Jaurès. Quelle mauvaise foi. En ce qui concerne l’efficacité, nous avons vu où en étaient la France et son efficacité lors de la canicule de 2003 (25.000 décès parmi les personnes les plus fragilisées que vous défendez tellement). Gérer, c’est prévoir. Il ne s’agit pas de prévoir la canicule mais que faire en cas d’urgence en pareil cas. A quand un plan « Vigie-Jaurès » ?

            « Plus généralement, vous dîtes que vous voulez avoir la liberté de tout faire ». Je n’ai pas dit ça. J’ai seulement parlé de la façon de gérer ma vie et mon patrimoine sans l’interventionnisme de l’état sans enfreindre des règles débiles. Notre main d’œuvre est trop chère et donc non compétitive, que vous aimiez la mondialisation ou non. Il ne s’agit pas de payer des salaires de Chinois aux Français. Mais de savoir que lorsque vous payez par ex. 1.000 euros à un employé, il vous en coûte, à vous chef d’entreprise, le double en charges sociales. On fait « Fifty-Fifty » en quelques sortes. C’est de l’extorsion de fonds façon mafia. Tout cela doit être revu le plus vite possible. Sinon je ne vois pas comment votre économie va s’en sortir, à moins que vous ne vouliez tout soviétiser. Alors là vous coulerez à pic et je ne vois pas comment vous pourrez sauver votre beau et magnifique pays la France. Les pensions doivent être privatisées ou en tout cas le choix entre public et privé (sans complémentarité) doit exister. Le système actuel est illégal/ c’est un système à la Ponzi. Une pyramide normalement interdite par la Loi et les règles que vous aimez tant. Qui paiera nos retraites? Les populations de remplacement?

            « Mais la liberté s’organise ».
            C’est-à-dire ? S’agit-il de « liberté encadrée » ? C’est bien socialiste, ça. Il ne peut y avoir de liberté si elle est encadrée comme il ne peut y avoir de liberté sans liberté économique. Ce n’est pas aux fonctionnaires et aux politiques de déterminer combien je dois « raisonnablement » gagner. On dit toujours « ils gagnent trop », mais je n’entends jamais personne dire « ils gagnent trop peu ». On voit l’encadrement de la liberté chez vous, en France, notamment par les énarques. Quelle catastrophe ! Souvenez-vous de Frédéric Bastiat : « L’Etat est cette fiction par laquelle tout le monde s’efforce de vivre au crochet de tout le monde ». Et celle de Lincoln : « On n’enrichit pas les pauvres en appauvrissant les riches ». Ce qu’il faut faire Jaurès, c’est agrandit le gâteau afin que chacun participe par son travail. Pour moi, la société est une somme d’individualités et nom un collectif soviétique fait essentiellement de tire-aux flancs.

            « Vous avez le droit de vous déplacer mais devez respecter le code de la route. Vous pouvez fumer mais pas dans les lieux publics ». Si je respecte le code de la route, c’est d’abord pour ma propre sécurité. Je veux que l’on respecte mon intégrité physique comme je respecte celle des autres. C’est d’abord dans mon intérêt moral que je le fais et pas pour faire plaisir à l’état.

            « Si vous êtes contre l’avortement, dissuadez les femmes de le faire ou, mieux, militez pour une réelle éducation sexuelle en milieu scolaire: aux Pays-Bas, cette action a depuis permis la baisse constante du nombre d’avortements particulièrement chez les mineures ». Encore une fois, vous n’avez compris mon propos. Pour moi, les gens sont libres. S’ils veulent avorter, et bien qu’ils le fassent. Moralement, je trouve que c’est péché très grave au sens chrétien, mais qui suis-je pour les en empêcher ? Ce que je veux, c’est que mes impôts n’ont pas à financer des choses immondes dont le fondement est immoral. Cela va à l’encontre de mes principes philosophiques et religieux. L’état ne peut être au-dessus de cela. Les convictions ont leur importance. Enfin, les Pays-Bas ne sont en rien un exemple et encore moins un bon exemple à suivre.

            « Enfin, une société a besoin de solidarité ». La solidarité est un acte librement consenti et non une obligation coercitive imposée par l’état. Au nom de quoi, je vous prie ? Puisque l’Eglise et l’Etat sont séparés. De quelle morale parlez-vous ?

            « Vous ne pouvez dire « je ne me sers pas de cela donc je refuse de payer pour les autres » ». Ah mais si justement. C’est exactement ça. Obligez-vous les gens qui ne conduisent à payer pour vos routes ?
            « car nous faisons tous un jour partie d’une minorité ». Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

            « Nous ne sommes pas un troupeau de mammifères qui accepterait d’abandonner les plus faibles, les malades, les handicapés, les égarés. Rien ne dit que vous n’aurez pas un jour besoin de cette solidarité. Ne raisonnez donc pas à courte vue ». Ben disons si l’état me remboursait toutes les charges sociales versées par mes employeurs en mon nom ou par moi-même, je serais déjà riche à million, de quoi m’offrir des assurances santé et pensions en béton armé.
            En conclusion : vous êtes bien un totalitaire càd. un ennemi juré de la Liberté individuelle.

            05/10/2014 à 13 h 24 min
      • Fucius Répondre

        Vous ne comprenez pas le totalitarisme.
        La racine est pourtant claire: Total.
        Le pouvoir est totalitaire quand son domaine d’autorité n’a pas de limite.

        Dans l’Histoire, c’est le christianisme qui introduit la possibilité d’un pouvoir limité, car Jésus a revendiqué une autorité suprême sur un domaine très restreint de questions, et sans contraindre personne.
        Cela signifie que ces questions sont hors de la compétence de l’État – car l’État contraint.
        C’est pourquoi vos contradicteurs vous accusons de vouloir soumettre les autres à vos opinions, avec raison: Vous n’admettez aucune limite à cela.

        Vous semblez considérer comme totalitaire le fait de soustraire quelques sujets au débat démocratique: Ce n’est pas le totalitarisme. Le totalitarisme consisterait à les y soustraire tous.

        Ce que vous prônez, c’est de ne soustraire AUCUN sujet de l’ordre temporel. Or même si cela semble être le contraire du totalitarisme, c’est aussi le totalitarisme.
        Les extrêmes se rejoignent.
        Car alors le pouvoir temporel (l’État, votre idole) est totalitaire, il a autorité sur tout.
        Donc on n’est pas en régime laïc.

        02/10/2014 à 23 h 31 min
        • Jaures Répondre

          Pardonnez moi mais je trouve votre argumentaire extrêmement nébuleux. Je vais cependant tenter d’amener des réponses.

          Tout d’abord, je ne fais pas de l’Etat une « idole ». L’Etat, c’est l’organisation politique d’un pays. Il peut revêtir des formes fort diverses. Je suis contre tout état théocratique ou dictatorial. Je ne crois pas qu’un pays puisse se passer d’état, c’est pourquoi je suis pour un état démocratique et laïc c’est à dire dont le peuple décide de l’organisation et qui respecte les libertés de conscience et de culte.

          L’Eglise n’a parlé du Christ comme précurseur de la laïcité que lorsque celle-ci a été appliquée. Auparavant, il n’en était pas question. Les textes sacrés disent ce qu’on veut leur faire dire. S’appuyant sur les même textes, on avait plutôt défendu la théorie des « 2 glaives » depuis des siècles.

          Bien sûr que l’Etat démocratique et laïc ne traite pas de tout sujet. ! Il n’y a pas de religion ni de philosophie d’Etat: vous pouvez croire en ce que vous voulez, pratiquer votre culte, exprimer votre foi ou votre doute,… L’Etat n’interviendra pas tant que vous respectez les lois admises démocratiquement.

          On peut critiquer l’Etat démocratique et laïc, c’est même une de ses vertus, mais je ne connais pas présentement et historiquement de meilleure institution. C’est pourquoi je le défends.

          03/10/2014 à 9 h 46 min
          • Jacky Social

            Jaurès:
            « Vous avez une vision étriquée du socialisme.
            Vous citez le stalinisme mais ce n’est là que le prolongement du tsarisme se parant d’une idéologie nouvelle. Staline fut un tyran comme bien d’autres, se légitimant avec le socialisme comme d’autres l’ont fait avec des religions ou commettant les pires méfait en se réclamant de la liberté ». Le socialisme ne se limite pas au stalinisme. Par contre, il est souvent violent, mais toujours répressif. Ne noys limitons pas au stalinisme en effet. Il y a aussi le lambertisme, le trotskysme, le nazisme (socialisme nationaliste), le castrisme, les Kherms rouges (de honte sans doute), le fascisme (Mussolini se réclamant socialiste, ce qu’il était en effet), Pol Pot (qui ne chipotte pas avec le socialisme, Paris-Bercy et ses méthodes répressives. Vous nous parlez d’égalité des droits. Très bien. Pourquoi alors ne pas instaurer une fiscalité égalitaire où chaque citoyen serait égal devant la Loi par un taux unique, exemple un IPP de 10% max. par citoyen en âge de payer des taxes. En quoi votre grand amour l’Etat et ses marquis à la poche trouée, un vrai tonneau des Danaïdes, est-il qualifié pour instaurer un système pervers et injuste de redistribution? Cela empêche la dynamique de promotion socio-professionnelle en tuant la motivation. Il est normal q

            05/10/2014 à 15 h 54 min
  • BRENUS Répondre

    En fait de totalitarisme actuel, voyez ce fumiste de jojo et ses amis, payés à venir pourrir ce site de ses inepties et fausse culture. Leur but est de vous imposer un totalitarisme intégral. Un peu comme les islamistes. Raison pour laquelle ils font la promo de leur idéologie de mort.

    01/10/2014 à 20 h 12 min
    • Jacky Social Répondre

      Il est normal que ceux qui travaillent plus et mieux gagnent plus et mieux. Le socialisme, credo des envieux et des moutons, est toujours l’ami des camarades-losers. C’est vrai que pour vous, « travailler » signifie « être exploité », d’où la semaine des 35 heures (encore une aberration soviétoïde). Que crée le socialisme sinon des pauvres depuis 125 ans? Le socialisme a eu son heure de gloire en dénonçant les travers d’une société du 19ème qui était seulement précapitaliste et dont la production était insuffisante et très mal organisée dans son mode de fonctionnement entrepreneurial. Mais on ne crée pas une économie qui fonctionne si celle-ci n’est pas basée sur l’offre. L’URSS et MaoTsé Toung, la mouche tsé-tsé du coche, nous l’ont prouvé amplement. Nous avons besoin de réformes libérales et nous avons besoin de cesser la fondation d’une société basée sur les populations de remplacement. Vous m’avez l’air d’être un personnage bien aigri vivant dans un gros HLM miteux ou dans un minuscule pavillon de banlieue pourrie où ne vivent que des envieux grincheux ayant qâché leur vie à croire dans une billevesée appelée « ETAT ». Lamentable!

      05/10/2014 à 16 h 05 min
  • Jacky Social Répondre

    Les analyses de Guy Millière n’appartiennent pas au militantisme. L’auteur est toujours pertinent, surtout lorsqu’il évoque les Etats-Unis. Je ne vois pas en quoi le néoconservatisme vous dérange. Moi, ce sont des Védrine qui me dérangent. Je ne vois pas en quoi le néoconservatisme est un gauchisme. Quant à George W. Bush, comme je suis assez réfractaire à la propagande véhiculée par la désinformation systématique de nos media, leur influence sur mon opinion quant au Président G.W. Bush a été quasi-nulle. Je vous dirai même que je trouve que c’est bien dommage qu’il ne soit plus à la MB. On ne parlerait pas de l’ISIL et autres messages de paix et d’amour. Votre analyse sur les hégéliens, les kanssiens et je ne sais quels autres adeptes involontaires de penseurs complètement ringards, me fait sourire tellement ces références sont pédantesquissimes. Vous voulez simplement nous ressortir la même chose que les media juste sous une forme intellectualisée qui sentirait bon « la vraie culture ». Mwouais. C’est aussi convaincant que l’islam est un message de paix et d’amour. Guy Millière nous fournit une très bonne analyse de ce qu’est la France: antilibérale, anti-liberté, collectiviste, dirigiste, étatiste, sclérosée, et socialiste jusqu’à l’os. Bref, la risée (la France ne compte plus tellement, heureusement) et le boulet du monde occidental (la France est dans une situation de pré-totalitarisme). Il faut sortir un peu, cher ami. La vérité n’est jamais belle.

    01/10/2014 à 13 h 33 min
    • Anomalie Répondre

      Merci de m’avoir lu !

      01/10/2014 à 14 h 16 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        C’ est vrai que votre prose qui se voudrait être roborative est principalement assez indigeste …

        02/10/2014 à 16 h 32 min
        • Anomalie Répondre

          Il suffit de prendre un peu de son temps et de lire… Mais je vous le concède, cette fois-là, je n’avais pas le temps de bien écrémer et de rendre le ragoût plus roboratif qu’indigeste !

          02/10/2014 à 17 h 13 min
  • Anomalie Répondre

    Estimer ou non un militant – car Guy Millière est davantage un militant qu’un intellectuel – est chose complexe : je souscris, par exemple, à 100 % à son analyse de l’Islam et de la question israélo-palestinienne, mais ne peux le suivre sur la question du néoconservatisme et de son soutien quasi-religieux (ou stalinien, c’est selon…) à George W. Bush, soutien tellement inconditionnel qu’il en devient touchant de mauvaise foi (ou de militantisme aveugle, c’est selon également…).

    En l’espèce, sa dénonciation quasi conspirationniste d’un gramscisme larvé entravant la pénétration de SES propres idées pourrait être amusante si elle ne s’appliquait pas à sa propre mouvance idéologique. Car même si Guy Millière ne l’admettra jamais, le néoconservatisme n’est rien moins qu’un gauchisme de droite, un trotskisme inversé qui a régénéré la droite américaine et a gardé ses mêmes travers infantiles de jeunesse.

    Dès 1995, un remarquable article de John B. Judis dans la revue Foreign Affairs sur « la révolution néoconservatrice » s’interrogeait déjà sur la résurgence quelque peu anachronique d’une pensée empreinte de trotskisme dans les écrits de cette école de pensée qui préparait alors l’après-Clinton. Il voyait déjà dans la « vision idéaliste de l’internationalisme », dans l’idée même de « considérer la politique étrangère comme une croisade », une sorte de « trotskisme inversé ». La notion même de révolution mondiale en évoque une autre : celle qui consiste à « exporter la démocratie », pour reprendre les termes de Joshua Muravchik. Avec ses amis de la revue Commentary, ce dernier tourna le dos à la gauche traditionnelle, dont il était issu, au moment où celle-ci sombrait dans le pacifisme, après la guerre du Vietnam, pour jeter les bases du néoconservatisme.

    Le néoconservatisme est le fruit d’un quarteron d’anciens gauchistes transmutés en néoconservateurs, qui ne promeuvent rien d’autre qu’une resucée de la révolution permanente de Trotski, mais empreinte de moralisme, visant à détruire les institutions et les structures existantes, et fondée sur l’espérance millénariste que toute violence va prendre fin dans un monde meilleur et plus heureux. Empreints d’idéologie, amoureux des théories, ces trotskistes de droite ont trouvé dans la défense de l’Amérique et de sa « destinée manifeste » un substitut à leurs projets d’antan. Michael Lind, de la New America Foundation, abonde dans ce sens : « Ils nomment leur idéologie « wilsonisme », écrit-il, mais c’est en réalité la théorie de la révolution permanente chère à Trotski ». Leur Grand Soir est celui du triomphe de la démocratie sur l’ensemble de la surface du globe, et la méthode pour y parvenir est la guerre, comme l’explique notamment Max Shachtman, autour duquel ont gravité des intellectuels de premier plan comme Albert Wohlstetter ou Irving Kristol et des politiques comme Wolfowitz. Des jeunes loups venus d’extrême gauche qui, à l’époque, constituaient une main-d’œuvre de premier plan pour ferrailler contre les communistes.

    Bref, le néoconservatisme est le stade ultime du gauchisme. Gauchisme qu’exècre par ailleurs Guy Millière, allez comprendre. « La guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens », a dit Clausewitz dans un aphorisme souvent cité. Le néoconservatisme, lui, est la poursuite du gauchisme par d’autres moyens. Plus précisément, il s’agit d’une refondation moraliste de l’internationalisme trotskiste.

    Contrastant avec les deux courants traditionnels de la « vieille droite » américaine (le réalisme et l’isolationnisme), une « New Right » américaine est apparue au début de la guerre froide, menée par la National Review, dont le directeur était alors William Buckley Jr. En quoi consiste cette nouvelle droite ? Il s’agit d’un messianisme démocratique, qui restructure le wilsonisme traditionnel autour d’une nouvelle Manifest Destiny portée par des critères moraux. Dans la foulée, une nouvelle garde d’intellectuels trotskistes a rejoint ce mouvement en faveur de la liberté, sur la base d’une critique féroce de la faillite morale du communisme. Mais sans abandonner ce qui fait l’essence du trotskisme : l’internationalisme, et le manichéisme entre le Bien et le Mal. Ce revirement idéologique est symptomatique de l’évolution de ces hommes issus du trotskisme auxquels le totalitarisme a définitivement montré que la guerre était devenue le moteur de l’Histoire ; ils sont mus par la recherche d’une révolution nouvelle, une révolution spirituelle et morale.

    Ces universitaires étaient Irving Kristol (surnommé « le pape du néoconservatisme »), Daniel Bell, James Burnham, Seymour Martin Lipset, Patrick Moynihan. Organisés en associations, ils fondent des revues politiques pour diffuser rapidement leurs idées : Encounter, The Public Interest, The National Interest. Ils seront rejoints par Norman Podhoretz, qui a créé de son côté Commentary, dont la ligne éditoriale se résume à un soutien sans faille à l’Etat d’Israël et à une opposition virulente à ce qu’il appelle « le défaitisme de la New Left », accusé de la débâcle du Vietnam. Tous ces intellectuels se forment aussi aux relations internationales, et défendront l’implication croissante de l’armée américaine dans le monde afin de contenir la progression de l’empire soviétique. Ils se vivent comme les légions d’une guerre permanente pour la Liberté et le Bien.

    Durant les années 80, une nouvelle génération prend la relève : William Kristol (fils d’Irving et fondateur du Weekly Standard), Paul Wolfowitz, Paul Kagan, Francis Fukuyama (qui s’est depuis éloigné du mouvement néoconservateur), Daniel Pipes (qui ne ne considère pas comme appartenant strictement à cette mouvance). Désormais organisés en think-tank, les néoconservateurs sont passés maîtres en art du lobbying, et fondent le PNAC pour convaincre les administrations américaines successives d’adopter les solutions néoconservatrices en matière de politique étrangère. Héritage de l’internationalisme gauchiste à l’extérieur. Révolution culturelle et morale à l’intérieur. C’est la victoire de George W Bush en 2000, et surtout le 11 septembre, qui permet à ce courant au départ intellectuel d’émerger comme une véritable force politique.

    Sur le plan philosophique, le néoconservatisme est profondément hégélien, là où les réalistes sont des machiavéliens et les wilsoniens des kantiens. Hégéliens, ils le sont à travers l’idée de la lutte, de la puissance, et du déterminisme historique. Avec les wilsoniens, ils partagent l’idée qu’un monde à l’image de l’Amérique serait un monde meilleur, et que la démocratie et le libre-échange étant facteurs de paix, ils devraient à ce titre être promus, voire imposés dans le reste du monde. C’est ainsi que s’est opérée la jonction presque naturelle avec les dissidents moralistes du trotskisme, auxquels l’expérience marxiste a également enseigné l’hégélianisme. Les néoconservateurs puisent donc un certain nombre d’éléments dans l’expérience marxiste, à la fois dans l’idéologie trotskiste-léniniste, et aussi à travers le combat que nombre de trotskistes ont mené contre le stalinisme puis le communisme en général. Parmi ces éléments, l’idée de la guerre permanente – corollaire de la révolution permanente de Trotski ; et l’idée d’une élite dirigeant les masses, c’est-à-dire d’un parti d’avant-garde détenant la vérité que ne comprennent pas nécessairement les masses populaires. Ce complexe de supériorité surnage dans presque chaque ligne de la propagande néoconservatrice, brocardant la « désinformation » de masse ourdie par les médias traditionnels, ce dont Guy Millière se fait très bien l’écho. Quand Bush déclare que « ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » on se retrouve quelques décennies en arrière avec Lénine. De la lutte anti-communiste, le néoconservatisme tire enfin une profonde haine des totalitarismes : c’est de là que vient l’idée d’une guerre préemptive, concept qui se rattache parfaitement avec celui de guerre permanente et qui en tant que tel constitue l’ossature de la politique étrangère de Bush.

    La fameuse (et fumeuse) « guerre contre la terreur » traduit parfaitement en des termes politiques l’idéologie de la guerre permanente. Les néoconservateurs sont parvenus à flatter l’ego collectif du peuple américain avec l’idée d’une hégémonie américaine au service de la liberté universelle.

    Bref, de Trotski à George W. Bush, une seule et même obsession : la croisade morale pour le bonheur de l’humanité… Il est donc tout à fait cohérent de retrouver dans les rangs de cette nouvelle « internationale » les anciens gauchistes qui ont troqué leur détestable logomachie communiste et internationaliste pour le néoconservatisme et le moralisme. Ils ont toutefois conservé de leurs amours de jeunesse le poison du pire : la prégnance de l’idéologie sur toute autre considération, le sectarisme, et une foi inébranlable en leur dogme qu’aucune réfutation par les faits ne saurait atteindre. Ils ont conservé jusqu’aux réflexes pavloviens de l’assimilation idéologique, en recyclant les slogans simplistes et publicitaires des gauchistes, adaptés aux situations contemporaines : on est ainsi passé du « CRS-SS » soixante-huitard au « Saddam Hussein = nazi » néoconservateur. La vision manichéenne du monde professée par cette cohorte d’idiots utiles ne résiste pas une seule minute aux faits ? Il leur faut donc, comme une nécessité vitale, arranger la réalité, la travestir jusqu’à ce qu’elle corresponde à leur vision fantasmée. Plus les faits s’acharnent à donner tort à leurs vaticinations simplistes, plus ils dénoncent avec une audace et une violence décuplées les « aveugles inconscients » qui ont commis le terrible sacrilège d’avoir raison contre eux… Ils se contentent alors d’incantation rituelle sans consistance, hors de toute donnée factuelle.

    En une phrase, Karl Rove, ancien conseiller de George W. Bush à la Maison-Blanche, a mieux que personne résumé cette gigantesque « fabrique à réalité » tenue par les néoconservateurs. Dans un article du New York Times publié le 17 octobre 2004, intitulé « Sans l’ombre d’un doute, foi et certitudes dans la présidence Bush », le journaliste Ron Suskind relate l’entretien qu’il a eu avec l’éminence grise du président américain. « Il m’a dit que les gens comme moi faisaient partie de ces types “appartenant à ce que nous appelons la communauté réalité” [the reality-based community] : “Vous croyez que les solutions émergent de votre judicieuse analyse de la réalité observable”. J’ai acquiescé et murmuré quelque chose sur les principes des Lumières et l’empirisme. Il me coupa : “Ce n’est plus de cette manière que le monde marche réellement. Nous sommes un empire maintenant, poursuivit-il, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’Histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons” ».

    Le néoconservatisme qui s’est épanoui dans le sillage de George W Bush en phagocytant le Parti Républicain est l’illustration même de cette « fabrique à réalité » appliquée aux domaines politiques afin de créer une nouvelle mythologie. Les néoconservateurs ont très vite compris le gigantesque potentiel mobilisateur du storytelling pour instaurer, en l’appliquant aux exigences médiatiques de notre temps, une nouvelle Manifest Destiny forgée autour des concepts de « guerre pour la liberté », « guerres préventives et humanitaires », « promotion par la guerre de la démocratie et des Droits de l’Homme », « combattants de la liberté », « axe du Bien contre axe du Mal », « croisade pour la civilisation » et autres slogans publicitaires. Comme l’on vend un yaourt, on vend désormais des segments de réalité simplifiée, émotionnelle, en tout point semblables aux spots publicitaires qui véhiculent une histoire léchée, idéalisée et formatée.

    Sur l’arbre philogénétique de la politique, le néoconservateur est un animal qui descend donc du gauchiste ! Ce qui explique son inconséquence et son inefficience à l’épreuve des faits. La maladie infantile du néoconservatisme reste en effet, comme le gauchisme avant lui, son idéalisme immature qui s’avère mortifère à l’épreuve de la dure réalité des faits. Comme le gauchisme avant lui, le néoconservatisme substitue à la complexité des faits un simplisme manichéen au service de sa cause. Les néoconservateurs sont avant tout convaincus de la valeur universelle du modèle démocratique américain. En matière de politique étrangère, ils placent au-dessus de toute autre considération l’idée que les États-Unis doivent mener un action messianique de prosélytisme démocratique dans le monde. Mais, à la différence du wilsonisme, cette « mission civilisatrice » se combine avec l’idée de puissance. Pour les néoconservateurs, un ordre mondial apaisé ne peut reposer que sur la suprématie stratégique des États-Unis et donc sur une puissance militaire américaine sans égal.

    Irving Kristol théorisa sa rupture avec le reste de la gauche américaine en se définissant comme « un progressiste giflé par la réalité ». Autrement dit, un progressiste ayant pris conscience que, dans le monde tel qu’il est, la démocratie libérale ne pouvait être défendue et promue que les armes à la main. Lorsque l’on voit le bilan calamiteux de l’équipée sauvage de ce quarteron d’aventuriers néo-trotskistes, on se dit que quitte à se prendre une gifle par la réalité, ils auraient mieux fait de tendre aussi l’autre joue…

    01/10/2014 à 12 h 40 min
    • Jaures Répondre

      Ce que vous dénoncez, Anomalie, ce sont les discours de certitude. Il en est de même des gauchismes et néoconservatismes que des religions ou des systèmes philosophiques: des fictions qui ne résistent pas à l’épreuve des faits; des conceptions de la réalité qu’on tente d’imposer à la réalité.

      L’intervention de Jacky est exemplaire: rien ne le fera changer d’avis, dit-il. Ce qu’il nomme « les médias » est en fait la réalité (car d’où sinon des médias reçoit-il un écho du monde ?) et il précise bien que rien ne le fera changer d’avis.
      Il énonce ensuite ce qui serait advenu si W avait été en place (« on ne parlerais pas de l’ISIL ») comme si Bush avait laissé un monde paisible.

      Cette attitude est symptomatique des esprits aliénés par une idéologie, comme ces communistes revenant d’URSS enthousiastes et prêts à en vanter les merveilles.

      01/10/2014 à 15 h 18 min
      • Anomalie Répondre

        Précisément, Jaurès, et bien que je partage le constat de Guy Millière sur le désastre de la politique étrangère d’Obama, je n’en dénonce pas moins le désastre que fut la présidence de son prédécesseur : l’Irak « démocratique » devait être un modèle, or sous la présidence Bush, en Iran, Mahmoud Ahmadinejad a été élu et a poursuivi doucement son objectif nucléaire, comme avant Bush, comme après Bush. Au Liban, le Hezbollah a acquis une aura suffisante pour mener à bien son « coup d’Etat » institutionnel et s’imposer comme le pivot de la vie politique du pays. Dans la Bande de Gaza, le Hamas a éliminé dans le sang l’Autorité Palestinienne pour ériger un Etat-confetti totalitaire, avant de se faire adouber par son peuple, tandis que l’islamisation a gagné progressivement la Cisjordanie. En Egypte, seules des fraudes électorales massives ont permis à Hosni Moubarak d’éviter le raz-de-marée islamiste qui s’est effectivement concrétisé sous Obama. Au Koweït, l’Alliance Islamiste a obtenu son meilleur résultat électoral de l’histoire du pays en 2005. En Somalie, des clones des talibans se sont emparés de 80% du territoire. En Afghanistan et au Pakistan, les talibans se sont réorganisés depuis le sanctuaire tribal du Waziristân, profitant du chaos irakien. Le Pakistan a connu en 2007 une vague terroriste sans précédent (plus de 1400 morts). Al Qaida est devenue plus puissante qu’en 2001 dans la région. L’organisation d’Oussama Ben Laden a en outre réactivé sa branche yéménite et a multiplié les attentats dans le Golfe d’Aden. Al Qaida a également réorganisé les combattants islamistes algériens du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) autour d’une structure satellite, l’AQMI (Al Qaida pour le Maghreb Islamique). En Géorgie, Poutine a pu de facto annexé l’Ossétie du Sud sans que W. ait bronché. En Irak, des attentats quasi-quotidiens ont provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes ; depuis 2001, la liste des villes meurtries est interminable : Bali, Londres, Madrid, Casablanca, Istanbul, Mombasa, Riyad, Jakarta, Moscou, Karachi, Islamabad, Lahore, Beyrouth, Damas, Essentouki, Beslan, Le Caire, Charm el Cheikh, Delhi, Bombay, mais aussi les Philippines, le Nigeria, l’Algérie, le Yémen, la Mauritanie… 2008 signe un triste record : celui du nombre d’attentats islamistes le plus élevé de l’Histoire ! Or 2008 a battu le record de 2007, qui lui-même battait déjà le record de 2006. Voilà le bilan de W.

        01/10/2014 à 16 h 25 min
        • Frédéric Bastiat Répondre

          Anomalie.

          Votre propos est très long et très incohérent. Les néo-conservateurs ne sont pas des néo-trotskistes mais d’anciens. Le néo-conservatisme est composé de gens de gauche qui ont compris que la gauche ne mène à rien sinon à la débilité du politiquement correct.

          Le gros problème de la gauche française est qu’elle ne l’a toujours pas compris.

          Quant à Monsieur Millière, qui est un vrai intellectuel ( car il a eu le courage dans sa carrière universitaire de se remettre en cause), il devrait sortir de sa tour d’ivoire et admettre que le principal carburant de la gauche française actuelle provient de la contre-culture américaine: Hompohilie, Xénolatrie, Art comptant pour rien, psychotisme à tous les étages, RAP, and so on and so on. Cette momie des années soixante n’a pas fini de nous hanter. Pour l’admettre, il faudrait tout simplement délaisser des livres que personne ne lit et regarder les « produits culturels » américains. Vous voulez un petit air de « mariage pour tous  » et bien regarder « Brothers and Sisters »

          Pour finir, il est patent que vous avez une certaine envergure intellectuelle aussi je vous engage à ne pas perdre votre temps avec Jaurès. C’est un con, au sens premier du terme, joufflu, bouffi, imbu de lui même et d’où il ne sort que de la M….. Mais comme disait Brassens « Quand on est con on est con ».

          Cordialement

          Bonne Soirée

          01/10/2014 à 19 h 22 min
          • Anomalie

            Frédéric Bastiat, rien d’incohérent en cela, c’est ce que j’essaie – longuement certes – d’expliquer : nombre de néoconservateurs viennent de la gauche, c’est exact (plutôt de l’extrême gauche, en l’occurrence), mais là n’est pas le problème, rien que de très normal de venir de quelque part ! Le problème est qu’en venant de l’extrême gauche, ces hommes ont emporté avec eux sa logomachie. Le néoconservatisme souffre des mêmes tares que le gauchisme, c’est le coeur de ce que j’ai écrit.

            01/10/2014 à 20 h 12 min
          • Anomalie

            Et bonne soirée également.

            01/10/2014 à 20 h 13 min
          • quinctius cincinnatus

            Ce ne sont là que querelles  » théologiques  » et  » byzantines  » , on ergote SCOLASTIQUEMENT, par accumulation de connaissances livresques, sur le sexe des anges et d’ où ils viennent ; sont ils ou non déchus ? connaissent ils une forme philosophique de Rédemption et quelle est elle ? ; nos intérêts , du moins les miens , nous ( me ) portent TOTALEMENT ailleurs .. et comme le disait Valéry

             » ce qui est simple ( Jaurès ) est faux , ce qui est compliqué ( Anonyme ) est irréalisable »

            bref ce n’ est ni plus ni moins qu’ enculage satisfait de mouche auquel se laisse prendre docilement les benêts

            01/10/2014 à 20 h 49 min
  • Jaures Répondre

    Il y a trois attitudes possibles lorsque ses idées ne trouvent pas audience.

    La première est de les remettre en cause. Après tout, n’importe qui peut se tromper. Mettre ses idées en doute devrait être une épreuve constante pour un intellectuel. Pour cela, il faut les confronter aux faits. Comparer ses discours avec la réalité. Observer ce sur quoi on a eu raison, ce sur quoi on était dans l’erreur.

    La seconde est de se remettre en cause soi-même. A-t-on su exprimer ses idées ? S’est-on donné les moyens de les diffuser ? S’est-on confronté à des interlocuteurs aux idées différentes pour que le débat ait lieu et que cette confrontation donne vie à ce qu’on exprime ?
    Bref, quelle fut la teneur de son engagement ?

    Enfin, la troisième est de dire que si nos idées n’ont pas d’impact, c’est qu’elles sont condamnées par une dictature insidieuse. Que tout étant « sinistré », tout discours subversif est soumis à une censure sournoise mais implacable. Que, certes, on a le droit de parler, circuler, protester, publier, débattre, mais que tout cela est inutile face à une population aliénée par l’éducation, les médias, les partis politiques, les syndicats, la culture,…

    « On ne m’a jamais accordé ma chance
    D’autres ont réussi avec moins de coeur et beaucoup d’argent
    Moi j’étais trop pur ou trop en avance
    Mais un jour viendra je leur montrerai que j’ai du talent »
    Chantait Aznavour campant un artiste délaissé et amer.

    Que Millière nous démontre que ses idées sont justes et nous le suivrons sans réserve.
    Il y a encore du travail.

    01/10/2014 à 11 h 55 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      Les  » idées  » ne sont, après tout que des  » théories  » ; il serait donc préférable qu’ elles soient confirmées par la méthode expérimentale et dans le cas qui nous intéresse la mémoire ( historique ) du passé … Sinon ce ne sont que des convictions personnelles ou des concepts gratuits de  » familles de pensée politique  » ( marxistes ou / et néo-conservatrices ou autres ) dont on ne peut mesurer l’ efficacité, et le plus souvent la nocivité, qu’ aux résultats qu’ elles induisent , qui sont effectivement le plus généralement calamiteux … Je constate et déplore tout à la fois,que pour Monsieur Guy Millière la  » Réelle Politique  » selon la conception que les universitaires allemands ont de la Géo-Politique lui soit tout à fait étrangère

      01/10/2014 à 14 h 41 min

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