Les allocations familiales et le gouvernement Rantanplan

Posté le février 27, 2013, 11:21
6 mins

Si vous connaissez Lucky Luke, vous connaissez sans doute aussi Rantanplan. Ce chien un peu particulier est censé garder les prisonniers d’un pénitencier et les suivre à la trace lorsqu’ils s’évadent. Mais l’odeur desdits prisonniers lui est si désagréable qu’il part systématiquement dans la direction inverse. Ce qui conduit Lucky Luke à s’en servir pour voir dans quelle direction ne pas aller. Ou encore, comme le dit le célèbre cow boy, comme « une boussole qui indiquerait le Sud ».

Eh bien ! le gouvernement de Jean-Marc Ayrault joue exactement le même rôle pour la politique française. À ma connaissance, il n’a pas encore pris une seule décision conforme à l’intérêt national. Et on peut être assuré que toute décision qu’il prend indique la direction précise de ce qu’il ne faut pas faire.

Les exemples sont innombrables, dans tous les domaines : des réformes dites « sociétales » au fiscalisme en passant par l’embauche de fonctionnaires ou l’immigration.

Un parlementaire de la droite provençale avait naguère apostrophé un Premier ministre socialiste, en lui disant, avec les paroles du Schpountz de Pagnol : « Ce n’est pas que vous êtes bon à rien ; c’est que vous êtes mauvais en tout. »

Nous y sommes revenus.

En pire, puisqu’à l’époque, il y avait Mitterrand qui, derrière son cynisme, cachait une profonde connaissance des hommes et de la France. Alors qu’aujourd’hui, il y a Hollande qui a tout du politicien de sous-préfecture : roué, capable de se garder à gauche et à droite, habile à fuir ses responsabilités, mais, enfin, à peu près aussi bien préparé à gouverner la France que moi à être tortionnaire dans un goulag de Corée du Nord !

Voulez-vous un exemple concret de ce gouvernement Rantanplan ?

Puisons dans l’actualité. On nous annonce une fiscalisation des allocations familiales.

À la décharge de MM. Ayrault et Hollande, ils ne sont pas les premiers à y penser. Lionel Jospin l’avait tenté. Mais reprendre une idée idiote naguère rejetée est plutôt une circonstance aggravante. Cela signifie soit que nos dirigeants sont tellement ignares qu’ils ne connaissent pas les débats de la décennie précédente. Soit, que les ayant regardés, ils ont décidé de passer outre.

On peut contester le principe des allocations familiales. Il n’est pas certain qu’elles soutiennent efficacement la natalité française. Mais on ne peut les maintenir en en changeant radicalement le sens.

Or, les fiscaliser revient à deux choses. D’une part, à les considérer comme une variable de la redistribution sociale. Comme si la politique sociale et la politique familiale étaient identiques. Le principe des allocations familiales identiques quel que soit le revenu des parents consiste à encourager la natalité de tous les Français.

Ce n’est pas parce que la branche famille est une branche de la Sécu que c’est une branche de la redistribution. Avec cette logique, on va arriver à une facture d’électricité différente selon les revenus (le gouvernement est en train de faire voter cette absurdité !). Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi la baguette ou le yaourt ne coûteraient-ils pas un prix différent selon le salaire de l’acheteur ? Nous allons bientôt devoir présenter notre feuille d’impôt à la caisse du supermarché !

Et, d’ailleurs, allons jusqu’au bout de la logique : il faudrait que l’État, omniscient, décide lui-même à quel revenu j’ai droit. À terme, cela revient à donner 100 % de mon revenu à l’État et à en attendre 100 % de mes besoins. Cela, même Staline n’y est pas parvenu !

Quand on dit que Hollande et Ayrault, c’est la gauche molle, je peux le comprendre au plan du caractère ; mais, au plan idéologique, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas franchement modérés !

D’autre part, en liant les allocations aux revenus, l’objectif est manifestement d’encourager la natalité des populations immigrées et récemment naturalisées au détriment des famil­les françaises. On voit bien ici l’intérêt électoral du PS. Pour l’intérêt du pays, nous verrons un autre jour !

Une politique familiale conforme à l’intérêt national partirait du principe que l’un des plus importants « investissements » pour l’avenir du pays consiste à avoir des enfants, et des enfants aussi bien éduqués que possible. Que cet investissement a un coût largement supporté par les familles elles-mêmes. Et la politique familiale sert à aider les familles à supporter ce coût. Est-ce si difficile à comprendre ?

Il est vrai que notre gouvernement Rantanplan est nommé par M. Hollande, dont le sens de la famille n’est plus à démontrer…

14 réponses à l'article : Les allocations familiales et le gouvernement Rantanplan

  1. IOSA

    05/03/2013

    Hé Jaurès, maintenant que vos potes sont au pouvoir, dites moi pourquoi ils ne réparent pas une injustice en abrogeant l’article L512-1 du Code de l

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  2. IOSA

    04/03/2013

    Ben voyons, avec le nouvel ordre de la mondialisation uniquement en France et rien qu’en France, il devenait évident que la cause de surpopulation dite immigrée soit la caisse des allocs ( en déficit depuis cette immigration non voulu par les français, mais voulu par les gouvernoeuds).

    Le hic c’est qu’a force de tirer sur la corde de la bourse, il n’y a plus rien à donner aux autres nouveaux immigrants et la façon la simple de faire la multiplication des petits pains, c’est d’introduire le montant de ces allocs dans le revenu.

    Ceux qui ne vivent que des allocs ne seront jamais pénalisés par le jeu du coefficient familial, tandis que tous ceux qui seront en limite de tranche supérieure ( la majorité de ceux qui ont un boulot) seront imposés d’office en tranche supérieure.

    Le miracle socialiste quoi !

    Cà c’était la premiere pierre, parce que la deuxième, c’est lorsque le gouverneuneu va éditer des chiffres sur la croissance du revenu moyen, la quasi totalité de la France qui bosse est subitement devenu plus riche en gagnant moins.

    Après l’arnaque du bosser plus pour gagner plus, voilà sa soeur jumelle version socialocommuno.

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  3. JEAN PN

    02/03/2013

    Bien entendu qu’ils vont fiscaliser les allocations familiales.
    On en donne aux Français … on en donne aussi aux immigrés même s’ils n’ont pas cotisé, et maintenant on va en donner aux ménages gays !
    Elle est pas belle la France ? Oui, belle la pauvre !!!…

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  4. Elsaesser

    28/02/2013

    M’a piqué mon Rantanplan lui, c’est pas sympa. ^_^

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  5. HansImSchnoggeLoch

    27/02/2013

    Avec Joe Dalton à la barre du pédalo et Rantanplan comme ministre du redressement blabla les résultats seraient meilleurs qu’avec l’équipe actuelle.

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  6. quinctius cincinnatus

    27/02/2013

    ne vous inquiétez pas pour le futur professionnel des fils et filles de la Famille Rantanplan … même s’ils sont nuls ils obtiendront un emplois … ( plein ) d’avenir !

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  7. Magne

    27/02/2013

    Attention ; dans la Guérison des Dalton Rantanplan , après avoir assisté aux séances de thérapie que suivent les Dalton , bénéficie brièvement d’une  » crise d’intelligence  » qui lui permet de venir en aide à Lucky Luke en trouvant la clé des menottes qui l’entravent .
    Ne rêvons pas , mais sait -on jamais en lisant régulièrement  » Les 4 vérités  » tout est possible , quoiqu’on ait un exemple qui ne semble pas s’améliorer .

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    • Lach

      28/02/2013

      il est où Jaurès…?

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      • quinctius cincinnatus

        01/03/2013

        pour une fois qu’il ne l’ouvre pas !

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      • HansImSchnoggeLoch

        05/03/2013

        Aux sports d’hiver comme tous les ans!

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  8. martin

    27/02/2013

    Quand la bêtise et la crétinerie rejoinent le politiquement correct, il ne reste plus qu’à prier !

    A la manière d’Audiard

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    • quinctius cincinnatus

      27/02/2013

      et comment priait Audiard ?

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      • Louis Lery

        28/02/2013

        Quand la protection de l’enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus comprendre, faut prier!
        Les Tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner

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