Les Suisses travaillent plus et mieux que les Français

Posté le novembre 19, 2019, 9:58
9 mins

C’est le titre d’un article du «Figaro» du 28 octobre, publié dans les pages économiques et financières du journal. Je reprends ce titre car tout le monde ne lit pas le supplément économique du quotidien. Il est en tout cas assez extraordinaire que deux populations frontalières de même origine aient une psychologie et un comportement aussi différents. Comment expliquer ce phénomène? En réalité, l’explication est simple et je vais m’efforcer de la donner ci-après.

Il est vrai que Suisses et Français, de part et d’autre du Jura, ont la même origine. Ils sont les lointains descendants des Burgondes, venus au Ve siècle des rives de la Baltique. Ils ne se sont pas entendus avec les Romains qui les ont souvent sanctionnés. Mais le Ve siècle est loin. L’explication est bien plus proche. En Suisse, ça va mieux qu’en France, parce que, pour son malheur, la France reste victime du socialisme. La démonstration en est apportée tous les jours.

Le socialisme, comme chacun sait ou devrait le savoir, est une machine à fabriquer pauvreté et misère pour avoir le bonheur de les partager. Le socialisme, c’est d’abord la bureaucratie et la complexité qui en résulte en toute chose.
Des millions de fonctionnaires s’emploient à augmenter tous les jours la dépense publique. «Ne croyez-vous pas, Monsieur le Ministre, qu’une augmentation de cette taxe serait utile? – Mais oui, cher ami, ce que vous venez de dire est pertinent et nous allons nous employer à faire voter votre suggestion.»

Des millions de mains tendues en profitent, ces millions qui augmentent tous les jours et qui, épaulés par les socialistes, demandent et obtiennent toujours plus, pour beaucoup d’entre eux le logement, les soins, les allocations.

Beaucoup reçoivent plus encore: la nationalité française. Ils constituent une inappréciable clientèle électorale. Le système est ainsi et il est solide. C’est ce qu’on appelle la démagogie, que les élus, eux, appellent la démocratie, ce mot-clé sacré qui permet tout. Mais il s’agit d’une démocratie dévoyée et trompeuse. Si vous voulez être protégés par une authentique démocratie, allez en Suisse. Là, elle existe. Elle s’exerce dans le cadre limité et contrôlable du canton. En Suisse, le peuple n’accepte pas qu’on lève des impôts à tout bout de champ comme en France, impôts écrasants qui, pourtant, ne suffisent pas à nos élus puisqu’ils ont trouvé le moyen d’emprunter à un point tel que la dette est un gouffre sans fond.

Quoi qu’il en soit, les responsables de ce qui est devenu, hélas, une très mauvaise administration ne risquent rien. Ils sont assurés de l’impunité. Les coupables sont ceux qui réclament, même timidement, sérieux et honnêteté. Ce sont des fascistes, des réactionnaires. Il faudrait les guillotiner. On en est là.

En France, plus rien, de ce fait, ne fonctionne convenablement, à l’exception de la collecte des taxes et impôts. D’où résultent le chômage et ses graves et multiples problèmes. En Suisse, le taux de chômage est faible. Le PIB, sur le territoire de la Confédération, est de 71 200 euros par personne, plus de deux fois celui des Français (34 200 euros), ce que savent parfaitement les 179 000 Français frontaliers qui, chaque jour, traversent la frontière pour aller travailler en Suisse – où, assurément, la vie est chère, mais les salaires deux fois plus élevés qu’en France.

À ce propos, un Suisse m’a confié que les Français étaient à la Suisse ce que les Maghrébins étaient à la France. Je me suis permis de répondre à mon interlocuteur helvète que la comparaison n’était pas pour nous très flatteuse, que les Maghrébins (des millions) étaient plus nombreux en France que les Français en Suisse et que je n’étais pas sûr que ces millions de migrants travaillent en France d’arrache-pied. Il en est même qui, disparus depuis longtemps, continuent à percevoir leur pension de retraite. La France, c’est le paradis. L’ennui, c’est que ce n’est pas du tout l’avis des Français – il doit en reste quelque 50 millions –, victimes impuissantes du système que je viens d’évoquer.

Autre sagesse de la Suisse: la neutralité perpétuelle, ce qui lui a évité de participer à ces guerres dévastatrices auxquels se sont livrés ses voisins, avec des millions de victimes, pour finalement s’embrasser quelque temps après. Chacun connaît en effet les accolades à répétition dont Angela Merkel est, si j’ose dire, la bénéficiaire. Il va sans dire que les Suisses ont tiré au plan économique et financier grand profit de leur neutralité, mais ils n’ont pas d’accolades!

Autre observation: la fiscalité suisse n’a certes pas la légèreté d’une plume de colibri, mais elle autorise le dialogue. En France, elle est écrasante et punitive.

Encore une remarque qui souligne la différence profonde de mentalité entre Français et Suisses, surtout les Suisses alémaniques, les plus nombreux: la propreté. En Suisse, la voie publique est propre. En France, dans les grandes agglomérations, à Paris en particulier, c’est sale. La saleté s’y manifeste constamment et de multiples façons. J’ai notamment en souvenir ce père de famille avec un bébé dans une poussette, vidant sur le trottoir une poubelle dans l’espoir d’y trouver quelque chose d’intéressant. Le cas n’est pas unique. Si vous faites l’addition de ce qui salit la voie publique, vous êtes effrayé. «Mais, Monsieur, c’est la liberté, m’a-t-on dit. – Quelle liberté? La liberté de salir, de nuire, de détruire?» Eh bien, plutôt que de subir cette liberté-là, il vaudrait mieux rester au Moyen Âge. Outre la Suisse, je n’ai connu que deux pays où la propreté est imposée et respectée: Singapour et la Corée du Sud. Paris, hélas, reste une capitale où marcher dans la rue exige des qualités d’acrobate.

Oui, le socialisme marxiste, c’est bien le huitième des sept péchés capitaux!

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Une réponse à l'article : Les Suisses travaillent plus et mieux que les Français

  1. KAVULOMKAVULOS

    25/11/2019

    L’hiver arrivant a grands pas, nous, les Français, sommes une fois de plus bien habillés pour l’hiver. Merci de nous le rappeler.
    Ce n’est qu’à demi-grave que notre pays s’enlise un peu plus tous les jours, contrairement aux affirmations des élites qui, elles, s’en sortiront toujours quittent à pouvoir vivre ailleurs, car chaque jour également, c’est une autre « France » bronzée qui augmente, s’installe et sera bientot majoritaire, face aux autochtones.
    Récemment, interviewée par une TV complaisante : une moukère maghrébino-française, commentant la tentative de refus de « gaulois » de subir les avanies apportée par les gens de ses origines, répondait sans mollir : « si cela ne leur plait pas , qu’ils QUITTENT NOTRE PAYS ». Dans la tête de cette chance, la question est déjà règlée et elle n’est surement pas la seule de ces envahisseurs à penser la même chose.
    Pendant ce temps, cette vieille fiotte de Le Bras « démographe » constamment invité sur les TV pour porter la bonne parole de l’immigration, totalement dans le déni et maquillant les statistiques, pérore d’un air ricaneur qu’il n’y a pas beaucoup plus d’immigrés que dans les années soixante.
    Sur que lorsque l’on distribue à tout va la nationalité francaise, on pourrait en faire entrer 5 millions par an et produire des statistiques démontrant que la part des étrangers est baisse.
    La seule chose que la moukère n’a pas compris, de même que tous ses copains -copines profiteurs, c’est que si les « gaulois pas contents » se tiraient il n’y aurait plus personne pour payer leur prise en charge ruineuse. Idem pour les retraites à perte de vue à des bénéficiaires fantomes, grande spécialité du maghreb.

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