Non à la charte des langues régionales !

Non à la charte des langues régionales !

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La charte des langues régionales et minoritaires trouve son origine dans un vote de la Société des Nations à l’issue de la première guerre mondiale, afin de protéger les droits des populations se retrou­vant dans des États étrangers après les redécoupages des frontières (Allemands des Sudè­tes, de Pologne, de Roumanie ; Hongrois de Roumanie et de Yougoslavie ; Slovaques de Hon­grie ; Slovènes d’Istrie…).

La charte actuelle a été adoptée par le Parlement de Strasbourg le 5 novembre 1992. Elle a été ratifiée par un grand nombre d’États européens et extra-européens (Arménie, Montenegro, Ukraine). La liste des langues reconnues conduit à des surprises : 16 langues en Pologne, 22 en Roumanie… Encore plus surprenant : en France, on a recensé 75 langues régionales ou minoritaires !

La charte établit les droits imprescriptibles des locuteurs régionaux ou minoritaires de plaider dans leur langue, et même d’obtenir des agents administratifs qu’ils leur fournissent des documents et qu’ils leur répondent dans leur langue. Les États ayant ratifié la charte doivent s’engager à prendre 35 actions parmi toute une panoplie d’actions proposées. Par exemple : Signalisation routière bilingue, enseignement, interdiction de toute discrimination…

Le 7 mars 1999, la France a signé 39 des 98 articles de la charte, mais ne l’a pas ratifiée. En effet, une décision du Con­seil constitutionnel de juin 1999 a estimé que la charte était en contradiction avec l’article 2 de la constitution stipulant que « la langue de la République française est le français ».

En juillet 2008, a été ajouté à la constitution un article 75-1 reconnaissant que « les langues régionales font partie du patrimoine de la France ». Le 22 janvier 2014, a eu lieu devant l’Assemblée nationale un débat sur une proposition de loi socialiste visant à modifier la constitution pour permettre la ratification de l’intégralité de la charte.

Cette proposition de loi a été adoptée par 361 voix pour et 149 voix contre. Le groupe UMP s’est partagé entre 131 contre, 40 pour, et 15 abstentions. L’UDI a voté pour. La prochaine étape doit être le passage devant le congrès avec l’obligation d’obtenir une majorité de trois cinquièmes, à moins que le Président de la Républi­que ne choisisse la voie du référendum.

La promotion des langues régionales peut parfaitement être favorisée sans cette charte très dangereuse pour l’unité nationale, car elle officialise une étape décisive et irréversible vers le communautarisme – menace d’autant plus grave qu’à côté des langues régionales traditionnelles, des langues étrangères (l’arabe par exemple) seront reconnues comme langues minoritaires.

En juin 2015, François Hollande a confirmé son intention de mo­difier la constitution pour permettre la ratification de la charte des langues régionales.

Cette démarche est conforme au vœu de Bruxelles, car c’est un bon moyen de hâter la dissolution de la nation française dans un conglomérat régionaliste et apatride…

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(7) Commentaires

  • Atitlan Répondre

    En Espagne, dans la province de Catalogne, pour intégrer les « mossos d’escuadra » (police régionale) il est imposé aux candidats de parler le catalan. De fait, tous les Espagnols des autres régions (Andalous, Galiciens, Asturiens …) qui n’ont aucune raison d’apprendre le catalan sont exclus d’une possibilité d’emploi qui aurait pu les intéresser.
    Si c’est ce que nous voulons ! Mais diviser pour régner ….

    14/06/2015 à 17 h 10 min
  • Dominique Macquet Répondre

    à propos de fautes: « gêne » et non « gène »; et « on est déjà servi », sans s final puisque « on » est singulier (d’ailleurs: « on est » et non « on sont »…).
    Combien est horripilant cet usage du « on » en lieu et place du « nous », donnant lieu à cette horreur si fréquente chez tous les « communiquants » (presse, publicité/réclame,…) qu’est l’utilisation du pluriel pour le participe passé quand le verbe être est lui au singulier…!!!

    11/06/2015 à 10 h 00 min
    • DE SOYER Répondre

      Dont acte!

      12/06/2015 à 18 h 03 min
  • Gérard Petiot Répondre

    Quand je lis :  » obtenir des agents administratifs qu’ils leur fournissent des documents et qu’ils leur répondent dans leur langue. »
    Je me dis: et si on commençait par respecter la langue française dans la rédaction de  » Les quatre vérités  » ? Ne pas faire la différence entre QUI et QU’ILS ça ne vous gène pas ? Les romans à deux balles sont pleins de cette faute, ça suffit.

    11/06/2015 à 7 h 27 min
    • Dominique Macquet Répondre

      si cette faute existe en effet trop souvent, ce n’est pas le cas ici: l’usage du « qu’ils » et du « leur » est parfait. En effet, il faut lire et comprendre: « les locuteurs régionaux ont le droit d’ obtenir des agents administratifs que ceux-ci fournissent aux dits locuteurs régionaux des documents… » (j’utilise un style très lourd, pour montrer le sens de la phrase; bien évidemment l’expression de l’auteur est celle qui doit être retenue, puisque fluide, donc correspondant au « bon français »).

      11/06/2015 à 9 h 53 min
  • DESOYER Répondre

    Pourquoi perdre notre temps à tout cela alors que nous avons besoin de jeunes faisant du chinois, du japonais, du russe, de l’hindi, de l’hurdu, de l’arabe (pour cela, on est déjà servis, quoique je parle de français de souche) et autres langues extra-européennes en 3 ou 4ème langue pour conquérir des marchés à l’étranger et redresser notre balance commerciale!

    10/06/2015 à 18 h 35 min
  • Plumauzille Répondre

    Avec l’entrée de l’arabe, c’est la tour de Babel-Oued !

    10/06/2015 à 12 h 19 min

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