Profanation de la Basilique de Montmartre : deux poids deux mesures, encore et toujours !

Posté le mars 21, 2014, 10:22
8 mins

 

En début de semaine, des individus, vraisemblablement militants d’extrême-gauche, ont tagué la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre. A nouveau, lorsqu’on s’en prend à un symbole de la Chrétienté, cela n’émeut pas grand monde et n’intéresse que peu les politiques.

Qu’attendre également de la majorité des journalistes ? Pas grand chose. Certains s’en prennent systématiquement au catholicisme, comme une « vieillerie » à abattre. Mao n’est pas loin. Souvenez-vous d’ailleurs de Nicolas Domenach dénigrant la masse de « blancs, catholiques et provinciaux » ayant foulé le pavé lors de la manifestation historique organisée par La Manif Pour Tous le 13 janvier 2013. Comme si aujourd’hui en France c’était une tare d’être blanc, catholique et de ne pas habiter Paris !

 

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Nouvelle violence de l’extrême-gauche

Une nouvelle fois, l’extrême-gauche est à l’origine de ces actes, comme à Rennes ou à Nantes il y a quelques semaines, le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes étant devenu une excuse à ses agissements. On peut lire ici ou là que cette extrême-gauche violente « prospère depuis un an ». Certes, Hollande et son gouvernement de mauvais entretiennent logiquement des relations avec leurs alliés d’extrême-gauche. Mais qu’a fait la droite au pouvoir à ce sujet ? 

Les responsables politiques de droite refusent malheureusement d’admettre la réalité de cette extrême-gauche depuis des décennies. Celle-ci dispose pourtant de nombreux bastions dans l’Ouest et dans quelques grandes villes, elle est à l’origine de violences et menaces permanentes dans les Universités Rennes 2, Toulouse 2, Lyon 2, Paris 1 (Tolbiac),… auxquelles peu de médias s’intéressent, et bénéficie de l’aide d’autres groupuscules européens pour les « gros coups ».

Les membres et soutiens de cette extrême-gauche sont prêts à justifier toutes les violences, comme l’économiste marxiste Jacques Sapir :

 

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Attaque contre le catholicisme en plein carême

Bien que leurs significations profondes soient différentes, carême et ramadan sont souvent comparés. Eh bien comparons ! Que se serait-il passé si, durant le mois de ramadan, des individus avaient inscrit « Feu aux mosquées ! » sur la Grande Mosquée de Paris ? Sans trop nous avancer, nous pouvons présumer quelques événéments. 

 L’immense majorité des politiques aurait crié son « dégoût » face à la « haine », au « fascisme », à l' »islamophobie » rampante, « entretenue par des groupuscules d’extrême-droite ». Des manifestations auraient été organisées, au nom du « vivre-ensemble », du respect et de la tolérance. Des « Assises contre l’islamophobie » annoncées en grande pompe. Durant le défilé des Bisounours, des émeutes auraient éclaté dans les « quartiers populaires », « banlieues », « cités », bref zones de non-droit où pompiers et policiers se font constamment attaquer sans avoir le droit de réagir. 

Les journalistes auraient quasi unanimement cherché un coupable « militant d’extrême-droite », l’auteur fut-il un anarchiste laïcard. Un ou deux écrivaillons auraient bien essayé de lier ces actes à « la radicalisation de la droite la plus extrême ayant participé à La Manif Pour Tous ». Le gouvernement socialiste aurait accusé l’opposition d’encourager la montée de la « haine » et le « retour de la peste brune » en France. Enfin, si le ou les coupables n’avaient pas correspondu à leurs attentes, ces courageux « journalistes » et « responsables » politiques se seraient montrés bien vite beaucoup plus discrets.

Cette semaine, comme vous le savez, rien de tel. Deux poids, deux mesures.

 

N’empruntons pas le terminologie de l’adversaire

Beaucoup parlent de « cathophobie » pour désigner de ces profanations, en reprenant la terminologie socialiste de ceux qui ont peur de tout. Le suffixe « phobie » raisonne pourtant trop, et à raison, comme une « peur » dans la tête des Français. Habituellement, l’utilisation de ce suffixe permet de prétendre que si une personne s’oppose à un phénomène, c’est qu’elle en a peur, qu’elle en a peur parce qu’elle ne le connaît pas, et enfin qu’avec une bonne dose d’éducation socialiste, cette personne finira par être obligée d’aimer ce dont elle ne voulait pas initialement. 

Comme toujours le flou entre « peur » et « haine » est maintenu pour pouvoir englober tous les adversaires et les mettre dans le même sac : d’une part ceux qui peuvent encore être persuadés par la danse du ventre socialiste, les ignorants en quelque sorte, « ignorants » parce que pas au fait de la « vérité » socialiste et, d’autre part, les adversaires résolus de la mascarade relativiste qu’on tente de leur imposer, forcément « haineux ». Or il ne s’agit nullement de peur ici, mais soit de haine envers le catholicisme, soit de la simple volonté politique d’attaquer les symboles d’un adversaire supposé… et de faire de la communication à peu de frais.

Alors que la « France d’en bas », le « pays réel », la « majorité silencieuse » – appelez cela comme vous voulez – se réveille, allons-nous nous tirer une balle dans le pied en utilisant la terminologie relativiste de nos adversaires plutôt que de nous attacher à la réalité ?

 

De timides réactions politiques… avant les municipales

Peu de responsables politiques réagissent habituellement à ce genre de profanations. Les actes contre les Chrétiens, ce n’est pas assez vendeur, comprenez. Et puis quelle sanction attendre d’un électorat qui ne s’organise pas ? Quelle sanction attendre de ces Français qui, cela peut se comprendre, préféreront toujours voter pour un tiède plutôt que de laisser passer un socialiste qui s’attaquera directement à eux ?

Parmi les élus ou candidats qui ont « condamné » cette inscription de tags sur la basilique de Montmartre, si certains sont évidemment sincères – nous les connaissons déjà – d’autres se sentent obligés de réagir avant les élections municipales. Ne parlons même pas du gouvernement socialiste, plus soucieux de minimiser sa débâcle électorale que de l’intérêt de la France et des Français. Ces « responsables » politiques viennent mendier vos voix cette semaine alors qu’ils vous ignorent – quand ils ne vous crachent pas au visage – le reste du temps. 

A nous de réapprendre les rapports de force politiques pour ne plus être déçus bien peu après avoir voté, pour être véritablement écoutés. A nous de nous organiser pour peser politiquement dans les mois et années à venir. C’est comme une insulte que nous devons prendre le double discours de ces « responsables » politiques, et en gardant bien cela en tête que nous devons tous aller voter dimanche. 

 

Samuel Lafont

 

10 réponses à l'article : Profanation de la Basilique de Montmartre : deux poids deux mesures, encore et toujours !

  1. Pernollet

    25/03/2014

    Est-ce qu’on est obligé de SALIR? ABÎMER, des édifices publiques?
    A quoi cela rime-t-il ? A diviser les esprits ?, à montrer qu’on ne respecte rien, qu’on est donc en dessous de tout !
    Voilà ce que j’en pense.

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  2. johananas

    24/03/2014

    Si ça avait été une synagogue ou une mosquée ça aurait été du blasphème , de la profanation , du racisme ou de l’antisémitisme mais les faits se passent sur une cathédrale , ce n’est donc qu’un simple fait divers perpétré probablement par des jeunes désœuvrés victimes de notre méchante société . .
    Allez attaquer une synagogue ou une mosquée à la masse et vous verrez les réactions des médias et des politiques .

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  3. BRENUS

    22/03/2014

    Simple question : nos detesticulés d’évèques et les gauchistes de la Croix ont-ils officiellement (et à haute voix) protesté? Il ne reste plus qu’à reprendre la citation de Dietrich Von Niehem évèque de Verden (et de l’appliquer sans faiblesse) « lorsque son existence est menacée, l’Egllise, etc…. »
    il faut savoir rendre les coups ou fermer sa gueule.
    Celui qui vient caguer devant ma porte se prendra sa caguate sur le visage.

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  4. GOUDRON Claude

    22/03/2014

    Je suis d’accord avec Jacques Sapir pour dynamiter le Sacré Cœur……………à condition qu’i soit à l’intérieur!

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  5. berthelot

    22/03/2014

    je ne me reconnais dans aucune religion;mais j’ai trop de respect pour autrui pour tolérer les atteintes à ce que beaucoup considère comme sacré.Combattons tous les extrémismes;chrétiens,islamiste(danger le plus actuel par sa virulence) politique et j’en passe.

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  6. Morgan

    22/03/2014

    Cet article m’interpelle.

    En effet hier, je fus profondément choquée en lisant la lettre de soutien de R. Badinter à la liste sortante.
    Les arguments ressemblent à s’y méprendre à ceux énoncés.

    Je cite : « …la démocratie, la justice et la tolérance ne souffrent d’aucune exception ni d’aucune restriction. Dans votre ville de B où, en d’autres temps certains, pour s’accrocher à un poste qu’ils considéraient comme leur propriété, ont préféré écouter les voix des extrêmes plutôt que de respecter le suffrage universel qui reste la seule barrière devant les dangers de l’intolérance, de l’autoritarisme et de l’injustice, JMF et son équipe ont permis une transition en douceur et en profondeur vers une politique municipale transparente, ambitieuse et respectueuse de tous et de chacun, quels que soient leurs opinions, leurs origines ou leur condition sociale.
    En ces temps difficiles, où la tentation extrémiste renaît, la seule solution viable pour notre pays, pour votre commune de B, est l’exercice de la démocratie, une démocratie rénovée où chacun trouve sa place et dont l’expression libre de chacun est entendue et écoutée… »

    Tous les moyens sont bons pour abattre l’adversaire ou plutôt « l’ennemi » alors qu’il n’y a pas de liste en face « extrémiste ». Bien au contraire, c’est une mouvance sans étiquette, dénonçant des dépenses publiques galopantes et des procédés plus que douteux.

    Notre ville paisible (ancien évêché), pas très riche mais sans dettes antérieures, s’est divisée en 6 années de mandat.
    Le maire se félicite d’assister à d’autres rituels religieux beaucoup plus festifs, il semblerait, et fait silence sur les fondements de la laïcité qui puisent ses bases dans nos traditions judéo-chrétiennes. C’est ce qu’il appelle le respect de tous.
    La transparence confirme cette phrase : « Les mensonges qui rassurent, la vérité qui dérange ».
    Haut et fort le maire clame être le « bâtisseur » de la ville en y mettant son empreinte sur les premières pierres (projets qui doivent sortir de terre à venir) tout en démolissant les vieilles pierres solides (et non en péril) pour faire table rase avec une certaine histoire qui se rattache à la ville. Etc.

    Toute personne de bon sens, non soumise au dogme socialiste ou autre dogme, à la pensée indépendante, prend conscience qu’il est atteint d’une effrayante mégalomanie puisqu’il navigue en tant que « capitaine » (son expression favorite) au dessus des flots qu’il semble vouloir asservir, si ce n’est nier purement et simplement.

    Je cite volontiers quelques mots de R. Badinter et le sors de son contexte :
    il y a bien un « appauvrissement » et une « forme de dégénérescence » du débat politique.
    « Plus l’histoire que vous diffusez est incroyable, plus elle a de chance d’être crue… Tant qu’à mentir, mieux vaut que le mensonge soit énorme, c’est plus crédible »

    M. R. Badinter en serait-il victime ? S’est-il laissé manipuler, sans connaître l’histoire d’une ville, encore moins ses habitants, les agissements d’un maire, pour soutenir selon ses valeurs socialistes « de tolérance, justice, etc. » les villes menées par des partis de gauche. Les opposants sont évidemment les méchants, intolérants, injustes, etc. Qui sont les bons ? Eux-mêmes et les méchants, les autres. C’est eux qui le décrètent : jugement, division et conflits en découlent.

    Et comme vous l’écrivez : …tous les adversaires et les mettre dans le même sac : d’une part ceux qui peuvent encore être persuadés par la danse du ventre socialiste, les ignorants en quelque sorte, « ignorants » parce que pas au fait de la « vérité » socialiste et, d’autre part, les adversaires résolus de la mascarade relativiste qu’on tente de leur imposer, forcément « haineux »…

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  7. 22/03/2014

    Pour nos politiques , penseurs , médias c’est un détail . c’est aussi simple que cela .

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  8. 22/03/2014

    Triste Sire qui se prend pour un roi, la France est gouvernée par les âniers de la perdition
    C’est évident les méthodes des gauchistes au pouvoir sont dignes de celles de la Stasi mais ces pratique furent utilisées par Sarkozy en son temps . l’un se disait à droite l’autre celui du changement c’est maintenant se comporte en despote et c’est pire car il détruit les fondements de notre civilisation pour imposer celui de la débauche déchéance

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  9. 22/03/2014

    Quel tintamarre n’entendrions-nous pas s’il s’agissait d’une mosquée ou d’une synagogue…..
    Dans un pays de tradition chrétienne est-ce que ça ne devrait pas être l’inverse ?
    Je veux dire  » sans parti-pris et en toute logique  » !
    A quand le film  » On achève bien les chrétiens  » ?

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  10. Claude Roland

    21/03/2014

    Mais les néo-staliniens et autres apprentis Pol Pot sont protégés par le pouvoir socialiste en France, par les merdias et le show biz décérébré qui leur excuse tout.
    Mais ôtez-moi d’un doute : Les socialistes sont venus tout seuls au pouvoir en France ? Par un coup d’Etat ? Ils sont soutenus par aucun Français ?
    On a les dirigeants que l’on décide de mériter, et comme on le dit chez l’Oréal, : parce qu’on le vaut bien.
    Qui ne dit mot consent, et à ma connaissance, les « manif pour tous » ne font que murmurer les choses. Rien à voir avec la fougue et le courage des ukrainiens qui, eux, ont tapé du poing sur la table !
    Donc comme on fait son lit, on se couche ! Ce qui manque aux Français c’est du courage pour dire stop au système et prendre le taureau par les cornes pour le changer.

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