Quand l’intolérant catéchisme républicain s’abat sur l’enseignement catholique

Posté le avril 16, 2014, 5:19
9 mins

La dernière polémique autour de l’enseignement de la morale catholique dans un lycée privé… catholique (sic), fournit une occasion de plus de démontrer que l’idée de République à la française est profondément intolérante et, en son fonctionnement, religieuse. Pour imposer ses dogmes, elle doit faire avaler son propre catéchisme, de gré ou de force. Enfin, si « la République se construit dans la mort de Dieu » (dixit Peillon), c’est qu’il ne faut jamais relâcher l’effort lorsqu’on voit son cadavre bouger. 

 

983644_10152182224499934_6133829814391294638_nLa Révolution Française, Robespierre, Ferdinand Buisson, et, plus récemment, le triste Vincent Peillon, ne sont que des épiphénomènes d’une idée – la République – et d’une histoire – celle de la France depuis 1789 –  qui les dépassent largement. Évidemment, lorsque le gouvernement au pouvoir place des personnes, comme Vincent Peillon, pour qui « la révolution française n’est pas terminée », parce que cette Révolution est « un événement religieux », une « nouvelle genèse »  un « nouveau commencement du monde » et une « nouvelle espérance » qu’il faut porter à son terme, à savoir : « la transformation socialiste et progressiste de la société toute entière », nous sommes heureux 

En fait, les socialistes ultra-républicains (c’est-à-dire l’ensemble de la gauche française) ne sont ni des hommes politique, ni des promoteurs d’une vision mutlicutlurelle de la société. Ce sont des prophètes, des grands-prêtres laïcards, des moines-soldats de leur dogme qui sont là pour imposer leur vision du monde au détriment des autres. Ainsi légifèrent-ils sur l’existence humaine dans sa globalité, touchant les axes symboliques fondamentaux d’une civilisation que sont Eros et Thanatos.  

Cette « affaire de l’école catholique privée Jean Gerson », accusée de « dérives intégristes » parce qu’elle enseigne les grandes lignes du catéchisme de l’Église catholique sur le sacro-saint « droit » à l’avortement (je ne m’appesantirai pas sur le ridicule de la polémique, bien démontrée par Michel Garroté) prouve l’intolérance fondamentale de la République en régime socialiste. Ce que j’avais appelé « la ligne Buisson de la laïcité », à propos de Vincent Peillon – en référence à Ferdinand Buisson, l’acteur de premier plan de l’expulsion des congrégations religieuses – marche aujourd’hui à plein, et cet épisode n’en est qu’un épiphénomène, car le but de la République socialiste, c’est de s’imposer comme la grande religion nationale, comme le fut, en son temps, le catholicisme : 

« [Le but de la morale laïque] est de forger une religion qui soit non seulement, plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force, de séduction, de persuasion et d’adhésion, que lui. ».

L’éducation a un rôle capital dans le système idéologique socialiste, car l’école est «  un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste. ».  Plus encore, l’école est un instrument de la religion laïque dont il se fait le prophète : « c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin » (citations de Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 195). Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :

« c’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi » 
(Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 18). 

Quel est le but de l’éducation nationale, dans un gouvernement socialiste, sinon de former des futurs électeurs socialistes ? Avec les efforts qui sont fait pour imposer la théorie du Genre, l’égalitarisme, le multiculturalisme destructeur d’identité, l’enseignement des « grands homosexuels de l’histoire », la lutte contre les discriminations et autres stéréotypes de genre, et l’imposition d’une « morale » qui n’est pas seulement laïque, a-religieuse, mais aussi anti-religieuse, on se dit que nos enfants en sauront bientôt davantage sur la contraception, le mariage homosexuel, l’homophobie, le trans-genre et le cannabis, que sur l’histoire de France ou les règles de conjugaison.

 

En janvier 2013, Vincent Peillon avait produit une circulaire visant « à rester vigilant envers l’enseignement catholique »

La fronde contre l’enseignement catholique est un vieux projet socialiste. 1905, 1984, et, récemment, Vincent Peillon, qui a commencé à s’attaquer aux retraites des enseignants du privé (déjà dévalorisée de quasiment 30% par rapport à celles du public), puis à produire une circulaire qui enjoint les recteurs « à rester vigilant envers l’enseignement catholique » parce que ce dernier s’était prononcé contre le mariage homosexuel. « Rester vigilant envers l’enseignement catholique » veut dire, dans son système, qu’aucune idée ne peut se transmettre en dehors des cadres dogmatiques de la République socialiste.

Vous comprenez pourquoi il n’y a aucune contradiction dans leur esprit de socialiste républicain lorsque Vincent Peillon interdisait à l’école privée de parler du mariage gay alors que Najat Belkacem en faisait l’apologie au collège. Aucune contradiction lorsque la mairie de Paris demande au Rectorat de diligenter une enquête administrative au sein du Lycée catholique Jean Gerson « soumis au respect des devoirs et règles républicains, et faire toute la lumière sur les évènements du lundi 14 avril.» Aucune contradiction, quand cette même mairie socialiste 

«  dénonce fermement ces propos qui soumettent les élèves parisiens à une guerre idéologique d’un autre temps.  […] et demeure vigilante quant au respect du droit de chaque adolescente et adolescent d’être informé sur sa sexualité et les moyens de contraception existants, au moyen d’informations validées par les professionnels. ».

 

Puisque l’enseignement de l’avortement et de la contraception, gratuits et obligatoires, est un devoir républicain, comme le note Michel Janva sur le Salon Beige, il faut traquer ceux qui n’accomplissent pas ce devoir. En d’autres temps, si peu éloignés – et si prochains, on traquait celui qui ne prenait pas sa carte au Parti, ou qui tenait un propos désobligeant envers le gouvernement. 

Avec cette conception de la République, nous sommes clairement dans une dialectique néo-marxiste et entièrement religieuse, que la contradiction n’effraie aucunement. Le moment passé (à savoir les traditions, l’histoire de France, les valeurs chrétiennes) doit être annulé par le moment à venir : le monde poli, égalitaire, gay, bi, neutre, avorteur et joyeusement socialiste, délivré enfin du joug de la méchante Eglise catholique et de ses principes désuets. Le bonheur  à portée de bulletin de vote. 

 

Vivien Hoch

Vivien Hoch est doctorant en philosophie, directeur d'un pôle de recherche et communiquant politique.

48 réponses à l'article : Quand l’intolérant catéchisme républicain s’abat sur l’enseignement catholique

  1. eugene

    26/04/2014

    Ah les tribulations qui travaillent l’eglise! C’est trop autolytique votre republique.

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  2. tapedur

    19/04/2014

    Vous perdez votre temps, le dénommé Jaures est un idéologue, il applique cette simple loi:

    Article 1 Jaures n’a jamais tort.

    Article 2 Quand Jaures a tort, l’article 1 entre immédiatement en vigueur

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    • Jaures

      20/04/2014

      Le dénommé Jaures ne fait qu’exprimer ses opinions. Vous êtes tout à fait en droit d’en avoir de différentes. La question n’est pas d’avoir tort ou raison mais d’accepter que l’on puisse penser différemment.

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      • quinctius cincinnatus

        21/04/2014

        penser  » différemment  » ne doit pas être synonyme de penser  » faux  » ( ou … l’inverse ! ) comme … on peut chanter faux en croyant chanter juste … vous suivez mes appogiatures ?

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  3. Jaures

    19/04/2014

    « Que diriez-vous si le patient réclame de la strychnine et que la pharmacienne la lui refuse? » dit Hans.
    Comme la pilule, les médicaments sont vendus sur ordonnance. Si ce produit est prescrit, le pharmacien doit le délivrer, sinon, il change de métier.
    Si une loi vous déplait, militez pour la faire changer. Par ailleurs, un droit est un choix: rien n’oblige quiconque à avorter. Si vous admettez que pour des raisons éthique on puisse ne pas obéir aux lois, vous devez, par exemple, tolérer qu’on vous vole sous prétexte qu’on a besoin de manger. Cela se défend, éthiquement.

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    • HansImSchnoggeLoch

      21/04/2014

      La zyklon B est nouvellement délivré sans ordonnance. La pharmacienne se fera un devoir de vous l’emballer en papier doré.
      Profitez en tant que vous avez le choix, qui sait de quoi demain sera fait!

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  4. BRENUS

    18/04/2014

    C’est quoi (comme diraient les djeunes) cette histoire de « développement de l’éducation sexuelle » comme moyen de contraception?’ L’ahuri qui préconise cela s’imagine-t-il qu’une fille qui couche, sans précaution, quelque soit son âge, ne sait pas qu’elle va gagner le gros ventre? Décidément les laicards de goche sont encore plus nunuches que les anciens cathos. La capote, ça existe, c’est pas cher et ça ne fait pas mal. N’importe quel pré-ado sait cela, sans qu’il soit nécessaire d’envoyer dans les écoles les bonne soeurs de la république pour le lui apprendre. De plus ça préserve des mst. Je persiste a penser que si l’avortement – qu’il faut conserver comme moyen ultime – était un peu plus difficile a obtenir et devait être payé par le couple « bénéficiaire » , un bon nombre prendrait ses précautions avant. Car pourquoi la société devrait passer à la caisse pour les conséquences de la jouissance de certains qui ne veulent se préoccuper de rien?

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    • Jaures

      19/04/2014

      Détrompez-vous, Brenus. Savez-vous que de nombreux jeunes pensent qu’on ne peut pas tomber enceinte quand on est vierge ? Savez-vous que de nombreux cas d’avortements sont dus à des préservatifs mal mis ?
      Par ailleurs, beaucoup de couples mariés qui ne veulent plus d’enfants ne connaissent pas les méthodes permanentes de contraception. Les mineurs ne représentent que 7% des avortements. On voit que toute la population manque d’information.
      La sexualité est encore tabou en France.
      Aux Pays-Bas, l’information sexuelle généralisée a permis de diminuer le nombre d’avortement constamment depuis 10 ans alors qu’en France il reste stable.
      Enfin, cher Brenus, si vous faites payer l’avortement, les riches disposeront des meilleures cliniques et du soutien psychologique et les pauvres auront recours aux Vera Drake avec les victimes que, comme autrefois, cela causera.

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      • HansImSchnoggeLoch

        21/04/2014

        Jaures, vous prenez vraiment les jeunes et les gens pour des niais et des demeurés.
        Savez-vous que les socialistes pensent qu’on peut éradiquer la pauvreté en rendant les riches pauvres?
        Savez-vous que le squatteur de l’élysée pense pouvoir éliminer le chômage en accablant les PME avec des impôts et des régulations supplémentaires?
        Savez vous que les socialistes récompensent leurs nuls en les casant dans des jobs bidons mais bien rémunérés (Désir, Voynet, etc…)?
        Savez vous que moi-président vient de se rendre compte de son incompétence lors de sa visite chez les Michelin?
        Savez vous que, etc…?

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    • quinctius cincinnatus

      19/04/2014

      je crois que vous n’avez pas bien compris l’utilité de ces nouveaux emplois … d’abord ils sont  » assistés  » , ce qui diminue les statistiques élémentaires du chômage, ensuite ce sont des  » missionnaires  » de la Religion Nouvelle celle du Progrès et de la  » Diverssitude « 

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  5. C.B.

    18/04/2014

    Trois informations pour les élèves:
    1) la contraception orale est attentatoire à l’égalité filles-garçons: on n’entend jamais parler de « la pilule pour homme » (peut-être parce que les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas jugé bon d’en mettre sur le marché, voire n’ont guère forcé sur les recherches su ce sujet)
    2) la contraception orale est attentatoire à la préservation de l’équilibre écologique de notre planète: les résidus de « la pilule » sont rejetés, via l’élimination naturelle -car les filles sous pilule continuent d’évacuer le contenu de leur vessie- et perturbent gravement l’équilibre en particulier des poissons
    3) un enfant à naître est sujet de droit … en particulier quand il s’agit de son droit à hériter: l’enfant conçu est réputé né dès qu’il en va de son intérêt. (cf. http://www.unicaen.fr/puc/ecrire/revues/crdf/crdf5/crdf0508catherine.pdf p. 5 [84])
    Ces trois informations sont rarement diffusées. Dommage: elles ne sont pourtant pas « catho… » mais purement « laïques »

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    • Amouruniversel

      18/04/2014

      1)
      Une pilule pour les hommes et en ce moment à l’étude et devrait sortir sous peu.
      2)
      Oui c’est vrai, de même que pour tous les autres médicaments. Je suis bien d’accord avec vous : non à la pilule, non au paracétamol, non à tout !
      3)
      Un embryon est une personne potentiel, un ovocyte (oui oui pas un ovule, un ovocyte qui n’est donc pas encore fécondé et qui est bloqué par la pilule) est une cellule. C’est aussi stupide de criminaliser la pilule que la masturbation (et je serai un grand génocidaire dans ce cas)

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      • 19/04/2014

        mais quelle femme aura confiance en la pilule pour homme? il suffit d’un oubli, et c’est elle qui paie les conséquences.
        dans l’autre cas aussi, bien sûr, mais là, elle n’a qu’à s’en prendre qu’à elle-même!

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    • Jaures

      18/04/2014

      C.B, ces arguments sont fantaisistes (d’ailleurs qui les défend réellement).
      1) L’homme ne tombant pas enceint, seule la femme peut être réellement responsable de son corps: si l’homme oublie sa pilule, ce n’est pas lui qui en portera las conséquences.
      Et il existe des pilules pour hommes.
      2) L’impact écologique de la pilule est totalement négligeable (1%) par rapport aux hormones rejetés naturellement par les animaux d’élevage. Et doit-on, sur cet argument, arrêter les traitements de la femme ménopausée ?
      3) Un embryon est considéré comme héritier…à condition qu’il « naisse viable » ( loi n° 2001-1135 du 3 décembre 2001). Le droit de l’embryon n’est qu’un droit en puissance qui dépend de sa naissance.
      Et ces 3 « informations » ne sont pas laïques: la seconde a été reprise par le Vatican.

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      • quinctius cincinnatus

        21/04/2014

        pour ce qui concerne la femme ménopausée on constate davantage de cancers ( des ovaires, de l’utérus et de véritables cancers du sein ) chez les femmes  » traitées  » par les  » hormones  » …. chimiques !
        pour ce qui concerne l’environnement le lac de Côme  » produit  » des poissons … hermaphrodites alors que l’environnement d’élevage est pour ainsi dire nul, mais que la densité humaine est elle très, très élevée
        c’était ma rubrique  » épidémiologie et santé publique « 

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  6. DavidDomTom

    17/04/2014

    Une femme qui cherche à avorter est une femme en détresse.
    En détresse, parce que la peur et l’angoisse la dominent, face à l’avenir. Dois-je le garder, saurais-je m’en occuper seule, vais-je souffrir de l’arrivée de cet enfant non désiré ?…
    Face à cette situation très subjective, les sentiments et les émotions dominent, vous voulez y répondre par la loi qui est objective. Avorter c’est mettre fin à une vie. Cette vie n’est pas seulement une simple cellule, mais bien un être humain en formation. En quoi la loi devrait nous donner le droit d’y mettre fin, et sous le simple justificatif d’un désir que nous appelons droit. Toutes ces lois seront donc toujours des lois polémiques, car elles sont incohérentes et subjectives, alors que la loi doit rester objectif. Mon analyse reste circonscrite à la position ultra libérale de certains lobbys féministes qui prennent soin d’ignorer certaines valeurs.

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    • jaures

      17/04/2014

      Parce que vous avez une conception religieuse de l’être humain. En ce sens, si vous étiez une femme, je comprendrais que vous refusiez d’avorter. Vous considérez comme être comme humain dés qu’il est potentiel, en puissance. C’est là une conception religieuse qui va très loin: un ovule est aussi un être humain en puissance, de même qu’un spermatozoïde.
      Selon cette conception, il est normal de refuser avortement et contraception. Cela amène cependant à des cas de conscience religieux compliqués: que deviennent les embryons lors de fausses couches naturelles parfois à peine senties par la femme ? Sont-ce des âmes damnées car non baptisées ? Faut-il des offices religieux pour ces cas ? Et pour les cas de spermatozoïdes perdus, quelle attitude prendre ?
      On voit que ce problème est d’ordre théologique et ne concerne donc que les personnes privées et leur foi. Pour les autres, jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée il ne s’agit que d’un embryon, c’est à dire un paquet de cellules dont on peut disposer.

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      • HansImSchnoggeLoch

        18/04/2014

        Jaures, <>
        Faux, comme toujours du Jaures pur sucre, c’est uniquement à l’union des deux que commence la vie. Et cette conception n’est pas uniquement religieuse, elle est surtout biologique.

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        • Jaures

          20/04/2014

          Fort bien, Hans. Donc, si la vie ne commence pas avant fécondation, militons pour promouvoir la contraception afin d’éviter les avortements !
          Vous voyez que nous pouvons nous entendre !

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      • Pereau Anne DO

        21/04/2014

        Non je suis desolee de vous dire que la visoin de ce qu’est un foetus n’est pas religieuse mais medicale … N’importe quel scientifique un minimum honnete ne pourra pas dire que « cet amas de cellules » n’est pas humain ….. Allez vous balader sur les sites comme Au feminin.com ou doctissimo… Vous toucherez du doigt la detresse de la femme. elle n’a pas besoin d’une loi pour savoir que celle est entrain de nourrir et faire grandir est un etre humain !

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        • quinctius cincinnatus

          21/04/2014

          Merci, Madame pour avoir enfin fait entendre, aux uns et aux autres, une parole humaine

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  7. 17/04/2014

     » le pardon de Dieu est infini via la confession. » à condition de ne pas recommencer, et d’avoir un vrai repentir!
    le problème n’est pas trop l’avortement, c’est que trop de femmes utilisent ce moyen en contraception, ce qui est inadmissible.

    avez-vous remarqué que ceux qui sont pour l’avortement sont aussi ceux qui sont contre la peine de mort? on tue des innocents, et on gracie les coupables. logique…….

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    • jaures

      17/04/2014

      Non. Les autorités religieuses catholiques sont contre l’avortement et la peine de mort.
      Le problème vient de ce que vous considérez un embryon comme un être vivant, ce qui est éminemment contestable. Certains considèrent même que la masturbation est un meurtre (être vivant en devenir). Tout cela est absurde. D’ailleurs, qui demande que l’on offre un service religieux après une fausse couche de quelques jours ou quelques semaines ? Qui demande, après une fausse couche, qu’une enquête soit diligentée pour homicide ?
      Enfin, dire que les femmes utilisent l’avortement comme contraceptif est une insulte pour elles.

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      • 18/04/2014

        eh bien, il y a des lacunes dans vos infos! certaines femmes en sont à leur 4ème ou 5ème avortement.
        quant au fait d’être pour l’avortement, et contre la peine de mort, je ne parle pas des autorités religieuses, mais d’un côté de la population.

        c’est bizarre comme vous me rappelez « genefou » sur le blog d’Ivan Rioufol……………

        Répondre
        • Luc Elmlinger

          18/04/2014

          Oui, c’est un être vivant; ce n’est tout de même pas une souche ou un morceau de viande pourrie; il y a évolution donc vie.

          Je vous signale que dans un embryon , le programme génétique est en place y compris la couleur des yeux ; la vie est donc là.

          L’Eglise catholique n’est pas contre la peine de mort , mais les restrictions à cette peine sont si importants qu’en fait , la peine capitale ne serait appliquée que d’une façon exceptionnelle.

          Cordialement.

          Répondre
        • Jaures

          18/04/2014

          Allons, vous trouverez toujours tel ou tel cas extravagant mais l’immense majorité des femmes ne passe pas avec délectation sur la table d’opération, surtout quand on connait les différentes démarches à effectuer pour obtenir un avortement.
          Je n’ai rien à voir avec un « genefou ».

          Répondre
      • Luc Elmlinger

        18/04/2014

        Oui, le foetus est un être vivant puisque même la couleur des yeux est programmée;il y a des avortements six mois et à mois c’est un être viable que l’on tue;il suffIT d’aller à l’étranger.

        Répondre
      • Luc Elmlinger

        18/04/2014

        Un foetus est un être vivant puisque le programme génétique (couleur des yeux etc. ) est en place.

        Des avortement sont réalisés à mois de grossesse et à 6 mois , l’enfant est viable(Pour cela , il faut aller à l’étranger)

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        • Amouruniversel

          18/04/2014

          Je commente beaucoup mais j’ai horreur de l’imprécision.
          Un être vivant ne se contente pas d’un programme génétique, sinon nous pourrions dire qu’un cheveux est vivant.

          Un foetus est un être viable, et c’est important de faire la différence entre vivant et viable.
          viable : qui peut vivre
          vivant : qui vit

          D’ailleurs si vous parlez avec des médecins ils vous diront qu’un foetus n’est pas viable (avec la technologie actuelle) avant 24 semaines. (alors qu’un foetus est un embryon ayant plus de 8ème semaines)

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      • HansImSchnoggeLoch

        18/04/2014

        Jaures, comme toujours vous êtes du mauvais côté de la barque. Arrêtez donc de gesticuler vous allez la faire chavirer.

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      • quinctius cincinnatus

        18/04/2014

        la dernière phrase
        on voit que vous ne connaissiez pas les paradis  » socialistes  » à l’ est !

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    • HansImSchnoggeLoch

      18/04/2014

      Jaures trouvera cela logique. Ses conceptions socialistes lui dictent des réactions soi-disant progressistes en déphasage complet avec la vie réelle.

      Répondre
  8. Gilles Boucharlat

    17/04/2014

    Rappelons aussi à Jaurès que l’avortement est dépénalisé, mais n’est pas de facto un droit pour autant ; et que la contraception « médicamenteuse » chimique n’est qu’une vaste entreprise commerciale asservissant la femme à un « dopage » régulier.

    Répondre
    • jaures

      17/04/2014

      L’avortement est un droit, Gilles (article L.2212-1 du Code de la santé publique) et seule la femme concernée peut en faire la demande. Vous avez le droit de penser ce que vous voulez de la contraception mais seules les femmes qui la prennent ont le droit de décider pour elles-mêmes. Si vous pensez que l’abstinence ou les grossesses non désirées sont préférables, essayez donc de les en convaincre.

      Répondre
      • HansImSchnoggeLoch

        18/04/2014

        Se taire Jaures est un privilège que vous devriez souvent vous appliquer.
        D’avance merci!

        Répondre
      • Pereau Anne DO

        21/04/2014

        Ce n’est pas parce que c’est droit qu’il est bon pour l’homme .. Toute loi qui va à l’encontre du bien de l’homme est un droit mauvais ….. Detruire une vie meme permise par la loi ne vous absoudra pas pour autant …
        Nous ne sommes pas qu’un corps c’est d’ailleurs pour ca que tant de gens vont mal…

        Répondre
  9. Jaures

    17/04/2014

    « Puisque l’enseignement de l’avortement et de la contraception, gratuits et obligatoires, est un devoir républicain, » : cette simple phrase traduit la mauvaise foi de l’ensemble de l’article.
    La contraception et l’avortement sont des droits durement acquis par les femmes qui en ont longtemps payé cher l’absence. Mais rien n’oblige quiconque à avorter ou même à utiliser des moyens contraceptifs. Si par conviction religieuse une femme choisit de ne jamais y avoir recours, rien ne l’y oblige. Dire le contraire est un pur mensonge. Un pays libre et laïc permet à chacun d’agir selon ses convictions.
    De même, rien n’empêche le débat. Que celui-ci soit organisé de manière contradictoire, en dehors des heures de cours, sur un établissement scolaire ne me choque pas. La nature de la démocratie est d’interroger les lois et les traditions sans tabou. C’est le cas de ce que Hoch appelle « les valeurs chrétiennes ». Tout d’abord, il convient d’admettre que parmi les chrétiens, ces valeurs sont très discutées: de nombreux chrétiens ne sont pas opposés au droit à l’avortement. Une majorité est favorable à la contraception.
    En démocratie, les valeurs religieuses sont en débat comme le reste. La démocratie est le refus du dogmatisme. Vous refusez la vision d’un V.Peillon ? Votez contre lui ! D’ailleurs, si son but était de former des électeurs socialistes, on ne peut pas dire que sa méthode soit très efficace.
    Le discours de Hoch est en fait un discours de dépit. Les églises se vident, les prêtres ont plus de 70 ans de moyenne d’âge, les rites catholiques, du baptême au mariage sont délaissés. Au lieu de s’interroger sur ce déclin,certains catholiques préfèrent adopter une posture brutale qui est à mon sens contreproductive.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      17/04/2014

      les textes de loi sont cependant particulièrement clairs : aucun médecin ne peut pour des raisons  » personnels  » d’éthique, de conscience ou de religion s’opposer à la contraception et/ ou à l’avortement … ainsi une pharmacienne a été condamnée pour avoir refusé de  » vendre  » la  » pilule  » …

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      • Jaures

        17/04/2014

        Mais c’est logique, Quinctius. Le choix est celui du patient, pas du praticien. Que direz-vous si un médecin, pour des raisons éthiques, refuse de soigner un patient parce qu’il appartient à telle religion, à tel parti politique ou telle classe sociale ?
        L' »éthique » ne peut dispenser d’appliquer la loi sinon c’est l’arbitraire qui s’instaure.

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        • HansImSchnoggeLoch

          18/04/2014

          Que diriez-vous si le patient réclame de la strychnine et que la pharmacienne la lui refuse?
          Quand les lois ne sont pas éthiques il faut refuser de les appliquer, c’est logique.
          Les lois votées par les socialistes tombent très souvent dans cette catégorie.

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        • quinctius cincinnatus

          18/04/2014

          imaginons un instant que vous êtes soumis à la loi lévitique ou à l’observation stricte du Coran … ne serait ce pas aussi La Loi [ à appliquer ] pour ceux qui pensent comme vous ? l’Ethique et la Loi sont une même image … mais dans un miroir !

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      • Pereau Anne DO

        21/04/2014

        Voulez vous que je vous redonne le serment d’hypocrate que tout medecin prononce …. ?

        Et entre autre : Je ne provoquerai jamais la mort délibérément….. A mediter .

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  10. Luc Elmlinger

    16/04/2014

    L’avortement supprime une vie ,mais le Planning familial envoie des femmes à l’étranger bien après la date légale .

    Il est donc normal que dans un établissement catholique on informe les élèves; ne pas le faire c’est se rendre complice de ceux qui suppriment la vie.

    Il faut donc faire prendre conscience aux élèves de la gravité de cette pratique mortifère et leur dire que le pardon de Dieu est infini via la confession.

    Il faut leur dire aussi qu’une femme qui avorte dans la détresse ne doit pas être condamnée ,mais aidée.

    Ce que les élèves doivent retenir c’est que cet acte est un acte ultime parfois presque nécessaire ,mais en aucun cas un acte anodin;

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    • quinctius cincinnatus

      17/04/2014

      bonne réponse aux élucubrations de @ Jaurès

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      • Jaures

        17/04/2014

        Non, Quinctius. Il s’agit là d’une opinion religieuse qui mérite respect mais qu’on est en droit de ne pas partager.
        Je ne suis moi-même pas « favorable » à l’avortement dans le sens qu’il s’agit d’une expérience traumatisante. Mais la meilleure manière de lutter contre l’avortement n’est pas son interdiction qui n’est qu’une dangereuse hypocrisie, mais, comme cela a été fait aux Pays-Bas avec succès, le développement de l’éducation sexuelle et de l’information sur la contraception.
        Malheureusement, les mêmes qui condamnent l’avortement refusent bien souvent éducation sexuelle et contraception.

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        • HansImSchnoggeLoch

          18/04/2014

          Bonne réponse de Luc Elmlinger, mauvaise réponse de Jaures!

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    • Amouruniversel

      18/04/2014

      Non le but d’un lycée c’est d’enseigner et d’instruire.
      Les femmes ont le droit de savoir qu’elles peuvent avorter.
      Ainsi elles peuvent choisir EN CONNAISSANCE DE CAUSE si elles avortent ou non.

      Mais je suis bien d’accord avec vous sur un point, l’avortement est un acte très difficile et en général une étape traumatisante pour les familles.

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    • Pereau Anne DO

      21/04/2014

      Je vous suis tout sauf sur sur un acte necessaire !!! Ce n’est jamais un acte necessaire. Nous devrions pouvoir avant de la mettre devant un acte qui est contre nature, lui proposer toutes les solutions possibles qui existent : Faire adopter l’enfant par une famille … ce qui ne poserait aucun probleme vu le nombre de demande d’adoptions en France .. Ou si la femme est en danger ou menacée par sa famille son conjoint et forcée a avorter de la proteger en lui proposant un lieu d’accueil pour femmes en detresses. IL y a des tas de proposition qui existent avant d’en arriver là .. Mais encore faudrait il le proposer aux femmes dans la detresse et que les associations sache proposer autre chose que ces solutions mortiferes qui ne sont pas à l’honneur de notre pauvre humanité … Nous protgeons les animaux mais sans etat d’ame nous tuons notre descendance.. Allez comprendre !

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