Tapez le 1, tapez le 2, tapez le 3…

Posté le octobre 08, 2020, 10:21
6 mins

Pourriez-vous, s’il vous plaît, me passer Mlle Dupont?

– Mlle Dupont est en vacances, Monsieur. Rappelez-la le mois prochain.

– Elle est en vacances? Mais elle l’était déjà au mois d’août.

– Oui, mais elle avait un complément de vacances à prendre.

– Alors veuillez me passer Mlle Durand.

– Mlle Durand est en vacances, Monsieur. Rappelez-la le mois prochain

– Elle est en vacances? Mais elle l’était déjà au mois d’août.

– Oui, mais elle avait un complément de vacances à prendre.

– Alors je vous remercie de me passer votre directeur.

– Ce n’est pas possible, Monsieur. Notre directeur est en congé de paternité.

– Bien. Alors passez-moi sa secrétaire.

– Ce n’est pas possible, Monsieur. Sa secrétaire est en congé de maternité.

– Alors qui pouvez-vous me passer?

– Personne, Monsieur. S’il s’agit de la pièce dont vous nous avez déjà parlé, je pense pouvoir vous aider en vous faisant savoir que la même pièce se trouve en Allemagne et pour moins cher. Ceci entre nous …

– Encore une question, Madame. L’autre jour, j’ai vu dans vos bureaux un vieux monsieur qui tapait sans arrêt le 1, le 2, le 3. Quel est son rôle?

– C’est vrai. Voilà dix ans en effet que notre collaborateur tape le 1, le 2, le 3 et qu’inlassablement, on lui répond: Tous nos conseillers étant occupés, veuillez rappeler ultérieurement. Pour autant, il ne se décourage pas. Il tape sans arrêt. On lui donne de quoi s’alimenter et on a aménagé sa chambre où il peut taper …

Trêve de plaisanterie. La vérité est que cette modernité digitale sur clavier est un moyen utilisé pour ne rien faire. Le disque tient lieu de réponse. Tapez, tapez, tapez et bonne journée!

On en fait ainsi le moins possible et, malgré cela, les syndicats en France trouvent qu’on en fait encore trop. Ils veulent que l’on passe des 35 heures à 25 et, pourquoi pas à zéro, puisque, selon eux, le travail est un sous-produit du «grand capital» pour mieux exploiter les classes défavorisées.

En Allemagne, on travaille 42 heures avec une retraite à 67 ans. Les syndicats français étudient le travail à zéro et la retraite à 20 ans.

Avec une telle mentalité, ne nous étonnons pas des résultats. Le déficit commercial est considérable, la dette gigantesque (elle est en réalité de 6 000 milliards d’euros). Celle de la sécurité sociale, qui concerne tout le monde, est de 286,7 milliards d’euros. Néanmoins, même avec une mutuelle, on est remboursé à peine à 20% de ce que l’on a versé au praticien. On me dit que pour les soins dentaires, c’est pire encore.

Il va sans dire que le gaspillage est aussi énorme et varié. C’est ainsi que l’on découvre que le département de la Réunion a ouvert une ambassade à Paris. Comme si la Réunion état un pays indépendant. Et pourquoi pas demain Mayotte, ce département où fonctionne jour et nuit la plus grande maternité du monde ? Là naissent des petits enfants qui, à leur tour, donneront la nationalité française à papa, maman, aux grands-parents, bref à toute la famille, frères et sœurs et pourquoi pas les copains ! La carte Vitale a devant elle un bel avenir et, en plus, pour tout le monde le droit de vote (à gauche).

En somme, la France est un pays régi par deux lois fondamentales, la constitution et la loi du moindre effort. Dans ce bazar général, la pandémie covid joue son rôle. Le seul chômage partiel a déjà coûté à l’État 20 milliards d’euros et il n’est pas près d’être supprimé.

L’état du pays est devenu tel qu’on est droit de se demander s’il sera possible de l’améliorer. Comment allez-vous contrôler les migrations de peuplement que nous subissons ? En 2018 il a été accueilli 165 000 demandeurs d’asile et il a été délivré 255 000 titres de séjour. Chaque année, ces chiffres sont en augmentation. Comment allons-nous renvoyer chez eux ces millions de migrants dont beaucoup sont musulmans, ces musulmans « radicalisés » qui ont déjà assassiné dans la France qui les accueille et les comble d’allocations 266 Français et blessé 1 000 autres ?

Comment allons-nous rétablir la sécurité, réduire la délinquance, rembourser la dette? Comment allons-nous pouvoir dire: Je vis et travaille dans un pays paisible, sûr, bien administré, où l’impôt est raisonnable?

Ce qui est à craindre, c’est que le mal ayant atteint un tel degré, il soit désormais incurable.

En attendant, et pour être concret, je recommande notamment aux lecteurs les plus âgés des «4 Vérités» de ne pas sortir à la nuit tombée.

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