Un général pour gouverner la France?

Un général pour gouverner la France?

Devant le spectacle que donne la France en décadence évidente, livrée à une ultra-violence endémique comme l’expose la presse chaque jour, de plus en plus de Français pensent et disent: «Il faut à la tête de notre pays un homme fort qui le remette sur le droit chemin.»

Et de citer le général Pierre de Villiers qui fut chef d’état-major des armées et chef du cabinet militaire de François Fillon. Le général Pierre de Villiers est le frère de l’homme politique Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon. C’est un Vendéen.

Pour qu’un général ait, en France, le pouvoir, deux voies s’ouvrent à lui.

Celle du coup d’État et la voie légale.

La voie légale, c’est le général se présentant aux élections législatives, étant élu et désigné par ses pairs comme candidat aux présidentielles et, enfin élu président, s’installant à l’Élysée.

Je serais surpris que le général de Villiers se lance dans un tel projet politicien et incertain, dont le résultat assuré serait de lui faire perdre son prestige en se mêlant à un cafouillage dont on voit chaque jour les effets pervers et parfois ridicules.

Il lui faudrait, pour commencer, être l’homme d’un parti ou de plusieurs formations politiciennes.

Le coup d’État pur et simple, dont l’histoire donne tant d’exemples, est facile à décrire. L’Amérique latine nous en offre un catalogue souvent renouvelé. Ces jours-ci, c’est la Birmanie, pays de la douceur bouddhiste, où l’armée tire sur la foule.

S’agissant de la France, jusqu’ici épargnée, on imagine sans peine le déroulement d’une telle aventure.

L’armée, en même temps que l’Élysée, occuperait le parlement, assemblée et sénat, les points vitaux et sensibles du pays, le nucléaire, les grands diffuseurs de presse écrite, parlée et télévisée. Et après ? Brève mais intéressante question!

Après, comment l’armée maitriserait-elle l’immigration? Ce problème qui met en cause l’existence même de la France? Un général à l’Élysée et que feraient les millions d’immigrés arabes, noirs, chinois, sud-américains, sans parler des Albanais et des Tchétchènes?

La fiscalité, elle aussi, serait toujours là, général ou pas, alors qu’il faudrait la diminuer de 50%, tout en continuant à payer les millions de fonctionnaires d’une fonction publique écrasante. Dans cette réforme espérée de la fiscalité, la priorité dans l’esprit des Français, c’est la suppression des droits de succession, jugés comme un véritable vol par l’État d’un patrimoine constitué généralement après une vie d’épargne et de labeur. Je n’ai pas vu d’étude sérieuse sur le sujet. On déplore et on laisse courir. À l’État, le soin de tracasser sans cesse ses citoyens, alors que la sécurité est son premier devoir.

Augmentons les effectifs des forces de l’ordre, construisons des «centres d’hébergement» avec un personnel adapté, tout cela étant payé par la dette qui déjà est énorme – et fait penser à cette très juste réflexion du général De Gaulle: «Un pays surendetté n’est plus indépendant.»

Le tableau actuel me paraît donc tellement mauvais que j’imagine mal un coup d’État pouvant apporter une solution à ces problèmes. Déplorer l’immigration est une chose, mais la régler en est une autre. Ce que l’on entrevoit plus facilement, c’est la stagnation: les analyses d’un côté, la réalité de l’autre et, finalement, la lente évolution vers une sorte de Liban. La France est, de façon évidente, en voie de devenir le Liban de l’Occident, avec son insécurité, des troubles permanents, des divisions religieuses et des ingérences venant de toute part.

J’ajoute qu’un régime autoritaire susciterait aussitôt l’hostilité de l’Union européenne et des États-Unis. Voilà malheureusement les perspectives qui s’offrent à la France compte tenu de l’état que lui ont fabriqué les politiciens depuis des décennies.

La France est devenue un pays fragile et vulnérable qui a donné à un lecteur des «4 Vérités» l’occasion de me rappeler cette évidence du Professeur Burckhardt, rédigée en 1905: «En histoire, la fin est toujours précédée par une décadence interne, par un déclin de la manière de vivre.

Un choc extérieur est alors suffisant pour mettre fin à tout …»

Je rappelle que Jacob Burckhardt est un écrivain suisse d’expression allemande, professeur à l’université de Bâle et auteur notamment des «Considérations sur l’histoire universelle» (1905).

Il n’en demeure pas moins que les hommes politiques de haut niveau vivent dans la crainte de ce que je viens d’évoquer, Emmanuel Macron le premier qui, à peine élu, a rappelé au général de Villiers que le chef des armées, c’était lui, le civil élu président. Cela a fait dire à un ami du général de Villiers: «Qu’un homme qui n’a pas fait son service militaire (Macron) explique à un homme qui a risqué sa vie au Kosovo et en Afghanistan ce qu’est la conception du devoir dépasse les bornes. »

Le président élu n’ignore pas que son bilan plutôt mince pousse bien des esprits à chercher mieux.

La «menace» d’une amélioration de notre gouvernance devient d’actualité chaque jour davantage. La «menace» en question concerne ceux qui vivent de cette situation et qui en vivent très bien.

Le mal est fait et le remède n’a pas été trouvé. On attend.

Ce sujet fait penser au général Boulange (1837-1891) qui, contrairement à ce qu’on croit, n’a pas tenté de coup d’État.

Dans une période difficile, il était populaire et nombreux étaient ceux qui souhaitaient le voir au pouvoir.

Il ne l’a jamais été et a disparu en exil de façon pitoyable.

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(15) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    une loi en politique :

    lorsque le balancier est allé trop loin d’ un côté il revient BRUTALEMENT du côté opposé

    11/04/2021 à 14 h 12 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Richelieu a persécuté ceux qui sont allé faire la richesse d’ autres pays ( Suède, Angleterre, Hollande etc … ) et qui ont intensément contribué à l’ essor de la … Prusse et donc de l’ Allemagne

    Louis XIV a laissé une France en ruines ( je ne me souviens plus du nombre exact de faillites des budgets publics sous son règne : il me semble qu’ elles sont au nombre de 14 )

    il ne faut pas laisser le monopole de l’ Histoire aux ignorants ( E.N. comprise )

    10/04/2021 à 14 h 20 min
    • ELEVENTH Répondre

      Il est effectivement dommage que bien des protestants de haut niveau aient quitté la France, allant enrichir nos futurs ennemis, préférant leur religion au Royaume de leurs ancêtre, en bons fanatiques que beaucoup étaient.
      Mais Richelieu n’a pas plus « persécuté » les protestants que ces derniers les catholiques dans les fiefs qu’ils détenaient. Les ravages huguenots n’étaient pas tendres du tout et vous devez le savoir ou vous êtes un hypocrite (mais ça ne m’étonnerait pas).
      A tout prendre il a mieux valu les soumettre – ou les laisser partir – que de les voir préparer un nouveau retour de l’Angleterre via La Rochelle par exemple, alors que la France devait déjà se battre en plus aux frontières contre les Espagnols. Des traitres en puissance, à mettre à genoux.
      L’ abruti chef des protestants de la Rochelle a préféré faire crever de faim sa population que de livrer la ville et le port – bloqué par les défenses érigées par Richelieu, un très grand ministre du pays, ne vous en déplaise.
      Il n’y a pas besoin de l’ E.N. si chère à votre coeur pour apprendre l’histoire, d’autant que la dite E.N. et ses affidés actuels ne vaut plus tripette.
      Avant de donner des leçons, renseignez vous, ailleurs que sur Wikipé… L’ E.N. actuelle, composée en grande majorité de gauchiste détruit la culture et l’histoire de notre pays. Je vois les thèmes enseigné aux élèves en primaire, (ne serait ce qu’avec mes petits enfants) avec des méthodes qui nous ravalent plus bas dans les classements que bien des pays du tiers monde. C’est de la m….e. (Ceci pour satisfaire votre goût prononcé pour la scato…)

      10/04/2021 à 16 h 49 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        magnifiques exemples de renversement de preuve … du sophisme de bas étage !

        tenez pour votre information mes ancêtres maternels étaient des  » culs blancs  » ces bandes catholiques qui faisaient la chasse aux … camisards !

        12/04/2021 à 8 h 51 min
  • Gindre Répondre

    Pierre de Villiers n’est pas l’homme de la situation.
    Il en est bien d’autres.

    08/04/2021 à 12 h 49 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      des noms ! des noms ! … et nous serons sauvés !

      11/04/2021 à 18 h 13 min
  • ELEVENTH Répondre

    Après ce constat enthousiasmant sur l’état de notre pays, merci de nous indiquer où nous pourrions trouver un exemplaire d’occasion d’un bouquin aujourd’hui disparu mais qui nous serait fort utile.
    L’ouvrage était intitulé : SUICIDE MODE D EMPLOI et aurait proposé de nombreux choix à douleur variable.
    J’ écarte d’emblé le SEPUKU : ça doit piquer très fort..

    Pour ce qui est du problème de l’immigration, nous pourrions déjà commencer par la réduire à zéro, annuler le regroupement familial et bloquer toute entrée dans le territoire (métropolitain ou ilien ). Ensuite virer tous les étrangers non désirés avec un chantage sans nuance envers les pays d’origine sommés de récupérer leurs déchets, qui ne tarderaient pas à se coucher, ayant beaucoup à perdre; mais là il faudrait oublier la « diplomatie » auto-flagellante. Troisième phase la dénaturalisation des bi ou tri nationaux délinquants avec même service que pour les étrangers. Naturellement annulation totale du droit du sol, avec effet RETROACTIF même si cela peut paraître anti tout ce qu’ils veulent : on s’en fout.
    Des cojones avant tout !
    Appelez cela du fachisme, dites que cela sent la m…e, parlez des sombres années : c’est kif kif, mon bouricot.
    Quand un peuple est menacé de disparition il n’a pas à prendre en compte les opinions des putes immigrationistes ni celles des vierges effarouchées ( mais néanmoins adeptes de la poutre de Bamako)

    07/04/2021 à 16 h 18 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    personne, je dis bien personne ,ne semble se pencher sur LE fléau français : sa Haute, moyenne et basse Administration !

    07/04/2021 à 16 h 16 min
    • Gérard Pierre Répondre

      Alain Peyrefitte avait bien essayé … (Le Mal Français) … mais cela ne semble pas avoir traumatisé une population majoritairement consommatrice, … dont le slogan aurait pu être : … RAF ! … (Rien à foutre!)

      … et aujourd’hui, on passe à la caisse sans que ces mêmes  »majoritaires » réalisent que c’est dans leur porte monnaie que l’État met la main !

      07/04/2021 à 19 h 15 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Général te voilà !

    z’ en avez pas marre des généraux ?

    06/04/2021 à 18 h 27 min
    • Gérard Pierre Répondre

      Lorsqu’il ne semble plus rester que cela, … pourquoi ne pas essayer !

      07/04/2021 à 19 h 04 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        qu’ attendez vous d’ un général ? qu’ il redresse les finances , l’ éducation, l’ économie etc … ? qu’ il mette au pas ( sic ) une Administration  » dévoyée  » de ce pour quoi elle a été créée ? en a t il seulement les compétences ?

        08/04/2021 à 9 h 23 min
        • ELEVENTH Répondre

          On ne demande pas au chef de l’ Etat, pas plus qu’à un Roi d’ailleurs d’être omni-compétent.
          Il existe des ministres pour cela et le tout est de les choisir excellents, pugnace et sans tendresse et de les appuyer sans réserve.
          Comment croit on que la France ait retrouvé sa place et affirmé sa puissance sous le règne de Louis III (13)?
          Un Richelieu sans faiblesse a réglé le problème. Même celui des complotistes avec l’étranger, en dépit des sentiments du Roi envers certains : voyez le sort réservé à Saint Mars . Et la soumission des protestants véritable état dans l’état qui se targait d’entreten ir des places fortes dans le royaume et pratiquait une intransigeance à coté de laquelle les cathos pouvaient paraitre des naifs.
          Une main de fer, même sans gant de velours et le peuple suivra écoeuré qu’il est de l’avachissement et des trahisons actuelles.
          Louis XIV (14 pour les nuls) a confié son « pré carré » à Vauban et alors la France était crainte et respectée. Turenne a renversé bien des situations qui semblaient désespérées, mais lui s’exposait et est décédé au combat. Rien a voir avec les généraux modernes salonards.

          08/04/2021 à 15 h 01 min
        • Gérard Pierre Répondre

          Ceux pour lesquels les français ont voté depuis un demi siècle les avaient-ils, … ces présumées compétences ?

          Si oui, félicitons les pour leur discrétion ! … ils ont vraiment tout fait pour qu’on ne le remarque pas !

          08/04/2021 à 16 h 42 min
          • quinctius cincinnatus

             » je me fou du passé  » ce qui m’ importe c’ est le présent et SON … avenir

            voici comment cela se passe dans un ministère :

            le nouveau ministre débarque avec à ses côtés un chef de cabinet ( énarque ) qu’ il n’ a pas lui même choisi et qui est juste là pour le surveiller et le guider dans les bonnes voies ! il [ le ministre ] convoque aussitôt l’ équipe en charge de l’ administration de son ministère et lui présente les réformes que LUI estime être indispensables

            aussitôt le chef de cabinet lui transmet le dossier préalablement établi par l’ équipe de hauts fonctionnaires du ministère déjà en place depuis longtemps lequel dossier comporte les réformes que EUX les  » bureaucrates  » estiment  » souhaitables  »

            il est évident qu’ aucune de ces réformes ne réforme ou même ne modifie en quoi que ce soit le fonctionnement du ministère ou ses priorités : on ne scie pas la branche sur laquelle on est confortablement assis n’ est ce pas !

            10/04/2021 à 15 h 10 min

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